Football de rue

Football de rue L'objectif de cette page est mettre en avant les avantages du "football de rue" sur les qualités in

Le football de rue au cœur de l’apprentissage Il fut un temps où l'on apprenait le football sur le bitume, dans les cour...
10/09/2025

Le football de rue au cœur de l’apprentissage

Il fut un temps où l'on apprenait le football sur le bitume, dans les cours d’école ou les terrains vagues, là où les règles étaient inventées à la volée, les poteaux dessinés à la craie, les équipes refaites à chaque match. Pas de coach, juste le ballon, l’envie, et des heures de jeu libre. C’est dans ces espaces sans cadres, mais riches en émotions, que naissaient des joueurs singuliers : créatifs, imprévisibles, instinctifs.
Aujourd’hui, à force de vouloir former à tout prix, on formate. À force de vouloir encadrer chaque geste, on bride l’élan. L’enfant, pourtant curieux, inventif, spontané, devient un exécutant bien sage dans un monde d’exercices bien réglés. Trop souvent, le jeu a cédé la place au protocole. Le plaisir, à l’efficacité. L’intuition, à la répétition.
Ce livre propose un autre chemin. Ni passéiste, ni révolutionnaire à tout prix. Il invite à remettre au cœur de l’apprentissage ce que beaucoup ont relégué au second plan : les situations jouées, l’expérience, l’émotion, la liberté. Il ne s’agit pas de rejeter la formation moderne, mais de redonner du sens. De rappeler que l’enfant débutant n’est pas un tableau vierge à remplir de consignes, mais un explorateur qui grandit en jouant, en essayant, en se trompant.
Le terrain redevient ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : un lieu de vie, de jeu, d’apprentissage spontané.
Le foot de rue au cœur de l’apprentissage n’est pas un retour en arrière. C’est un regard lucide sur ce que nous avons perdu, et une proposition pour reconstruire autrement. Pour un apprentissage du football plus créatif, plus vivant, plus libre qui enfin reparle à l’enfant.
Juste l’envie de partager, pour transmettre, faire évoluer, mieux former.
José Huynen.
Lien pour découvrir le livre : https://www.amazon.fr/dp/B0FN8KDXWX

Et si l’enfant n’avait pas besoin qu’on lui enseigne le football… mais qu’on lui donne les conditions pour le découvrir ...
28/08/2025

Et si l’enfant n’avait pas besoin qu’on lui enseigne le football… mais qu’on lui donne les conditions pour le découvrir par lui-même ?
Mon ouvrage disponible sur amazon via ce lien : https://www.amazon.fr/dp/B0FN8KDXWX
, propose une démarche radicalement différente : un retour au jeu, au vrai, inspiré du football de rue, où l’enfant apprend en jouant, en explorant, en s’adaptant. Une approche enracinée dans les grands principes de l’apprentissage moteur, de l’autonomie et de l’émergence motrice.
M’appuyant sur les idées de penseurs comme Piaget, Vygotski ou Bernstein, je défends une pédagogie qui met l’enfant en action, dans des situations ouvertes, riches, dynamiques. Loin des modèles rigides et des consignes surchargées, je conçois des situations d’apprentissage authentiques qui stimulent l’intuition, la créativité, l’intelligence du jeu.
L’enfant y mobilise ses propres ressources, développe ses coordinations en contexte, apprend par essais-erreurs, par confrontation à l’imprévu. Le formateur, quant à lui, devient un architecte de situations, un guide invisible qui ajuste les contraintes sans jamais imposer de solution.
Mon livre s’adresse à tous ceux qui souhaitent repenser l’enseignement du football pour les enfants : éducateurs, entraîneurs, formateurs ou passionnés. Une approche vivante, moderne, profondément humaine, où le jeu redevient la source première de l’apprentissage.

José Huynen

Juste l’envie de partager, pour transmettre, faire évoluer, mieux former.

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07/02/2024

La situation de frappe au but, représente pour l’enfant, un vrai match.

L’éveil du plaisir ludique

L’enfant débutant, vient au stade pour jouer « son » foot, pas pour s’entrainer. Deux situations représentent son football : le match et la situation de frappe au but.

