06/19/2026
LA FECAFOOT répond à Mathias Owona Nguini : quand la manipulation tente de remplacer les faits
La Fédération camerounaise de football n’a pas t**dé à réagir après la sortie d'Éric Owona Nguini sur Info TV, au sujet de la non-qualification des Lions Indomptables à la Coupe du Monde États-Unis/Canada/Mexique. Dans une mise au point ferme et documentée, la FECAFOOT dénonce des accusations jugées graves, mais surtout une tentative de présenter une version tronquée des événements afin de jeter le discrédit sur l’instance fédérale.
Dans l’extrait en circulation, le manipulateur Mathias Owona Nguini laisse entendre que la Fédération aurait saboté le travail de l’entraîneur et que certains dysfonctionnements observés autour de l’équipe nationale seraient imputables à la FECAFOOT. Il évoque notamment les stages, les équipements qui n’auraient pas été disponibles, ainsi que l’image des Lions Indomptables marchant dans les rues de Yaoundé sans tenues appropriées.
Mais la réponse de la FECAFOOT remet les choses dans leur contexte. Et c’est justement là que se trouve le cœur du débat : on ne peut pas écarter la Fédération de la gestion réelle de l’équipe nationale, créer le désordre autour des Lions, puis revenir plus t**d accuser cette même Fédération d’être responsable du chaos.
La vérité est connue. Depuis le début de cette affaire, la crise autour des Lions Indomptables est née d’un bras de fer provoqué par l’intervention du ministère des Sports dans un champ qui relève normalement de la Fédération. La FECAFOOT rappelle d’ailleurs qu’elle avait déjà alerté, par une lettre officielle datée du 4 juin 2024, le ministre des Sports et de l’Éducation physique sur plusieurs écarts observés depuis la nomination de Marc Brys.
Parmi ces écarts, la Fédération cite la modification unilatérale de l’encadrement technique et administratif des Lions Indomptables, pourtant nommé par le Comité exécutif de la FECAFOOT le 8 mai 2024. Elle évoque également la manipulation de certains membres du staff et de certains joueurs, ainsi que le refus de collaborer avec le personnel fédéral déployé à l’hôtel Hilton pour l’accueil des Lions.
Autrement dit, la FECAFOOT rappelle qu’elle n’était pas restée silencieuse. Elle avait vu venir le désordre. Elle avait écrit. Elle avait prévenu. Elle avait attiré l’attention sur les conséquences d’une gestion parallèle, confuse et conflictuelle de l’équipe nationale. Mais au lieu d’écouter, certains ont préféré installer un double commandement autour des Lions Indomptables, avec les conséquences que tout le monde connaît aujourd’hui.
C’est donc trop facile, après coup, de vouloir faire porter la responsabilité à la Fédération. Si les équipements n’étaient pas disponibles, il faut demander qui contrôlait réellement le stage. Si les Lions se sont retrouvés dans des conditions indignes, il faut demander qui gérait concrètement l’organisation autour de l’équipe. Si l’encadrement était divisé, il faut demander qui a imposé cette confusion. Si le sélectionneur travaillait dans un climat de tension permanente, il faut demander qui a ouvert cette crise.
La sortie de Mathias Owona Nguini qui est à la recherche des postes de nomination apparaît alors comme une tentative de déplacer le débat. Au lieu de regarder les responsabilités politiques, administratives et sportives de ceux qui ont arraché l’équipe nationale à son cadre normal de gestion, on tente de fabriquer un coupable idéal : la FECAFOOT.
Mais les Camerounais ne sont pas dupes. Ils ont suivi cette crise depuis le début. Ils ont vu les lettres, les refus de collaboration, les querelles autour du staff, les scènes de désordre et les humiliations publiques. Ils savent que la Fédération avait été mise à l’écart dans plusieurs décisions importantes, tout en étant ensuite désignée comme responsable des conséquences de ces mêmes décisions.
La FECAFOOT, dans sa mise au point, refuse donc d’être transformée en bouc émissaire. Elle rappelle simplement un principe de bon sens : on ne peut pas être écarté de la gestion d’un dossier et être ensuite tenu responsable de son échec. Ceux qui ont voulu prendre le contrôle des Lions Indomptables doivent avoir le courage d’assumer le bilan.
La non-qualification du Cameroun à la Coupe du Monde est une blessure profonde. Mais pour comprendre cet échec, il faut avoir l’honnêteté de remonter à la source du désordre. Et cette source n’est pas à chercher dans une prétendue mauvaise foi de la FECAFOOT, mais dans l’ingérence, les décisions parallèles et les rapports de force qui ont fragilisé l’équipe nationale.
En répondant au manipulateur Mathias Owona Nguini, la Fédération ne fait donc pas seulement une mise au point. Elle rappelle la chronologie des faits. Elle refuse la falsification de l’histoire. Elle refuse que l’opinion publique soit manipulée par des analyses orientées qui passent sous silence les responsabilités de ceux qui ont véritablement contribué à installer la confusion autour des Lions Indomptables.
Owona Nguini, qui s’illustre souvent dans des débats de broutilles et des polémiques de circonstance, apparaît ici tout simplement pathétique. Pathétique, parce qu’au lieu d’élever le niveau de l’analyse et de replacer les faits dans leur chronologie réelle, il choisit de s’inscrire dans une logique de diversion, d’insinuation et de manipulation de l’opinion.
La vérité est parfois dérangeante, mais elle finit toujours par s’imposer. Et dans cette affaire, elle est connue de tous : la FECAFOOT avait alerté, la FECAFOOT avait joué sa partition, mais d’autres ont choisi le désordre. Aujourd’hui, chacun doit assumer sa part de responsabilité.