18/05/2026
TC Domaine : les femmes passent, les hommes trépassent !
Ce week-end se disputaient les très attendus 1/16e de finale des interclubs pour nos valeureux MD400 et nos surprenantes WD50. Deux rencontres, deux ambiances… et surtout deux dynamiques radicalement opposées au TC Domaine.
MD400 : le grand naufrage ?
Du côté des hommes, le constat devient inquiétant. Ducharneux n’y arrive décidément plus. La question brûle toutes les lèvres dans les travées du club-house : a-t-il atteint le plafond de verre de sa progression… ou est-il simplement condamné à être mal accompagné à chaque rencontre ?
Le débat reste entier. Certains anciens nous rappellent toutefois qu’il aurait déjà connu pareille mésaventure en 1994 lorsqu’il trônait fièrement dans l’axe défensif de l’US Solrézienne aux côtés de Patrice Houze. Une époque où les relances approximatives étaient déjà une marque de fabrique.
Autre homme fort de cette débâcle : Xavier Bauwens. Triplement défait lors de cette rencontre, il livrait une analyse tactique d’une rare lucidité :
« Tu peux perdre une fois, mais pas trois ! Tu peux perdre deux fois, mais pas trois ! Tu peux perdre trois fois mais… ha ben si en fait… »
Une déclaration qui résume parfaitement l’état mental du groupe.
Joint par téléphone, Michel Errico s’est montré particulièrement incisif concernant la prestation de ses coéquipiers. À notre question de savoir s’il n’était pas temps de “chercher l’apprentissage dans la défaite”, il répondait sèchement :
« Mon équipe n’est pas dans une phase d’apprentissage ni un groupe en reconstruction ! Il s’agit d’un véritable échec ! Être finaliste en 2024 puis champion en 2025 pour sortir aujourd’hui par la petite porte, c’est invraisemblable ! Certains ont peur de gagner ou s’imaginent déjà au bar quand on mène 5/2 avant de perdre 5/9 ! »
Des mots forts. Très forts. Peut-être même plus précis que certaines bandeja observées ce dimanche.
WD50 : le Domaine voit la vie en rose
Chez les dames, en revanche, le soleil brillait au-dessus du Domaine. Pour leur toute première année de compétition, les WD50 décrochent une qualification historique pour les 1/8e de finale et se déplaceront en terre liégeoise dimanche prochain.
Certes, la préparation orchestrée par le manager Noiret a parfois flirté avec les limites du règlement moral — donner quatre adresses différentes jusqu’à 22h40 la veille de la rencontre à des adversaires venant de Visé reste une stratégie “borderline” — mais force est de constater que cela a porté ses fruits.
Tel un rouleau compresseur sous Spritz, Mélanie, Isabelle et Aurélie ont littéralement soigné leurs statistiques, s’imposant comme les véritables cadres de cette équipe.
Yanice et Lora, elles, continuent d’emmagasiner une précieuse expérience pour la suite de la compétition tandis que Claire Errico poursuit son petit bonhomme de chemin avec humilité et bienveillance.
Interrogée sur la sortie médiatique de son père, elle déclarait avec beaucoup de calme :
« Je pense avant tout à mon papa et à sa sortie hasardeuse dans la presse… Réagir à chaud ne lui réussit pas toujours. Je peux entendre la difficulté de cerner le problème. Mon père, n’ayant jamais vraiment eu l’opportunité — ou parfois le talent — de mener une rencontre, peine sans doute à comprendre certaines situations. Et sans trop de réflexion, il estime parfois que c’est un échec. Mais l’important, c’est qu’on ne perd jamais : on apprend et on progresse. »
Une réponse pleine de maîtrise… et probablement plus maîtrisée que certains smashs masculins aperçus ce week-end.
Une chose est désormais officielle : cette saison 2026 du TC Domaine est celle de la gente féminine.
Les femmes passent.
Les hommes trépassent.
Rendez-vous demain pour le compte-rendu tennis… avec, espérons-le, moins de drame humain