A cet âge, un enfant qui se promène avec un ballon sous le bras, n’a qu’une idée en tête, s’amuser en tapant dans la sphère pour marquer des buts…Quand ils sont deux, leur match, se résume à une situation de frappe au but, un joueur gardien, l’autre attaquant. Et ils recommenceront ce petit jeu inlassablement, avec autant de plaisir qu’ils connaitront une réussite définie par eux et limitée au seul fait de shooter au goal.

Il s’agit d’une situation « signifiante », qui stimule chez l’enfant les « énergies affectives : le niveau d’activation, la motivation, l’attention, l’émotion. Le formateur aura donc intérêt à dispenser des situations d’apprentissage ou cette « construction » est favorisée.

Réussite et plaisir

Shooter au goal, marquer des buts, ou empêcher d’en recevoir, représente pour le joueur débutant un authentique match de foot, c’est attractif et enthousiasmant parce que le résultat est immédiat. Et surtout c’est l’éveil du « plaisir ludique », générateur d’énergies affectives favorisant le déclenchement d’actions motrices personnelles, spontanées et intuitives. Plongé dans un bien être optimal appelé « flow », le jeune joueur, impliqué et motivé, fonctionne au maximum de ses capacités, au point d’oublier le temps et la fatigue, c’est un peu son « univers » de jeune footeux.

Dans la méthodologie L. E. D, le formateur exploite au maximum l’adhésion « affective » des enfants à la séquence de jeu, « frappe au but ». Il programme une situation de frappe au but après avoir dispensé, en amont, une situation d’actions motrices moins motivantes aux yeux des enfants de cet âge, comme par exemple, la passe, ou le contrôle.

Dans ce cas de figure, l’enfant, s’investit totalement dans la première partie de la séquence moins attractive, parce qu’il sait qu’au final, il défie la situation « shoot au goal », qui représente pour lui, un formidable moteur « motivationnel ». Dans cette situation « décrochée », moins complexe dans sa structure qu’une situation « totale », mais toujours structuro globale, l’enfant apprend à jouer, « librement », en apportant sa part de plaisir, de talent, et de créativité.

Quant au formateur, il s’applique à construire les situations en fonction des objectifs poursuivis et du niveau de compétence des enfants qu’il encadre. Il n’impose rien, surtout pas de rigueur « technique », l’enfant exploite sa spontanéité d’action sans pression, dans le seul but d’apprendre à s’approprier des actions motrices originales qui lui permettent de solutionner les séquences de jeu proposées. C’est la pédagogie de la « découverte », ou réussite et plaisir, sont de puissants agents de progrès.

Cette approche, est en opposition, avec la pédagogie du geste « correct », ou l’éducateur cherche exclusivement à augmenter l’efficacité gestuelle, centrée sur la forme mécanique de l’action. Dans la méthode « L.E.D », globale et active, l’enfant explore en situation adaptative, dans la méthode « techniciste », analytique et passive, l’enfant exécute et restitue sous directive…

Ce que je vous expose aujourd’hui, est le résultat d’une approche forgée par la pratique du foot de rue. Il ne s’agit pas de recettes « modèles », juste une démarche qui vous aidera peut-être à construire des situations, variées et efficaces, qui s’engagent dans le cadre de la « réussite et du plaisir », afin d’optimiser le développement de gestes techniques un peu moins motivants.

Juste envie de partager.

Affaire à suivre…

José Huynen
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La déstructuration motrice du jeune joueur offensif Moins de temps moins d’espace Dans le football contemporain les vrai...
07/11/2023

La déstructuration motrice du jeune joueur offensif

Moins de temps moins d’espace

Dans le football contemporain les vrais buteurs se raréfient. Le phénomène peut s’expliquer par les préoccupations des coaches qui se fondent sur un surnombre important de joueurs qui assurent une reconversion défensive. Dans cette stratégie de repositionnement défensif collectif, les joueurs en zone offensive disposent de moins en moins de temps et d’espace pour s’exprimer.

Mais ne peut-on pas soupçonner que les difficultés rencontrées par les joueurs attaquants trouvent une source supplémentaire dans le mode de formation qu’ils reçoivent depuis le début dans les catégories d’âge. Ne peut-on pas déceler dans le travail « classique » d’apprentissage et de développement, des situations pédagogiques qui sont censées mener au progrès, mais qui dans la réalité étouffent leurs potentialités et débouchent sur une stagnation du rendement offensif.

Les entrainements classiques d’apprentissage et de développement des situations en zone de marque proposent encore trop souvent des exercices de technique isolée sans aucune relation avec la réalité d’un match. Abusivement simplifiées et très réductionniste cette approche ne prend pas en compte les paramètres créateurs d’incertitudes que sont le jeu d’opposition et de coopération. Tout se passe comme si l’action motrice de frappe était seulement un ensemble de contractions musculaires.

Des réponses « auto mesurées » dans une stratégie « fermée »

A l’appui de cette affirmation, je vous présente un type d’exercice encore souvent proposé aux jeunes joueurs débutants :

« Un joueur, b***e au pied s’engage en conduite de b***e et décroche une frappe au but, après sa frappe il va récupérer son ballon pour se replacer dans la file. »

Il s’agit de réponse « auto-mesurée » dans une stratégie « fermée ». Rien n’empêche l’enfant de faire ce qu’il a programmé. Il détermine en toute liberté, la vitesse, le rythme, la dynamique, l’espace et le déroulement temporel de l’ensemble des actions motrices qu’il entreprend.

En plus cet exercice par sa structure hors contexte jeu, ignore complètement les décharges affectives qui inhibent ou subliment le joueur en zone de marque.

Isoler les actions motrices des émotions qu’elles dégagent, dénaturent la motricité développée.

Une approche qui débouche sur de faux apprentissages

Cet exercice extrêmement simplifié se révèle néfaste et débouche sur de faux apprentissages

°°°° L’attaquant, va s’accoutumer à utiliser « l’espace » qu’il souhaite en fonction du ballon et du but à attaquer, alors qu’en match l’utilisation de l’espace de jeu doit se structurer en tenant compte des partenaires et adversaires.

°°°° L’organisation du joueur en fonction du « temps » repose sur un seul paramètre : le ballon, alors qu’en match, c’est bien plus complexe, c’est la présence des adversaires et des partenaires qui impose au joueur la structure temporelle de ses actions.

°°°° Après l’action de frappe, la phase est terminée, l’enfant va rechercher son ballon… Le déroulement de cette situation d’entrainement forme le joueur à une stratégie « fermée.

Alors qu’en match, il s’agit d’une stratégie « ouverte », il y a enchainement d’actions après l’essais de frappe au but.

1) soit, par une action séquentielle de « continuité ». Une frappe sur le cadre, un ballon dévié par un défenseur ou un partenaire, un tir repoussé par le gardien, sont autant de situations qui permettent à l’attaquant d’enchainer une nouvelle action offensive, individuelle ou collective.

2) soit, par une action séquentielle « de réversibilité défensive ». Quand le gardien de but ou un joueur défenseur entre en possession du ballon, l’attaquant doit anticiper la prise et le traitement d’information et s’adapter rapidement au changement de rôle. De joueur offensif il devient premier défenseur.

Cette analyse démontre qu’Il y a trop de manquements dans cette approche méthodologique traditionnelle. Son application compromet dangereusement le développement des jeunes joueurs à tous les niveaux d’apprentissage sensori-moteur, perceptivo- moteur et cognitif, au point de déstructurer les options motrices offensives du joueur débutant.

Ne pas dissocier les actions motrices du contexte jeu

Sachant que les premières acquisitions motrices sont difficiles à modifier quand elles sont inadaptées à la cohérence du jeu, la méthode L. E.D, propose au joueur débutant en « zone de finition » des situations globales ou tous les éléments du jeu « réel » sont présents. Les situations offensives ne sont pas apprises en dehors du contexte jeu, mais à partir du jeu, avec comme aspect central une importance toute particulière sur la prise d’information des espaces que le jeune jouer doit apprendre à percevoir et surtout exploiter.

Les affrontements devant le but et leur mise en œuvre par le mouvement obligent l’enfant à prendre en compte et hiérarchiser successivement, le ballon, le but à attaquer, l’adversaire, le partenaire, l’action de continuité, de réversibilité.

L’enfant apprend ainsi, à décoder les informations fournies par le moment « actuel », à prévoir et anticiper, tout ce que pourrait comporter le moment qui va suivre, et programmer les actions motrices « possibles », en fonctions de ses ressources, ses perceptions et sa créativité personnelle.

