09/08/2026
J’ai vu passer cet article de TVA Nouvelles la semaine passée : « Un verre d’alcool par jour suffit à augmenter le risque de cancer. »
En 2011, Santé Canada parlait encore d’une consommation « à faible risque » allant jusqu’à 10 verres standards par semaine pour les femmes et 15 pour les hommes. Ayoye 😅
En 2023, gros changement... On est passé à une approche par échelle de risques : 1 à 2 verres par semaine = faible risque, 3 à 6 = risque modéré et 7+ = risque de plus en plus élevé. Le message était devenu pas mal plus simple : moins tu bois, mieux c’est pour ta santé.
Et là, en 2026, on voit encore sortir des données qui renforcent le lien entre l’alcool et plusieurs cancers. L’article de TVA rapporte notamment qu’un seul verre standard par jour est déjà associé à une augmentation du risque de cancer.
À quel point les recommandations ont changé 😯
Non, ça veut pas dire que tu vas avoir le cancer si tu prends un verre ce soir... Ça veut simplement dire que le risque n’est pas zéro et qu’il augmente, même avec une faible consommation.
On s'entend, on a grandi dans une société où l’alcool est associé au plaisir depuis toujours. Vacances, terrasses, hockey, soupers, partys, mariages, Noël… « Qui amène quoi à boire? », « Prends donc un verre! »
C’est complètement normalisé (même que tu TE SENS MAL quand tu décides de ne pas en prendre👎).
Et faut aussi reconnaître que le marketing autour de l’alcool a énormément contribué à cette perception. Publicités, promotions, événements, commandites, SAQ… pendant des décennies, on nous a présenté l’alcool comme quelque chose de festif, social et pratiquement incontournable dans certaines situations.
« La SAQ a octroyé 6,3 millions de dollars à une agence afin qu'elle mandate des influenceurs pour promouvoir l'alcool sur leurs réseaux sociaux. » 👉 Article du 29 juin 2026 sur Cogeco Média, c'est capoté quand tu y penses...
Et chaque fois que je vois une publicité sur l'alcool, je vois des personnes ayant l'air d'avoir BEAUCOUP de fun...
Au moins, notre compréhension scientifique du risque continue d’évoluer.
Honnêtement, je trouve qu’on a encore une relation assez particulière avec l’alcool. On sait qu’il peut affecter le sommeil, le foie, la récupération, le système nerveux, ajouter facilement beaucoup de calories et augmenter certains risques de maladie… mais socialement, prendre quelques verres demeure complètement banal.
By the way, je veux informer, pas créer de l’anxiété.
Je pense simplement qu’on devrait connaître les risques pour ensuite être capables de faire nos propres choix. P*s dans le cas de l’alcool, le message des données actuelles devient de plus en plus difficile à ignorer : moins, c’est mieux...
Et svp, viens surtout pas me dire : « Ouais mais moé mon grand-père a bu p*s fumé toute sa vie p*s yé mort à 93 ans! » 🧓
Tant mieux pour ton grand-père... mais un cas individuel n'annule pas un risque observé dans une population.
Ça veut simplement dire qu'il a été plus chanceux que d'autres.
Je suis curieux de savoir : est-ce que tout ce qu’on apprend depuis quelques années sur l’alcool a changé ta consommation? Ou pas tant?
— Samuel