02/08/2026
Très bon article de Patrick Campeau sur le pourboire.
Quel pourboire faut-il laisser en 2026?
MISE À JOUR Samedi, 7 février 2026 00:00
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Le principe de laisser une somme d’argent en échange d’un service rendu a récemment fait couler beaucoup d’encre, surtout dans les restaurants.
En contrepartie, qu’en est-il de ce qui touche aux guides et aux employés qui vous donnent un coup de pouce pour vous assurer du bon déroulement de vos activités de prélèvement préférées? À la base, un pourboire devrait refléter notre degré de satisfaction, en fonction de nos moyens. Il s’agit d’une marque d’appréciation. J’ai demandé à quelques intervenants du domaine de la pêche ce qu’ils en pensaient.
Appréciation
«Le pourboire demeure un geste volontaire, qui est toujours apprécié lorsqu’il est offert en reconnaissance d’un service qui a fait une différence dans l’expérience du client. En pourvoirie, les équipes, les guides et les membres du personnel d’entretien ou de cuisine jouent un rôle clé dans le bon déroulement du séjour. On ne s’attend pas à ce qu’un visiteur laisse automatiquement un pourboire à tout le monde, mais plutôt qu’il le fasse en fonction de son niveau de satisfaction. Prenons l’exemple d’un guide qui va bien au-delà de son rôle: il partage ses connaissances, donne des conseils personnalisés, aide avec l’équipement et en prête au besoin aux clients, ramène les prises et participe à l’éviscération. Bref, il contribue activement à la réussite et au plaisir de l’activité. Dans un tel contexte, un pourboire devient une façon concrète de souligner cet engagement et ce professionnalisme. Il en va de même pour le personnel d’entretien ou de service. Au final, le pourboire devrait rester ce qu’il est à la base; une marque d’appréciation, offerte librement. Il n’y a pas de montant universel ni de règle stricte et il n’y a jamais de «petit» pourboire lorsqu’il est donné avec sincérité. Si quelqu’un a fait une différence dans votre séjour, pourquoi ne pas faire une différence dans sa journée?» répond avec sagesse et empathie Josiane Lavallée de la Fédération des pourvoiries du Québec.
Des suggestions
En consultant le site internet de la pourvoirie réputée Mabec, sous l’onglet «À savoir», on peut y lire que: «La majorité des pêcheurs se demandent quel montant laisser comme pourboire, avant leur départ, au chef cuisinier et à la serveuse ainsi qu’au guide. Voici ce que nous suggérons, par client». En gros, le sympathique propriétaire, Louis Laurin, indique, à titre indicatif, de donner 60$ par jour au guide, 20$ par jour au chef cuisinier et 20$ par jour à la serveuse, mais le tout est laissé à votre entière discrétion, selon l’appréciation de votre séjour.
Des attentes
Pour Johan Heiser, qui a été guide deux étés à la pourvoirie Broadback, un montant de 60$ par jour est apprécié pour l’ensemble des services offerts.Il estime qu’un pourboire de 25$ par jour pour le cuisinier et pour la serveuse est également une belle marque d’appréciation.
Yvan Charrois de Get it Wet possède une flotte de 10 bateaux à New Castle, en Ontario. En ce qui concerne le pourboire pour les guides, si vous aimez le service, Yvan suggère de donner le même montant qu’au restaurant, soit 10% à 25% de la valeur du voyage, ce qui équivaut à une somme de 100$ à 250$ pour le groupe, par jour.
Yvan Rousseau de Rousseau Fishing Team gère trois bateaux de 25 à 36 pieds sur le lac Ontario. La plupart des guides et des capitaines reçoivent de 100$ à 300$ en moyenne par groupe de six à huit pêcheurs.
Michel Gramigna est guide sur les plans d’eau du grand Montréal pour l’achigan, le doré et le brochet. Pour une sortie pour deux personnes d’une durée de 6h, il facture 600$ avec la garantie assurée de prendre du poisson. Il n’est pas rare qu’il reçoive entre 40$ et 60$ par excursion.