A ces différents objectifs méthodologiques d’apprentissage s’ajoute l’incontournable paramètre « affectif ». La pression temporelle dégagée par l’adversaire, le manque d’espace et de temps, contraint les enfants à contrôler et maîtriser les émotions si particulières, déclenchées au cœur de la zone offensive.

Vous l’avez compris, il s’agit d’une approche difficile à mettre en place. Le formateur doit préparer des situations qui contiennent dans leur structure toute la complexité présente en zone de finition, tout en adaptant le niveau de difficulté aux ressources des enfants.

Dans un prochain billet, je vous proposerais à partir de quelques exemples « méthode L.E.D », des situations d’apprentissage en zone de marque.

Juste envie de partager.

José Huynen
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Le football et le domaine psycho- affectif Le domaine psycho- affectifLe versant affectif est resté longtemps négligé da...
20/04/2023

Le football et le domaine psycho- affectif

Le domaine psycho- affectif

Le versant affectif est resté longtemps négligé dans la formation des enseignants des sports collectifs, alors qu’il est d’une importance capitale dans la maitrise de la réalisation gestuelle. On a un peu oublié, que dans la réalisation d’une activité motrice il y a interaction de quatre composantes : l’affective, la physiologique, la mécanique et l’informationnelle. On a un peu oublié aussi que sollicitées à des degrés divers, les ressources psychologiques et affectives jouent un rôle « essentiel » dans le déclenchement et le déroulement des actions. Soit, elles ont un effet positif et l’enfant s’exprime pleinement, soit elles ont un effet inhibiteur qui perturbe l’analyse et l’exécution de l’action.

Le seul objectif c’était la « gagne ».

Le foot de rue et les jeux libres non codifiés ne font plus partie du quotidien « loisir » de nos jeunes apprentis footb***eurs. Ce mode d’apprentissage, que l’enfant utilisait dans ses temps libres représentait par ses richesses diversifiées un formidable moyen d’éducation sportive. Cette approche a permis à nombreuses générations de jeunes footeux d’être confrontés en temps réel à la pression des émotions déclenchées par les joies de la victoire et les frustrations de la défaite.

Le foot de rue, était un moment privilégié ou le jeune joueur mobilisait inconsciemment et sans contraintes toute son activité affective. L’esprit de compétition, c’était la pression dégagée par la peur de perdre et la prise de risques. Le seul objectif c’était la « gagne », qui engendrait des états affectifs et émotifs particuliers. Il ne s’agissait pas seulement de vaincre l’adversaire, mais également ses propres émotions.

Pas de pression, pas d’émotion

Avec la disparition du foot en liberté, le mode d’entrée dans l’activité foot « découverte » a bien changé et ce n’est pas sans impact sur ce que peut ressentir sur le plan émotionnel le jeune joueur. Encore trop souvent, dans les premières expériences motrices, l’intervention pédagogique du formateur est centrée sur la maîtrise technique du « geste » dans des situations simplifiées, déconnectées de la finalité du champ d’apprentissage : la confrontation.

Ce contenu d’enseignement se définit par des situations d’apprentissage organisées, orientées et dictées par un formateur qui laisse très peu de place aux comportements ludiques et compétitifs, propres à un enfant de cet âge. Dans cet itinéraire pédagogique sans « pression » ou les caractéristiques fondamentales du jeu foot, partenaires, adversaires, incertitudes ne sont pas présentent, le joueur débutant ne va pas rencontrer les contraintes et attitudes émotionnelles susceptibles de développer efficacement son activité affective.

Il n’est donc pas aisé pour l’enfant, qui a assimilé la maîtrise gestuelle hors contexte match et ensuite placé en situation d’affrontement de maîtriser les tensions générées par le « vécu » affectif dégagé par un environnement rempli d’incertitudes.

