08/13/2026
𝗘̂𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿, 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗯𝗲𝘀𝗼𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿
𝗖𝗲𝗿𝘁𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗹𝗶𝗿𝗼𝗻𝘁 𝗰𝗲 𝘁𝗲𝘅𝘁𝗲 𝗲𝘁 𝘀𝗲𝗿𝗼𝗻𝘁 𝗽𝗲𝘂𝘁-𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲́𝗰̧𝘂𝘀… 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗺𝗮 𝘃𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻.
J’écris ces quelques lignes à la suite d’une situation que je trouve profondément déplacée. Je ne nommerai personne, car le but n’est pas d’attaquer des individus, mais simplement de partager une réflexion sur les arts martiaux et sur ce qu’ils devraient, selon moi, représenter.
Voir deux écoles d’arts martiaux s’affronter publiquement sur Facebook à coups de « je suis meilleur que toi parce que… », puis voir des proches surenchérir dans le même esprit, me laisse franchement perplexe quant à l’avenir et surtout à la direction que peuvent prendre les arts martiaux.
𝗟𝗲𝘀 𝗮𝗿𝘁𝘀 𝗺𝗮𝗿𝘁𝗶𝗮𝘂𝘅 𝗻𝗲 𝗱𝗲𝘃𝗿𝗮𝗶𝗲𝗻𝘁-𝗶𝗹𝘀 𝗽𝗮𝘀 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮𝗽𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗲𝘅𝗮𝗰𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗮𝗶𝗿𝗲?
Le respect, l’humilité, la maîtrise de soi et la capacité de reconnaître la valeur de l’autre devraient être au cœur de notre pratique. Lorsque l’ego devient plus fort que l’art, que reste-t-il réellement à transmettre?
Et lorsque nous enseignons aux enfants, le message devient encore plus important. Ils n’apprennent pas seulement des techniques. Ils observent nos comportements, nos paroles et nos attitudes. Ils apprennent ce que nous considérons comme une réussite.
Leur montrer, même indirectement, qu’il faut constamment prouver que l’on est meilleur que les autres me semble bien loin de la véritable richesse que les arts martiaux peuvent leur apporter.
𝗖𝗮𝗿 𝗴𝗮𝗴𝗻𝗲𝗿 𝘂𝗻 𝗰𝗼𝗺𝗯𝗮𝘁 𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗵𝗼𝘀𝗲. 𝗔𝗽𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗮̀ 𝘀𝗲 𝗺𝗮𝗶̂𝘁𝗿𝗶𝘀𝗲𝗿 𝗲𝗻 𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲.
Malheureusement, j’ai parfois l’impression que, pour certaines écoles, l’aspect commercial prend de plus en plus de place au détriment de l’essence même de la pratique. À force de vouloir attirer, vendre, se comparer, se promouvoir et démontrer que l’on est « meilleur », on risque de transformer les arts martiaux en simple produit de consommation… un peu comme un 𝗠𝗰𝗗𝗼𝗷𝗼.
Pourtant, les arts martiaux devraient nous apprendre à devenir meilleurs qu’hier, et non à être meilleurs que quelqu’un d’autre.
𝗟𝗲 𝘃𝗲́𝗿𝗶𝘁𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗯𝗮𝘁 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗲𝗹𝘂𝗶 𝗾𝘂𝗶 𝘀𝗲 𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲 𝗱𝗲𝘃𝗮𝗻𝘁 𝗻𝗼𝘂𝘀. 𝗜𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗿𝗲 𝗲𝗴𝗼.
Avec les années, j’ai compris une chose : 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗼𝗻 𝗮𝘃𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗮𝗿𝘁𝘀 𝗺𝗮𝗿𝘁𝗶𝗮𝘂𝘅, 𝗺𝗼𝗶𝗻𝘀 𝗼𝗻 𝗿𝗲𝘀𝘀𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗯𝗲𝘀𝗼𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿 𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗲 𝘀𝗼𝗶𝘁.
Un véritable pratiquant n’a pas besoin de crier qu’il est meilleur.
Un véritable enseignant n’a pas besoin de rabaisser les autres écoles pour valoriser la sienne.
𝗦𝗼𝗻 𝗮𝘁𝘁𝗶𝘁𝘂𝗱𝗲, 𝘀𝗼𝗻 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁, 𝘀𝗼𝗻 𝗵𝘂𝗺𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗲𝘁 𝗹𝗮 𝗳𝗮𝗰̧𝗼𝗻 𝗱𝗼𝗻𝘁 𝗶𝗹 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗺𝗲𝘁 𝘀𝗼𝗻 𝗮𝗿𝘁 𝗽𝗮𝗿𝗹𝗲𝗻𝘁 𝗱’𝗲𝘂𝘅-𝗺𝗲̂𝗺𝗲𝘀.
Les arts martiaux devraient nous apprendre à construire, à transmettre et à grandir ensemble, pas à nous détruire pour savoir qui aura le dernier mot.
𝗟’𝗲𝗴𝗼 𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲 𝗮̀ 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗻𝗻𝘂.
𝗟’𝗮𝗿𝘁 𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲 𝗮̀ 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗺𝗶𝘀.
𝗔𝘃𝗲𝗰 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁…