Le San - Station boréale

Le San - Station boréale Un lieu immersif entre patrimoine vivant, forêt boréale et création.
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Site touristique en Haute-Mauricie offrant un séjour d’expérience unique : hébergements atypiques, galerie d’art en pleine nature, activités plein air et agriculture nordique.

LE SAN REPREND VIE EN COULEURSECHO DE LA TUQUEÉMIL LAVOIEelavoie@icimedias.caLAC-ÉDOUARD. Sur les murs centenaires du Sa...
08/28/2026

LE SAN REPREND VIE EN COULEURS

ECHO DE LA TUQUE
ÉMIL LAVOIE
[email protected]

LAC-ÉDOUARD. Sur les murs centenaires du Sanatorium du Lac-Édouard, les traces du temps côtoient désormais des poissons multicolores, des animaux fantastiques, des personnages, des forêts et d’immenses lettres entremêlées. Dans cet ancien village hospitalier entouré d’épinettes, l’art de rue a trouvé un terrain de jeu pour le moins improbable.

La transformation est particulièrement visible au lendemain du festival Canette d’épinette. Pour sa septième édition, le rendez-vous artistique a de nouveau réuni des dizaines de muralistes et graffeurs invités à créer pendant quelques jours au cœur du site historique. Environ 35 artistes ont participé à l’édition et grâce à eux et ceux qui les ont précédés, plus de 50 murales parsèment maintenant le domaine.

Difficile d’imaginer pareil décor lorsque Simon Parent a acquis le San en 2014. Celui qui était d’abord venu au Lac-Édouard pour faire pousser des fraises en altitude dit avoir plutôt acheté « une ruine, qu’un village ». Fenêtres fracassées, bâtiments vandalisés et années d’abandon avaient laissé des traces. Douze ans plus t**d, plus de la moitié des 13 bâtiments d’époque ont été rénovés et plusieurs ont retrouvé une fonction.

UNE EXPOSITION EN PLEINE FORÊT

Il suffit de contourner l’ancienne chaufferie pour comprendre l’ampleur prise par Canette d’épinette. Certains murs se regardent comme des tableaux démesurés. D’autres obligent à prendre plusieurs mètres de recul pour saisir leur composition.

Le projet artistique est né presque par accident pendant la pandémie. Alors que le tourisme s’était arrêté et que les artistes avaient peu d’endroits où peindre, Simon Parent en a invité quelques-uns au San. Au fil des ans, ils sont revenus avec des amis et puis d’autres artistes ont suivi.

Sept éditions plus t**d, il dit avoir surtout voulu préserver une liberté qui explique en partie l’attachement des artistes au lieu : aucun sujet précis ne leur est imposé.

« Le seul thème, c’est l’esprit des lieux », souligne Simon Parent.

Cet esprit finit pourtant par s’imposer de lui-même. La forêt, les oiseaux, le lac et l’histoire de l’ancien sanatorium réapparaissent d’une œuvre à l’autre. Les martinets ramoneurs qui tournoient autour de la grande cheminée se glissent jusque dans certaines œuvres. Des artistes consultent aussi les photographies historiques conservées sur place avant de prendre leurs pinceaux ou leurs canettes.

Pour Elen Lemire, artiste et enseignante en arts à La Tuque, cette immersion constitue une part essentielle de l’expérience. Elle en était cette année à sa quatrième participation et s’estime chanceuse de voir son nom sur la liste d’artistes entouré de maîtres muralistes.

« Je ne sais pas si on voit vraiment l’ampleur de ce que c’est d’être invitée là. C’est un honneur de pouvoir côtoyer des grands comme ça », assure-t-elle.

L’artiste latuquoise raconte avoir d’abord eu l’impression d’être un imposteur parmi des professionnels qui consacrent leur vie à la murale et dont certains réalisent des œuvres partout au pays et à l’international. Néanmoins, ce sentiment a rapidement laissé place aux échanges.

« À chaque fois que je vais là, j’apprends », raconte-t-elle. Pendant quelques jours, les artistes observent les techniques des autres, se donnent des trucs et s’entraident devant les murs.

Marc Leblanc, artiste graffeur, décrit la même dynamique. Le San permet selon lui à des artistes qui se croisent habituellement dans un univers de contrats et de projets distincts de travailler sans être en concurrence.

Pour Elen Lemire, cette attention accordée à la création est presque aussi importante que les œuvres laissées derrière.

« Souvent, la culture et l’art sont peu valorisés. Au San, on est accueillis comme des rois, on se fait gâter, on est logés et nourris, puis pendant une semaine, on crée, point. La culture passe en avant de tout », observe-t-elle.

DU FESTIVAL À LA RETRAITE D’ARTISTES

Canette d’épinette n’est désormais plus une parenthèse de quelques jours dans l’année.

Depuis janvier, le San accueille aussi des artistes pour des retraites d’environ deux semaines. Ils créent cette fois des œuvres transportables, souvent de grand format, en plus de pouvoir intervenir sur certains murs. Une première exposition issue de ces résidences doit être présentée à Montréal à l’automne, avec l’ambition de faire ensuite voyager les œuvres ailleurs.

« L’objectif, c’est d’amener les artistes de la ville dans le bois, pour qu’ils créent en dehors de leur environnement habituel, puis ramener ensuite la forêt en ville », illustre M. Parent.

Une ancienne résidence des infirmières est justement en transformation pour devenir un lieu consacré aux artistes. Les petites chambres ont laissé place à de grands espaces de travail baignés de lumière. Un autre studio permet même de travailler à la canette à l’intérieur, une possibilité rare pendant l’hiver québécois.

PLUS D’UN SIÈCLE À RACONTER

Sous la peinture fraîche demeure pourtant une histoire beaucoup plus ancienne. Le Sanatorium du Lac-Édouard trouve ses origines au début du XXe siècle, alors que la tuberculose fait des ravages. Vers 1904, l’entrepreneur forestier Richard Turner commence à accueillir des malades sur le site. Une association est fondée l’année suivante et en 1909, un sanatorium conçu pour accueillir 26 patients ouvre ses portes. Le complexe prend ensuite rapidement de l’ampleur jusqu’à former, sous la responsabilité du gouvernement québécois, un véritable village hospitalier pouvant accueillir plus de 225 patients et une centaine d’employés.

Un incendie détruit deux de ses principaux bâtiments en 1943. Puis les progrès dans le traitement de la tuberculose font graduellement disparaître la fonction sanatoriale. Le site devient un centre de réadaptation en 1968, puis une base de plein air dans les années 1980, avant d’être fermé et abandonné au tournant des années 2000.

Aujourd’hui, Simon Parent cherche à préserver les traces de ces différentes époques tout en redonnant vie au site, notamment grâce à une offre d’hébergement touristique. Les rénovations tentent de conserver autant que possible l’apparence historique des bâtiments. Même le réseau électrique a été enfoui pour ne pas ajouter de fils modernes dans le paysage.

LA MÉMOIRE ENFOUIE DU SAN

Il arrive même que le patrimoine ressurgisse du sol. En nettoyant les sous-bois, plusieurs plantes issues des anciens jardins du sanatorium ont été retrouvées. Certaines, notamment originaires du Caucase, ont survécu à des décennies d’abandon. Des rangées de fleurs ont même permis de retracer une ancienne allée désormais envahie par la forêt. Le site a aussi livré d’autres vestiges, dont un revolver retrouvé sur le terrain, une découverte déjà relatée dans L’Écho en octobre 2025.

La biodiversité s’invite aussi dans la grande cheminée, qui sert de dortoir au martinet ramoneur. Le San a aménagé des nichoirs et accueilli pendant plusieurs années des biologistes étudiant cette espèce dont les habitats se raréfient.