Affectivité et émotivité au cœur du jeu

Une passe réalisée dans un exercice par deux face à face, ne déclenche pas le même niveau d’intensité émotionnel, qu’un échange de passes réalisé en situation d’opposition ou l’adversaire par ses actions crée l’incertitude et ou les contraintes spatiales et temporelles nécessitent un traitement informationnel. Les émotions ne se développent qu’au cœur du jeu, elles correspondent à la pression temporelle inhérente au jeu d’opposition et à la confrontation en rapport direct avec le combat physique et la pression du résultat

C’est donc, en situation de match, que l’enfant vit et s’approprie avec ses différences, les « vécus » affectifs en tant que moyens pour répondre aux enjeux de l’affrontement. Chaque situation, est pour l’enfant apprenant une nouvelle expérience psycho-affective personnelle vécue avec ses déceptions et ses joies qui ne peuvent être assimilées et comprises que par lui-même. C’est toute sa personnalité qui s’exprime, c’est le début de l’invention de soi…

S’entrainer au match

L’apprentissage global et situationnel de la méthode L ED qui réunit un maximum de facteurs liés à la réalité du match, partenaires et objectifs communs, adversaires et notion d’opposition, permet à l’enfant de s’entrainer à la confrontation, et découvrir « l’esprit » si particulier de la compétition. Dans ce « copier-coller » d’une séance de foot de rue, ou pression et tension sont omniprésentes, l’enfant débutant à l’occasion autour de sa propre logique, de solliciter et moduler à des degrés divers ses ressources psychologiques et affectives, ainsi que les variables que sont le contrôle des émotions, la peur de l’échec, la prise de risques.

En utilisant les situations d’opposition comme moteur « déclencheur » d’apprentissage, la méthode L. E. D, permet à l’enfant, de s’approprier et développer ; autonomie et adaptabilité psycho affective.

Le rôle du formateur

Il n’y a pas de modèle dans l’évolution psycho affective personnelle du jeune joueur, il n’y a pas non plus de progression préétablie. La pression due à la compétition est parfois dommageable et chaque enfant réagit différemment quand les tensions émotionnelles négatives l’envahissent.

Le rôle du formateur dans cet environnement stressant est de créer un climat de confiance qui va développer une stratégie motivationnelle pour que l’enfant se dise : ‘’je peux tenter quelque chose, j’apprends, j’ai le droit à l’erreur, je recommence. C’est dans ce contenu « sécurisant » que l’enfant accompagné et guidé par l’éducateur adoptera avec ses différences, d’autres comportements et d’autres manières d’être soi-même…en rapport avec l’objectif recherché ; gérer et éliminer les tensions internes négative
N'hésitez pas à m’envoyer vos commentaires, réflexions et expériences, il reste encore beaucoup à découvrir sur ce sujet. Bon travail …

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José Huynen

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09/02/2023

Le « un contre un », apprendre à construire le partenaire

Optimiser la co construction

Dans l’enseignement du « un contre un » l’apprentissage et le développement des choix tactiques individuels ne doivent pas se limiter au porteur de b***e. Joueur débutant, « le porteur de b***e » est parfois dans l’incapacité de résoudre les problèmes posés par l’action duelle. Pour éviter la perte de b***e et favoriser la production efficace de la continuité du jeu « offensif », le rôle du partenaire du porteur de b***e est primordial. Il doit se sentir engagé et responsabilisé dans l’action collective dans le but de comprendre les actions et les choix du partenaire. Cette démarche permet aux deux acteurs, le joueur en duel et son partenaire, de développer un réseau de communications d’actions motrices qui favorisent l’action duelle et la conservation collective du ballon. C’est le début de l’apprentissage du « pouvoir être » relationnel.

Observons un jeune joueur qui , en situation de duel, tente de jouer le partenaire et ne réussit pas.

Faut-il lui apprendre à s’organiser sur le plan « structuro postural » en dispensant une approche codifiée, ou le formateur guide, informe, corrige, et impose une « gestuelle » hors de son environnement de performance, pour la réinvestir après en situation de match. Faut-il continuer à lui dispenser cette pédagogie « fermée » avec ses itinéraires balisés, complètement quadrillés, ou les réponses motrices sont souvent connues d’avance…
Je ne pense pas. Il faut, dès le plus jeune âge, dispenser cet apprentissage « complexe » en situation contextualisée, ou la performance motrice s’articule autour de la relation entre le joueur, l’environnement et les tâches à accomplir. Apprendre à lire la conduite du partenaire, ne peut s’acquérir que sur la base d’un travail en opposition. C’est dans cet espace dynamique que l’enfant « agissant », apprend tout en exprimant ses émotions, à construire l’expression de sa logique motrice.

