Le dressage tendre avec Lélia

Le dressage tendre avec Lélia Des cours de dressage équestre alliant la tendresse, le partage mais avec une juste tension, une attention.

12/04/2026

Et l'échauffement? On en parle peu!
Et pourtant!
L'échauffement va dépendre du mode de vie du cheval pour commencer: on échauffe pas de la même façon un cheval qui vit au box et un cheval qui vit dehors.
C'est une évidence et je ne vais pas m'att**der dessus.

L'échauffement idéal doit pouvoir sur faire aux 3 allures, dans la décontraction et les rênes détendues.
J'appelle ça "prendre un café à la machine à café avec sa collègue": avant d'aller bo**er, on se fait un petit plaisir en s'interrogeant mutuellement du "comment ça va aujourd'hui"?

En fonction de la réponse, on va pouvoir orienter la séance.

Mais pas trop vite: nous n'en sommes qu'à l'échauffement.

Voilà la belle théorie: l'échauffement aux 3 allures, rênes longues...
Ca ne va pas à tous les chevaux!

J'ai un dragon qui a besoin de cadre à l'échauffement, c'est le moment où il faut lui dire "ça sert à rien de shooter dans la machine à café, faut juste suivre les instructions et t'auras ton café".
Si on ne met pas de cadre, gentiment mais clairement, elle va rester dragon toute la séance.

J'ai un autre modèle "dragon" mais qui se met derrière les aides, se retient complètement, rouspète à la moindre demande et si on lui demande trop fort... Ca crache le feu!

Et puis, j'ai le modèle ronfleur: celui qui arrive en p*ste, complètement éteint et si on le brusque, il se ferme comme une huître et ne répond plus à rien...

Il faut 3 échauffements très différents pour ces 3 chevaux au mode de vie pourtant identique.

Le dragon n°1, faut accepter qu'on va avoir le stroumpf grognon pendant 15 minutes: j'aime pas marcher... Ok on trotte...nan, j'aime pas trotter... Ok on marche mais sur la p*ste... Nan, j'aime pas la p*ste... J'aime pas les jambes, j'aime pas les mains,...
La cavalière subit le caractère orageux pendant l'échauffement. Une fois cette phase grognon passée, ça change du tout au tout "regarde comme je fais bien, c'est facile en fait", une vraie générosité de dragon.

Le dragon n°2, faut le mettre dans le travail en lui proposant des trucs qu'il aime bien: le 2 p*stes, ça lui permet de rentrer dans le travail plus facilement. Avant même d'avoir trotté, hop, un peu de 2 p*stes et puis ça roule bien plus facilement... Et inutile de vouloir galoper à l'échauffement: le dragon n'aime pas ça!

Le ronfleur... Celui qui teste la patience, dont il faut accepter qu'on va se taper 15 minutes de traîne savate... Ah, il va marcher, trotter, et galoper mais tellement mouuuuu. Puis, peu à peu, si on est patient, si on ne le brusque pas, il va se donner de plus en plus... Et la séance qui a commencé avec un cheval plus qu'endormi peut se finir avec un joli piaffer.
Parce que si on ne le bouscule pas, il se révèle généreux et disponible.

J'en ai eu un aussi qui était une vraie planche si on le montait "à froid": faire 15 minutes de travail à pied (cercles, voltes, 2 p*stes) et il était complètement disponible et souple quand on se mettait dessus.

Tout cela pour dire que l'échauffement est primordial pour une bonne séance mais que cet échauffement doit se faire avec la coopération pleine du cheval.
Et être adapté à chaque cheval.

06/04/2026

Plus le temps passe et plus il m'est compliqué de "simplement" donner cours à un cavalier sans penser au cheval.
Alors bien sûr, tout le monde pense au cheval allez-vous me dire.
Mais y pense comment?

Parfois je dis "le cheval m'intéresse plus que le cavalier".
C'est vrai, mais pour que le cheval aille bien, il faut, entre autres que le cavalier aille bien.

Enfin, c'est un des paramètres.
Mais comment donner cours en fermant les yeux sur ce qui empêche le cheval de donner le meilleur de lui-même?
Comment accepter certaines "erreurs", commises sans volonté de nuire, évidemment.

Comment demander à un cheval d'allonger ses foulées, de se propulser avec aisance,... si il est mal dans ses pieds, mal paré, mal ferré,...?

Comment demander à un cheval d'être perméable dans son dos si la selle l'en empêche?

Comment demander à un cheval de se poser sur le mors si celui-ci ne correspond pas à sa morphologie?

Comment demander à un cheval d'être détendu si il a des ulcères parce que son alimentation et son mode de vie sont une source de stress importante?

C'est compliqué, parce que chacun fait avec des paramètres définis.
On peut souvent améliorer, changer des choses,...

Changer un bridon, une embouchure avec l'aide de professionnel tel Equibitfit, c'est assez simple et relativement abordable.

Changer une selle, c'est déjà un autre budget, une démarche plus compliquée car c'est très compliqué de trouver une bonne selle, modulable,... Depuis plus de 15 ans, je confie le dos de mes chevaux à Wow.

Changer le maréchal ou la méthode d'entretien des pieds, c'est une démarche assez simple sur papier, mais dans la réalité, il en est tout autre, parce que bien souvent, il faut remettre beaucoup de choses en question et amasser des tonnes d'informations pour se sentir à l'aise avec ses choix.

Changer l'alimentation est aussi une démarche compliquée: les connaissances en la matière sont souvent très limitées et l'on préfère faire confiance à une marque... Et donner un aliment industriel à son cheval.

Quant à changer le mode de vie, rares sont ceux qui peuvent se donner les moyens d'oser tout changer.
Comme Quintila Quintila, qui a changé son mode de vie citadine pour découvrir les joies et les déboires d'avoir le cheval à la maison... Mais qui ne reviendrait en arrière pour rien au monde, je pense.
Ou comme Kathleen Thayse, la plus f***e de toutes, qui a tout changé pour son poney Icar et qui remet encore une fois beaucoup de choses en question pour sa princesse Galistra.

Et attention, faire des changements, ce n'est pas toujours dépenser plus d'argent, au contraire, beaucoup de ces changements font économiser nos précieux deniers.

Un cheval plus sain, mieux dans son corps, dans sa tête,... C'est un cheval qui ne voit pas le vétérinaire.
Et ça, ce sont des vraies économies!!!!

Et quand "l'outil-cheval" fonctionne au mieux, le cavalier peut mieux apprendre, demander plus, faire les choses avec plus d'aisance, plus de précision, plus de justesse et surtout, le plus important: AVEC PLUS DE PLAISIR!!!

18/03/2026

De l’importance du juste contact et d’avoir la main « fixe ».
Fixe par rapport à quoi??? Quel est le repère juste?
La bonne réponse est « fixe par rapport à la bouche ».
La bouche se déplace à cause du mouvement de balancier de l’encolure au pas et au galop.
La main doit donc suivre le même mouvement pour assurer un contact stable, permanent et « invariable ».

13/03/2026
Pour le moment, ma vie est remplie de bourrasques, mais il suffit que je pose mes deux pieds dans le sable, que je porte...
07/03/2026

Pour le moment, ma vie est remplie de bourrasques, mais il suffit que je pose mes deux pieds dans le sable, que je porte mon regard sur un couple équin-humain et tout s’apaise.
Merci à toutes pour votre confiance, elle me nourrit.

26/01/2026

Mettre une vidéo sur Facebook c’est aussi prendre le risque de subir des critiques (positives ou pas).
Ce ralenti permet de souligner une chose importante dont je parle sans cesse: la qualité du contact.

Sur cette vidéo on voit clairement l’impact du trot de la cavalière sur la bouche du cheval.

Chaque fois qu’elle s’assied, ses mains reculent, la bouche du cheval s’ouvre malgré une muserolle bien ajustée.

