12/06/2025
Eh bien, notre voyage tire à sa fin et nous espérons rentrer très prochainement.
Mise au point avec Antonio, le Libanais que j’ai accompagné :
Ce gars-là a profité du fait que les compétitions organisées par l’IBA sont encore en mode « embryon » pour s’inscrire… dans une catégorie où les combattants sont beaucoup trop volumineux pour lui, et avec un entraînement directement inspiré du film Rocky I. Il m’a fait vivre toute une soirée !
Après un réchauffement de 20 secondes — où seule sa mâchoire était vraiment échauffée — je lui demande de faire un premier round de shadow (boxe imaginaire). En moins d’une minute, Antonio n’avait plus de souffle. Ses combinaisons étaient étranges et sa position encore pire que celle de Rocky ! Très vite, j’ai compris ses intentions : positif, oui… mais réaliste, pas du tout. Je lui donne plusieurs conseils (qu’il n’a sûrement pas compris).
Puis vient le moment de mettre les gants. Je vérifie avec lui s’il porte bien son jackstrap. Il me répond que non, qu’il n’en a pas besoin ! QUOI ? Ce n’est pas un choix, c’est un règlement mondial !
On sort donc de la ligne pour aller mettre les gants, et moi je me mets à courir partout pour trouver un coach généreux. Imaginez : parmi des centaines de coachs, sans le savoir, je tombe sur… le coach de son adversaire ! Il me dit « Yes, yes! ». J’envoie Antonio avec lui : « Dépêche-toi ! »
Quinze minutes plus t**d — n’oubliez pas qu’on est dans un championnat du monde, notre tour approche ! — Antonio revient en marchant comme s’il faisait tranquillement son épicerie… Il arrive et me montre sa « nouvelle acquisition ». Ce n’était pas un jackstrap, mais un protège-vulve ! Ce n’est pas l’idéal, mais on fait avec… et ça a passé.
Pour son combat, il monte dans l’arène. Le combat commence… et finit en 10 ou 15 secondes. Voilà pour Antonio.
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Pour Cédrick, malgré un camp d’entraînement très court (2 semaines seulement), il avait le minimum pour ce tournoi.
Au premier round, je croyais qu’il avait gagné, mais peu importe : il devait remporter le deuxième. Et selon moi, oui, il a dominé ce round et a même ébranlé son adversaire, qui respectait énormément Cédrick.
Au troisième, son adversaire a mieux paru, malgré ses manigances.
Le résultat final, je ne suis vraiment pas d’accord. Je n’ai pas encore revu le combat — sur place, ce n’est pas pareil qu’en vidéo — mais une chose est sûre : on affrontait le meilleur au monde de sa division. Cédrick aurait pu gagner, juste pas cette fois.
De mon côté, je suis très fier de lui. Cédrick m’a fait confiance comme si on avait toujours travaillé ensemble. On n’aurait jamais dit que c’était notre combat de retrouvailles. Avec quelques ajustements, vous ne reconnaîtrez plus Cédrick : il a un réel potentiel.
Si vous écoutez le combat, donnez-moi vos commentaires !
Alain Boismenu