Art, agriculture, patrimoine et nature se côtoient ainsi sur le même site. Une rencontre qui se retrouve jusque dans les murales, où réapparaissent oiseaux, fleurs, poissons et fragments de l’histoire du lac.

Canette d’épinette devait au départ donner de nouvelles couleurs à quelques murs. Sept ans plus t**d, ses ramifications s’étendent toute l’année et participent à définir ce que devient le San : ni tout à fait musée, ni simplement lieu d’hébergement, ferme ou galerie d’art, mais un ancien village hospitalier auquel on cherche, bâtiment après bâtiment, une nouvelle manière d’être habité.

Nous ne trouvons pas de mot assez fort pour décrire le ciel du lac Édouard... et vous?Le San - Station boréale
08/01/2026

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La nature discrète des forêts mauriciennesLe San - Station boréale
07/31/2026

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Le papillon luneRivière BatiscanLe San - Station boréale
07/29/2026

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🦫 ON CHERCHE UN CASTOR BRICOLEUR !Tu as le goût de passer le reste de l'été dans le bois plutôt que dans une usine ou un...
07/17/2026

🦫 ON CHERCHE UN CASTOR BRICOLEUR !

Tu as le goût de passer le reste de l'été dans le bois plutôt que dans une usine ou un bureau? Tu aimes bâtir, réparer, créer et toucher à un peu de tout?

Le SAN – Station Boréale, à Lac-Édouard en Haute-Mauricie, est à la recherche d'une personne fiable pour participer à une foule de projets stimulants sur un site unique, baigné par l'art, le patrimoine, l'histoire et les expéditions en nature.

Ici, pas de routine plate. Une journée, tu répares une porte centenaire. Le lendemain, tu installes la décoration dans une yourte, tu répares une terrasse, tu aménages un espace pour un projet de retraite artistique ou tu redonnes vie à des meubles antiques.

On cherche quelqu'un qui :
✔ est très habile de ses mains;
✔ se débrouille en électricité, plomberie, menuiserie et finition intérieure;
✔ aime trouver des solutions et apprendre;
✔ est autonome et organisé;
✔ garde son calme devant les imprévus;
✔ a une attitude positive et aime travailler dans un environnement hors de l'ordinaire.

Ce qu'on offre :
🌲 Un milieu de travail exceptionnel en pleine nature;
🎨 Un site vivant où se côtoient artistes, voyageurs et passionnés de patrimoine;
🛶 Un emploi varié, sans monotonie;
🏚️ Des projets concrets et vraiment trippants;
☀️ Une ambiance décontractée et une grande autonomie.

Si tu es le genre de personne qui apporte toujours ses outils « juste au cas », qui aime réparer plutôt que remplacer et qui rêve de passer son été dans un endroit unique, on veut te rencontrer.

📍 Lac-Édouard, Québec
📩 Écris-nous en privé ou envoie ton CV à : [email protected]

🌸 Une autre magnifique découverte au Jardin des Soupirs.Pendant longtemps, j'étais convaincu qu'il s'agissait simplement...
07/06/2026

🌸 Une autre magnifique découverte au Jardin des Soupirs.

Pendant longtemps, j'étais convaincu qu'il s'agissait simplement d'un iris versicolor, notre iris indigène. Pourtant, cette année, il nous a réservé une merveilleuse surprise.

Pour la toute première fois, il a fleuri… révélant qu'il s'agit en réalité d'un magnifique iris barbu, une ancienne plante ornementale de jardin.

Depuis des années, cet iris survivait dans un secteur sablonneux, sous les épinettes, où les conditions étaient loin d'être idéales. Il ne fleurissait jamais. Il y a deux ans, je l'ai transplanté dans une terre riche et meuble, avec l'espoir qu'un jour il nous dévoile enfin son véritable visage.