Auto organisation cognitive

Dans la méthode L. E. D le joueur débutant apprend en premier à développer la capacité « perceptive » qui lui permet de « s’informer » dans l’espace où se trouve l’adversaire, (espace proche), discerner la position du futur partenaire, (espace éloigné) et situer la cible à atteindre et à défendre. Cette prise d’info dans des situations ou l’incertitude et l’évolutivité sont parties prenantes développe chez le jeune joueur une « vue opératoire » qui correspond à ce qu’il voit, et peut faire en temps réel.
C’est dans ce système de jeu, que le jeune joueur à partir du processus « perception décision » s’approprie en toute liberté d’action les savoirs spécifiques « spontanés » liés aux actions d’opposition / collaboration.

Module d’apprentissage : « un contre un «, apprendre à construire le partenaire.

Objectif spécifique : Augmenter la fenêtre perceptive en apprenant à lire et interpréter les informations liées à la situation prioritaire : le duel, tout en utilisant par séquence la vision périphérique pour situer la position du partenaire.

Espace de jeu

Longueur 20m Largeur 12
Deux buts : un grand but, 5 mètres le large, défendu par un gardien, un petit but de 2 ,50 m, sans gardien.
Une ligne médiane divise le terrain en deux zones une offensive, une défensive.

Organisation de départ

4 joueurs : A et B s’opposent en duel « un contre un ».
A attaque le grand but défendu par le gardien C.
B attaque le petit but, sans gardien.
D est le joueur partenaire du joueur A, il évolue hors espace jeu, le long de la ligne de touche.

Consignes de jeu

°°°° C’est le joueur D (partenaire) qui engage par une passe, au joueur A son coéquipier, le début de la séquence et les ballons sortis. Quand le ballon sort côté but défendu par le gardien c’est ce dernier qui réengage le ballon à son partenaire B. Dans ce cas de figure le joueur adversaire se positionne dans sa moitié défensive et ne peut engager le duel que lorsque son adversaire touche le ballon.
Pour comprendre les problèmes que peuvent rencontrer les jeune joueurs « acteurs » de ces situations, ils doivent être confrontés aux différents rôles : joueur en duel avec un partenaire, joueur en duel sans partenaire ; joueur gardien ; joueur partenaire. Une rotation des joueurs aux différents postes s’impose.

Variables didactiques

Le joueur B peut utiliser le gardien comme partenaire.
Le joueur partenaire (D) change de côté à chaque passe à son partenaire.

Objectif d’apprentissage prioritaire .Développer l’équipement « perceptif et réflexif » pour jouer avec l’autre.

Taches perceptives spécifiques du porteur de b***e

L’action que le joueur porteur de b***e entreprend ne peut être comprise que dans un rapport à l’adversaire, à lui-même et au partenaire, il doit,

°°°° développer une meilleure vision et compréhension des placements et déplacements de son adversaire direct, et du joueur partenaire

°°°°apprendre tout en tenant compte de l’incertitude que crée la situation duelle à discerner les possibilités comportementales et anticipatives des actions futures du partenaire.

°°°° intégré dans ses actions visuelles l’emplacement du but à atteindre, et du but à défendre.

Taches perceptives spécifiques du partenaire

L’action que le joueur partenaire entreprend est un « guide » en tant que déclencheur d’échange de b***e

°°°° il doit créer les conditions de la réussite d’être partenaire, par des placements et déplacements afin d’être « accessible », et pouvoir devenir éventuellement réceptionneur.

°°°° il doit apprendre à percevoir et interpréter « l’incertitude » créée par la situation duelle et tenir compte des pouvoirs « d’agir » du partenaire porteur de b***e.