J’appelle cela « trotter en prenant son équilibre sur ses mains »
Si on interdit à ce type de cavalière de tenir ses rênes, elle aura beaucoup de difficulté à trotter assis ou même enlevé.

19/01/2026

Un petit coup de gu**le ce soir...
Serait-on encore à l'âge de pierre où c'est celui qui crie le plus fort qui gagne?
Et donc partant de ce principe, celui qui a les pieds dans le sable et qui crie sur son élève serait le gagnant...

J'ai eu des moniteurs comme ça, certains ont brisé mes rêves (peut-être des utopies, mais était-ce une raison valable pour les briser?), d'autres qui étaient moqueurs pour faire rire les spectateurs pendant que j'essayais de rester concentrée et connectée à mon cheval.

Est-ce que j'ai appris de ces leçons-là?
Absolument rien, au contraire, j'ai perdu.
Perdu de la confiance en moi
Perdu de la confiance dans les professeurs
Parfois perdu confiance en mon cheval aussi, puisqu'on m'expliquait que c'était une carne.

Alors, ce n'est pas l'équitation que j'ai envie d'enseigner.

Monter à cheval, c'est compliqué, cela demande du courage et des sacrifices.
Mais cela apporte au moins, sinon plus, de joie et de fierté, pour peu qu'on ose les exprimer.

Bien sûr, parmi mes élèves, je n'ai pas de champion du monde.
Pas non plus de cheval de niveau international
Mais des couples qui ont envie d'avancer, se mieux se comprendre et de retirer du contentement de leur travail.

Et moi, ça, ça me va.
Voir des couples évoluer, des cavalières descendre de cheval avec le sourire, des chevaux sortir "encore frais" de leur séance.
Voir que petit à petit, les choses deviennent plus fluides, plus faciles, que le cheval et le cavalier osent un peu plus se faire confiance l'un l'autre et en eux même aussi.
C'est un cadeau dont je ne me lasse pas.

Bien sûr, il y a des séances plus compliquées, des jours "sans" mais il y a toujours quelque chose de positif à en retirer, toujours.

Et puis il faut être clair envers soi-même aussi: si on trouve que son élève est nulle et fait n'importe quoi... Ne serait-ce pas l'enseignement le problème? C'est quoi un enseignant qui n'est pas capable de faire évoluer ses élèves????
C'est le contraire de la pédagogie
Pour rappel, la définition de la pédagogie dans le Larousse: Aptitude à bien enseigner.

23/12/2025

J'ai parlé, lors de ma dernière intervention de nos émotions.
Hier un cheval m'a rappelé que eux aussi, il avait des émotions.

Un petit cheval fracassé de la vie est arrivé dans mon écurie en mettant un peu son pied dans la porte.
Pendant un an, je lui ai dit "tu as le gîte et le couvert, pour le reste, tu te débrouilles".
Je ne connais que ses 2 dernières années, avant il était en Espagne, je sais juste qu'en passant la frontière, il a perdu 8 ans et a changé de couleur... Vous me suivez?

Hormis le monceau de douleurs (tendinites aux 4 membres, pieds pourris, dos en compote, langue quasi sectionnée,...) je ne sais pas ce qui lui est arrivé mais il est aussi gentil que flippé (on le serait à moins).

Maintenant que ses jambes vont mieux, j'essaie de le longer tout doux pour voir si on peut réparer un peu le dos. Il est d'une gentille infinie mais je dois mesurer chaque geste, presque chaque respiration.
Déjà, il ne sursaute plus quand j'approche et ne fuis plus systématiquement quand j'arrive avec le licol.
Hier je m'apprête à le longer, on est dans la p*ste, j'enlève le licol, je sais qu'il ne bouge pas... Mais en posant le caveçon, j'ai cogné son nez pas fort mais c'était trop, il est parti en panique. Calmement, j'ai été le rechercher et il a fallu la moitié de la séance pour qu'il se "désinquiète".

