02/06/2026
🔴STOP AUX DIFFAMATION CONTRE LES ARBITRES ❌
LETTRE AU PRÉSIDENT DE LA LINAFOOT
CONCERNE : Indignation et protestation contre les accusations calomnieuses du TP Mazembe et atteinte à l'honneur des arbitres d'élite
Monsieur le Président,
C'est avec une profonde indignation et un sentiment de révolte que le Comité Exécutif de l'UNAFCO a pris connaissance de la lettre officielle du TP Mazembe N° Réf. 33/MKC/TPM/26, datée du 1er Juin 2026, publiée dans nos forums des arbitres, portant sur la récusation infondée de quinze arbitres d'élite de notre championnat.
Un club du standing et de la trempe du TP Mazembe, qui se veut un club majeur et une vitrine de référence pour le football congolais, ne peut pas se permettre de jeter en pâture des arbitres d'élite expérimentés sur la place publique sans brandir la moindre preuve matérielle.
Les accusations de prétendue d'arbitres "acquis à un club concurrent" que Mazembe n'a même pas le courage de nommer dans son courrier, sont d'une gravité extrême.
TP Mazembe s'offusque de soi-disant 7 penalties accordés à ce concurrent invisible. Faut-il rappeler aux dirigeants de ce club que le penalty est un fait de jeu totalement encadré et permis par les 17 lois du football ? Prétendre qu'une équipe ne peut pas bénéficier de penalties jugés valables au respect de lois du jeu sous prétexte que les réseaux sociaux s'agitent, c'est ignorer superbement les exigences de l'arbitrage de haut niveau. Le football d'élite exige de nos officiels d'être courageux, intègres, et de prendre des décisions valables et claires à n'importe quel moment du match, en dépit des pressions dans n'importe quel terrain.
Cette démarche du TP Mazembe n'est rien d'autre qu'une tentative flagrante d'intimidation psychologique. C'est d'autant plus révoltant que ces hommes et ces femmes au sifflet font preuve d'un patriotisme et d'un abnégation exemplaires ; jusqu'à ce jour, les arbitres ne sont pas payés, n'ayant pas touché le moindre franc depuis le début du championnat, malgré des primes dérisoires fixées à 50 $ par match.
L'UNAFCO reste convaincue que la haute direction du TP Mazembe a été mal informée et induite en erreur par des officines obscures dans le but délibéré de saper la valeur et la crédibilité des arbitres d'élite de la République Démocratique du Congo. Nulle part au monde, un club professionnel ne peut récuser nominativement quinze arbitres internationaux et fédéraux sur la base de simples rumeurs de "listes fuitées" ou de "conversations téléphoniques" supposées, sans apporter des éléments tangibles.
L'UNAFCO constate avec regret que la démarche du TP Mazembe n'est plus un cas isolé, mais s'inscrit désormais dans une pratique récurrente et pernicieuse qui gangrène les play-offs. Pas plus t**d qu'à la mi-mai, l'AS Vita Club a officiellement récusé le Botendra Nzola, J.P Kabangu et Guylain Ngila. À peine cinq jours après, le FC Les Aigles du Congo emboîtait le pas en récusant à son tour le trio arbitral désigné pour son match.
Cette avalanche de récusations systématiques, basées sur des fausses accusations et des procès d'intention sans l'ombre d'une preuve, est devenue la stratégie officielle des clubs pour masquer leurs insuffisances techniques. Cela crée une pression psychologique intolérable et permanente sur les arbitres d'élite, mis en joue avant même le coup d'envoi des rencontres.
Face à ce harcèlement moral institutionnalisé, l'UNAFCO tape du poing sur la table. Si cette campagne de diabolisation et d'intimidation ne cesse pas immédiatement, l'UNAFCO se déclare prête à décréter un boycott général et illimité du championnat par tous les arbitres congolais.
Par conséquent :
1. L'UNAFCO se réserve le droit le plus strict de traduire le TP Mazembe en justice pour accusations mensongères, diffamation et atteinte grave à l'honneur ainsi qu'à la dignité des arbitres cités dans son courrier, si le club ne présente pas les preuves de ces graves accusations.
2. L'UNAFCO appelle solennellement la LINAFOOT à convoquer en urgence les dirigeants du TP Mazembe afin qu'ils présentent des preuves matérielles et irréfutables devant le Comité directeur de l'UNAFCO ainsi que devant l'instance disciplinaire de la LINAFOOT, tout en précisant le nom du club qui, selon eux, contrôlerait les 15 arbitres cités.
Nous n'accepterons plus que le corps arbitral serve de bouc émissaire pour justifier les frustrations sportives des uns et des autres. Le sifflet congolais exige le respect qu'il mérite.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de nos sentiments sportifs les plus distingués.
Pour l'UNAFCO