Développement de l’intelligence situationnelle, voir, lire le jeu, décider…

Les joueurs impliqués dans cette situation apprennent à scanner l’environnement afin de percevoir et capter les différentes informations qui se dégagent de l’espace de jeu. Associé à la pression qu’engendre l’action duelle, cela rend la situation très riche en apprentissages cognitifs Dans cet environnement authentique, la prise d’information, le décider de faire, et la concrétisation de la décision, favorisent la découverte des problèmes et permet à l’enfant de les solutionner en fonction de ses ressources avec prise d’initiative et spontanéité.
Dans une forme de lâcher prise technique, l’enfant est « joueur acteur » de ses réponses constituées d’ajustements inconscients. Pas d’actions modélisées, programmées, téléguidées par un formateur impatient d’intervenir… trop tôt. Place à l’auto gestion motrice, aux constructions gestuelles personnelles, intuitives, créatives et originales. Place à la pédagogie du foot en liberté…

Le rôle du formateur

°°°° Être présent pour assurer les règles fondamentales qui régissent le foot.

°°°° Concevoir des situations contextualisées porteuses de problèmes appropriés au développement de l’objectif pédagogique recherché.

°°°° Observer sans jugement de valeur quelles actions motrices l’enfant maitrise de manière spontanée, répétitive et préférentielle.

°°°° Laisser l’enfant découvrir son identité motrice à travers l’appropriation intime de sa technique, qui s’appuie sur ses points forts et sur ce qu’il sait faire naturellement.

Il s’agit d’une démarche innovante qui interpelle, je comprends vos interrogations. J’espère simplement, avoir déclencher votre curiosité qui vous incitera peut être, à intégrer à titre « d’expérimentation » la philosophie d’apprentissage de la méthode L.E.D.

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Affaire à suivre...

José Huynen
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Le « un contre un » : une approche différente dans l’apprentissage.La déstructuration de la vision traditionnelleFini le...
22/12/2022

Le « un contre un » : une approche différente dans l’apprentissage.

La déstructuration de la vision traditionnelle

Fini le schématisme des situations préétablies et standardisées, plus question de séquences d’apprentissage d’actions de dribble normalisées, qui travaillent isolément l’automatisation de la tâche motrice.
Fini le schématisme des séquences d’apprentissage du geste du « bon dribbleur » dispensées par un formateur qui se projette dans des explications et analyses techniques sans que l’enfant qui l’exerce n’en ait conscience et surtout n’en perçoive pas les effets…

Un regard pédagogique nouveau

Dans la méthodologie L. E. D l’enfant n’est pas, n’est plus, un simple pion sur l’échiquier des stratégies formatrices de l’éducateur. Le développement de l’action de dribble se construit en situation « d’opposition » dans le jeu, face au jeu, pour le jeu.

Les options motrices du « un contre un » sont le résultat de l’interaction entre l’activité perceptive et décisionnelle du jeune joueur et la réalité du jeu. Il n’y plus de décalage entre intentions tactiques, voir, interpréter et réalisation gestuelle, le dribble. L’enfant développe sa capacité à partager ses ressources entre la tâche cognitive et la motrice. C’est l’apprentissage « global » situationnel.

Le jeune joueur apprenant dans cet environnement instable et contraire à son propre projet, gère à son grès et développe de façon fortuite et spontanée la construction d’une approche motrice personnelle de l’action duelle.
Il ne s’agit plus de centrer le travail d’abord sur les aspects techniques de l’action « dribble » pour les intégrer après dans le jeu, mais de valoriser son développement et évolution par le jeu. La méthode L. E. D par son approche « situationnelle » favorise l’auto apprentissage dynamique, ou les solutions sont recherchées dans le « faire » … spontané, instinctif, créatif et diversifié du jeune joueur.

Module d’apprentissage du un contre un

Objectif spécifique : Découvrir et apprendre à résoudre les problèmes informationnels et décisionnels posés par les actions duelles dans une situation qui contient les logiques spécifiques du jeu « foot », but à atteindre et à défendre, choix et réversibilité individuelle, pression… Unité d’apprentissage : développer l’action de « un contre un » sous pression temporelle et en présence d’une certaine densité de joueurs.

Espace de jeu : longueur 20 mètres, largeur 12 mètres. Trois terrains de 5 mètres sur 12. Distance entre les terrains 2,50 m, deux petits buts de 2 m de largeur sur chaque terrain.

