04/20/2026
Cette oie des neiges récoltée au quebec n’était pas un oiseaux ordinaire
Grâce à sa bague, on sait qu’elle a été identifiée en 2009 dans le très haut Arctique canadien, sur l’Île Axel Heiberg (Nunavut), l’un des endroits les plus au nord où ces oies vont nicher. Elle était déjà née en 2008 ou avant, ce qui lui donne un âge minimum de 18 ans, et probablement plus de 20 ans.
Chaque été, elle montait jusque dans ces régions extrêmes de l’Arctique pour se reproduire, dans un environnement froid, isolé et exigeant. Puis, à l’automne, elle redescendait vers le sud du continent pour passer l’hiver, en faisant halte ici même sur le fleuve Saint-Laurent.
Année après année, elle a répété ce trajet impressionnant, parcourant entre 10 000 et 14 000 km par an. Sur toute sa vie, cela représente possiblement plus de 200 000 km de vol, soit plusieurs fois le tour de la Terre.
Atteindre un tel âge pour une oie sauvage est rare. Entre les conditions climatiques, les prédateurs et la chasse, peu d’individus se rendent aussi loin.
On parle ici d’un oiseau exceptionnel, un grand migrateur qui connaissait parfaitement ses routes et qui a survécu pendant plus de deux décennies dans des conditions parmi les plus difficiles sur la planète. Quand on pense à cet oiseau, c’est assez impressionnant.
Avec plus de 20 ans de vie et des milliers de kilomètres parcourus chaque année, cette oie a forcément vu passer d’innombrables chasseurs et setups au fil des saisons. Ce genre d’individu devient extrêmement méfiant, apprend à reconnaître le danger et réussit souvent à éviter les pièges.
Malgré toute cette expérience, elle a continué ses migrations entre l’extrême nord de l’Arctique et le sud du continent pendant des années, en revenant chaque saison dans des endroits comme le fleuve Saint-Laurent.
Ça montre à quel point certains oiseaux deviennent intelligents et difficiles à approcher avec le temps.
Un vrai vétéran, qui en avait vu plus d’une.