08/06/2026
Pour faire une histoire bien courte, ma voisine m’a demandé pendant plus de 6 mois de venir avec elle au gym. Et pendant 6 mois, j’ai refusé. Pas parce que ça ne me tentait pas, mais parce que je savais que si j’y mettais les pieds, j’allais m’investir à fond... et pour longtemps, mais que là, ce n’était pas le bon moment.
Puis, en juin 2023, le reflet que le miroir m’a renvoyé a mis un terme à tous mes refus. J’ai testé LE cours gratuit. J’ai eu mal comme jamais. J’ai sué ma vie. J’ai remis tous mes choix en question entre deux burpees... mouvement dont j’ignorais totalement l’existence avant ce jour. Sérieux, c’est de loin la pire invention de l’histoire cette affaire-là. Bref, je m’écarte du sujet qui nous importe aujourd’hui : la constance !
Alors, depuis, je suis au gym ou dans les gyms, rarement bien équipés, des hôtels du Québec de 4 à 6 fois par semaine. Et ce, depuis maintenant presque 3 ans. Même moi, en écrivant ces lignes, je me surprends. Parce que soyons honnêtes : si quelqu’un m’avait dit en juin 2023 que j’allais volontairement faire des burpees plusieurs fois par semaine, compter mes protéines et planifier certains déplacements en fonction d’un gym d’hôtel, je lui aurais probablement ri dans la face. Pourtant, me voilà.
Alors, la vraie question n’est pas comment j’ai commencé. La vraie question est : comment j’ai réussi à rester ? Avec le recul, je peux presque retracer ma constance en suivant la trace des défis que je me suis lancés. Parce qu’au cours des trois dernières années, cette constance s’est construite à coups de défis ( que je vais vous énumérer sous peu) , d’orgueil personnel et d’une raison essentielle que je vous partagerai un peu plus loin. Les défis commencent ainsi …
Défi #1 : la perte de poids
Souvent la porte d’entrée dans un gym ! Sérieux, c’était toute une aventure dans le monde du brocoli, du concombre et de l’illusion de trouver ça si délicieux ! Je me suis donc lancée à fond dans un « plan alimentaire » et dans un entrainement constant et intense. 30 livres en moins, je me suis retrouvée à la recherche d’un deuxième défi pour maintenir cet horaire.
Défi #2 : le Hyrox
Cette folie des réseaux sociaux !
Je me suis alors mise à vouloir apprendre les techniques, comprendre les stations et me remettre à a course. Quelques mois plus t**d, ma voisine et moi avons tenté un demi-Hyrox en double. Je suis complètement tombée en amour avec le concept. Et c’est là que je me suis lancé un troisième défi.
Défi #3 : faire un Hyrox complet en équipe
À ce défi s’en est rapidement ajouté un quatrième...
Défi #4 : Marilou
Une des plus jeunes membres du gym m’a proposé de faire équipe avec elle. L’orgueil de la quarantaine a « kické in », croyez-moi ! Voilà comment est née ma nouvelle raison d’être «turbo» constante ! Alors, quelques mois plus t**d, Marilou et moi avons réalisé le défi. Le plus intense de ma vie. Mais queeee j’étais reconnaissante de toutes ces heures d’entrainement accumulées !!!
C’est probablement à ce moment-là que j’ai compris quelque chose. Au départ, je pensais m’entrainer pour perdre du poids. Ensuite, je pensais m’entrainer pour réussir des défis. Mais rendue là, je réalisais que je m’entrainais surtout parce que j’étais devenue une personne qui s’entraine. La constance n’était plus un effort. Elle faisait partie de ma routine, de mon équilibre et, un peu à ma surprise, de mon identité aussi. Parce qu’on ne participe pas à des Hyrox pour le plaisir de souffrir... enfin, j’espère !
Je pense que vous commencez à comprendre mon «pattern». Je carbure aux défis personnels, à l’orgueil et probablement un peu à la peur d’avoir horriblement mal si j’arrêtais et recommençais à m’entrainer ! Mais au-delà des défis, j’ai découvert quelque chose que je ne cherchais même pas au départ. Cette constance m’aide énormément à gérer mon anxiété. Elle me fait du bien physiquement, évidemment, mais surtout mentalement.
Et même si j’ai parfois de la difficulté à me le dire, je suis fière de moi. Mais... il y a toujours un « mais » ! Je ne peux pas être transparente comme ça sans vous dire que ce n’est pas toujours facile. Mon poids oscille encore et ça me fait souvent capoter, même si je sais très bien que c’est normal. Je me demande parfois si je vais devoir manger du brocoli jusqu’à la fin de mes jours. J’ai mal au corps la plupart du temps. J’ai des ampoules dans les mains.
Finalement, je vous ai partagé mes défis, mais il y a aussi une raison bien claire qui explique ma constance, soit la plus grande raison de ma visite au gym jour après jour :
« Mes voisins dans l’auto et la gang de 6h ! »
Ils devraient tous pouvoir écrire un texte ici parce que, si j’y suis presque tous les jours, c’est aussi parce qu’eux y sont. Et c’est probablement ça que je préfère de cette aventure. On pense souvent que l’entrainement est un sport individuel, mais après presque trois ans, je peux vous confirmer qu’on est rarement seul à porter notre constance. Il y a toujours quelqu’un qui nous attend, qui nous encourage, qui nous motive ou qui nous fait simplement rire entre deux séries.
Alors, à vos défis, vos raisons et vos amis de gym !
Geneviève