Situation de départ Trois duos de deux joueurs, un ballon par duo : terrain 1, / A contre B – terrain 2 / C contre D – terrain 3 / E contre F

Sur chaque terrain le 1 / 2 /3 se déroule un duel un contre un.
Situation complexifiée : les duos se placent sur leur terrain respectif (terrain 1 /A contre B, terrain 2…terrain 3) Les trois duos, après engagement de la séquence, jouent le « un contre un » sur tout l’espace de jeu de départ (20 m sur 12m, 3 terrains, 3 buts à attaquer, 3 buts à défendre). Le joueur en possession du ballon a le choix d’attaquer sur l’un des trois buts. Les situations de duel sont déclenchées…

°°°°Alterner dans la même séance la situation de départ et la complexifiée.

°°°° Variez la composition des duos.

Cette situation génère une cascade de duels, d’évitements, de pertes de b***e avec de nombreux changements de rôles : attaquant /défenseur. Dans ce désordre ou les évènements s’enchainent de manière imprévisible, l’enfant débutant apprend à contextualiser le travail technique du « un contre un », à partir des tâches cognitives : perception et décision. Il est l’agent de sa propre construction motrice qu’il s’approprie de manière spontanée et sans règles d’actions.

Le formateur « observe » le développement moteur, en acceptant les erreurs et la diversité des réponses qui sont le reflet de l’identité motrice de l’enfant apprenant. Pas de communications ni d’interventions sur l’activité de l’enfant qui réguleraient directement le processus d’apprentissage. L’impact du formateur est plus affective qu’informelle. C’est l’apprentissage en liberté..

Le formateur dans le rôle de metteur en scène
Tout l’art du formateur est d’architecturer la construction de situations d’apprentissage qui par leurs contenus va favoriser la découverte et l’appropriation par le jeune joueur débutant de l’action motrice « un contre un ».

Mais pas que ça, il met en scène ces situations créatrices de réponses motrices, pour ensuite sans intervenir, observer et étudier le comportement moteur et socio affectif de l’enfant. Il liste les indices comportementaux observables des enfants en situation de « duel » afin de repérer les joueurs qui de manière spontanée autonome et efficace, déséquilibre l ‘adversaire pour s’engager au bon moment dans son espace proche.

Ces jeunes joueurs sont nés « dribbleur » la situation duelle guide leur comportement offensif… Doté de prédispositions génétiques exceptionnelles et géré par une forte personnalité ce profil de joueur qui maîtrise le dribble de débordement est rarissime. Après avoir découvert « l’artiste », protégez-le et surtout faites le grandir en l’accompagnant dans sa progression, sans déstructurer sa construction motrice spontanée.

Et puis il y a les autres joueurs

En pratique « libre » le jeu permet aux enfants débutants d’identifier en dehors du dribble de débordement, les autres réponses motrices possibles. Ils ne sont pas nés « dribbleur » mais le duel est l’essence même du jeu, l’apprentissage de cette action est pour ces enfants « incontournable ».
Pour assumer ces différentes actions, il est important que le formateur amène ces jeunes joueurs à les maîtriser, à les orienter et non les subir …Ils pourront ainsi s’approprier les habiletés essentielles de l’action duelle : conduire, maîtriser et conserve le ballon. Ces actions permettront à l’enfant d’augmenter le temps de prise d’information et de décision pour sortir de la pression adverse et enclencher d’autres actions de jeu.

Réflexion

°°°° Le degré de « réussite » de l’action « un contre un » se développe et se mesure dans son adéquation à la situation dans laquelle elle s’inscrit. Cela n’a plus rien à voir avec la description et l’apprentissage du dribble, en fonction de sa conformité à un modèle gestuel « idéal » …

°°°°Parmi toutes les ressources bio mécaniques, informationnelles, énergétiques, psycho affectives que l’enfant doit mobiliser pour apprendre le « un contre un » j’ai choisi de centrer en premier, un enseignement sur le versant informationnel.

Après la parution du texte « une expérience qui interpelle » vous avez été nombreux à m’envoyer vos commentaires, analyses interrogations, expériences, approbations… Les mails se croisaient, le débat a été très riche, J’ai apprécié votre participation.

Cela me fait vraiment plaisir de savoir que cette conviction personnelle est partagée avec vous, qui accompagnez ma pratique, me fixez une exigence de formation et consultez sans cesse le contenu de la méthodologie d’entrainement L E D.

Juste envie de partager
Affaire à suivre.

José Huynen
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