Cette année, il nous offre ce magnifique cadeau. Cette floraison nous rappelle qu'il y a bien longtemps, des gens avaient eux aussi le goût du beau. Ils ont créé des jardins qui devaient être remarquables. Cet iris a probablement été planté il y a au moins 50 ans… peut-être même il y a plus d'un siècle. Malgré l'abandon du sanatorium, il a survécu pendant toutes ces années, attendant simplement que les bonnes conditions lui permettent de refleurir.

Le Jardin des Soupirs ne cesse de nous étonner. Nous y avons déjà recensé près d'une quarantaine d'espèces, et nous en découvrons constamment de nouvelles. Chacune d'elles nous aide à reconstituer, petit à petit, le jardin historique qui entourait autrefois le sanatorium.

Quand on redonne une chance à ces plantes oubliées, ce ne sont pas seulement des fleurs qui renaissent… c'est aussi un précieux fragment de l'histoire du lieu qui reprend vie.

Le San - Station boréale

Les légendaires fraises de Le San - Station boréale sont maintenant disponibles en tout temps au Marché Richelieu 424 La...
06/26/2026

Les légendaires fraises de Le San - Station boréale sont maintenant disponibles en tout temps au Marché Richelieu 424 La Tuque et chez Délicieusement flo au lac Édouard!

Êtes-vous type chocolat, crème fouettée ou nature?

🏕️ Un secret bien gardé au bord du lac Édouard… 🌲✨Il existe des endroits qu’on hésite presque à dévoiler… simplement par...
06/25/2026

🏕️ Un secret bien gardé au bord du lac Édouard… 🌲✨

Il existe des endroits qu’on hésite presque à dévoiler… simplement parce que ceux qui les connaissent aiment les garder pour eux.

Notre camping à Le San - Station boréale fait partie de ces petits bijoux rares.

Dès cette fin de semaine, notre camping ouvre officiellement pour la saison.

Seulement 9 sites de camping, soigneusement intégrés à la forêt boréale, chacun offrant une expérience intime et paisible. Chaque emplacement est bien isolé des autres, avec un accès direct à l’eau, juste en face de votre site, sur les magnifiques berges sablonneuses du lac Édouard.

En séjournant chez nous, vous profitez aussi du site historique de l’ancien sanatorium, de son patrimoine fascinant, de sa galerie extérieure de murales colorées et de cette ambiance unique où nature, art et histoire se rencontrent.

Avec le beau temps qui s’installe et le début de l’été, c’est le moment idéal pour venir en profiter.

⛺ Il reste quelques places disponibles pour cette fin de semaine.

Pour découvrir l’histoire et l’esprit des lieux :

https://lesanstationboreale.com/la-ou-le-silence-continue-de-guerir-doucement/

🔵 La Saint-Jean est passée… le bleu laisse maintenant place au rouge! 🔴🍓La folie rouge s’installe à La Tuque!Nos fraises...
06/25/2026

🔵 La Saint-Jean est passée… le bleu laisse maintenant place au rouge! 🔴🍓

La folie rouge s’installe à La Tuque!

Nos fraises sont maintenant disponibles au Marché Richelieu 424 La Tuque , dès aujourd’hui.

Seulement 80 paniers pour ce premier arrivage — un petit avant-goût avant le début officiel de la saison des fraises du Lac-Édouard cette fin de semaine.

Le sabot de la Vierge compte parmi les fleurs les plus emblématiques du Nord québécois et figure sans doute parmi les pl...
06/21/2026

Le sabot de la Vierge compte parmi les fleurs les plus emblématiques du Nord québécois et figure sans doute parmi les plus belles fleurs sauvages du Québec. Cette orchidée rare, avec sa fleur rose en forme de petit sabot, pousse discrètement dans les sous-bois. Par une ingénieuse ruse naturelle, elle attire les bourdons, qui deviennent captifs dans son sabot et participent, bien malgré eux, au transport de son pollen.

Les sous-bois du SAN en abritent plusieurs spécimens...

Le San - Station boréale

Adresse

400 Principale
Lac Edouard, QC
G0X3N0

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