04/09/2026
Septembre, le mois de l’Hermite, la neuvième lame du Tarot.
Une carte qui invite à avancer doucement, une lanterne à la main, en éclairant simplement le chemin qui se présente à toi.
Septembre est un mois de reprise. Les activités reprennent, les agendas se remplissent, le rythme des enfants s’accélère à nouveau et la vie semble repartir à toute allure.
Et pourtant, quelque chose commence déjà à ralentir.
La lumière se fait plus douce, les matins plus frais, et dans la nature apparaissent peu à peu les premières nuances d’or, de cuivre et d’orangé. L’automne se glisse doucement dans tes journées, comme une invitation à rentrer chez soi, et peut-être aussi, doucement, à revenir à soi.
Septembre est pour moi un mois tout particulier, puisqu’il porte aussi la mémoire de notre engagement, notre anniversaire de mariage, le 28. Une date qui vient ajouter à ce mois de transition une résonance intime, celle du chemin parcouru ensemble et de tout ce qui continue de grandir, saison après saison.
Alors, tandis que la vie extérieure me sollicite beaucoup, j’ai envie de suivre le mouvement de l’Hermite : me retirer un peu du bruit, écouter davantage ce qui murmure à l’intérieur, honorer mes envies, mes besoins, mon rythme. Créer des espaces de silence au milieu du mouvement. M’offrir des pauses, des instants de douceur, des parenthèses où je n’ai rien à faire, sinon respirer.
Peu à peu, je me tourne vers des plaisirs plus simples, des soirées plus chaleureuses, des matières douces, une lumière tamisée… vers ce besoin de cocooning qui accompagne naturellement le changement de saison.
Septembre me rappelle ainsi qu’il n’est pas nécessaire de tout suivre au même rythme.
Que ralentir n’est pas renoncer, mais revenir à l’essentiel.
Que prendre soin de soi est aussi une manière d’avancer.
Alors, tout doucement, je ralentis. J’écoute ma petite lumière intérieure. Et, comme l’Hermite, j’avance pas à pas, dans la douceur de cette nouvelle saison qui s’annonce, en laissant derrière moi ce qui n’a plus besoin de m’accompagner, en faisant de la place pour ce qui, désormais, demande simplement à éclore en moi.
Bel automne à tous.