En discutant avec une amie qui était là, on parlait de la patience de s'occuper d'un cheval avec un tel passif. Personnellement, je trouve cela tellement gratifiant d'obtenir sa confiance, de lui montrer une gentillesse qu'il n'a probablement jamais connue et sentir qu'il est profondément reconnaissant, qu'il fait tout ce qu'il peut pour faire plaisir.
J'aurais aimé connaître ce petit cheval quand il avait encore un corps, un coeur et une tête plus intacts.

C'est une des raisons pour lesquelles j'aime donner cours: pas pour obtenir des "beaux points en concours", pas pour faire une "belle figure" mais pour amener le cheval à la générosité et à la reconnaissance et pour cela, il faut éduquer le cavalier, pour qu'il aie conscience de ce qu'il impose ou de ce qu'il demande et de la façon de l'obtenir.
Un cheval qui est généreux et volontaire avec son humain rend tout les rêves possibles.

21/12/2025

Et nos émotions?? On en fait quoi quand on approche son cheval?
Tout dépend du cheval et tout dépend de l'émotion.

Si c'est de la tristesse, la plupart des chevaux peuvent être empathiques et accepter la tristesse, mais attention, ils vont la porter en eux et il faudra remettre de la joie aussi.

Si c'est de la nervosité, de l'agacement, une impossibilité à "redescendre", à se calmer... Le cheval va réagir en fonction de son caractère: l'extraverti va exploser, l'intraverti va se refermer.
La difficulté à ce moment-là pour le cavalier c'est d'être capable de renoncer, de se dire que c'est pas le bon jour, qu'on va faire autre chose.
Sinon, cela va devenir une autre émotion: la colère.

La colère... C'est une émotion que le cheval est incapable de comprendre, parce qu'elle dure trop longtemps, qu'elle nous fait poser des actes injustes, souvent brutaux et je ne parle pas de violence (encore que, il y en a parfois) mais de gestes brutaux incompréhensibles pour le cheval parce que cela ne correspond à rien dans sa tête. Il risque donc d'avoir des réactions qui vont renforcer notre colère et... que le meilleur gagne. Autant dire que personne ne gagne et tout le monde perd au jeu de la colère.

La joie est aussi une émotion qui peut être mal comprise si elle s'exprime trop en terme "humain" et pas assez en terme "équin".
Je veux dire, la grande joie de réussir un concours qui fait que le cavalier explose de joie, lâche les rênes et file de grandes claques à son cheval... C'est une émotion qui ne peut pas être vécue comme un bon moment pour le cheval. Même si celui-ci a appris que c'était normal.

La peur, c'est la plus compliquée des émotions parce qu'on nous a appris qu'il fallait être fort, qu'il fallait combattre la peur, serrer les dents et y aller quand même. La peur nous fait souvent donner des informations contradictoires "j'ai peur de galoper, je ne veux pas galoper mais je DOIS galoper parce que je dois vaincre ma peur". On a donc une demande d'un côté et un frein de tout le corps qui refuse d'y aller, le cheval bien souvent choisi soit de ne pas y aller, soit de se laisser gagner lui aussi par la peur: si l'humain qui est mon guide a peur, il y a certainement une bonne raison".
Personnellement, je ne pense pas que "vaincre" la peur soit la bonne solution, la peur nous sauve la vie. En revanche, il faut raisonner sa peur, l'accepter pour mieux la comprendre et mieux la gérer.

Une partie de mon travail est d'aider le cavalier à mieux vivre et faire ressentir ses émotions (qui doivent exister, il est hors de question de les taire) à son cheval. Pour que celui-ci puisse les porter, les vivre et même souvent aider son cavalier.

Le cheval est également un être plein d'émotions qui bien souvent nous échappent alors que lui ressent pleinement les nôtres.

Partager un moment avec son cheval c'est, encore une fois, une leçon de vie pour apprendre à partager et à gérer mieux ses émotions dans la vie de tous les jours, pas seulement près de son cheval.

Très intéressant.
28/11/2025

Très intéressant.

10/10/2025

2 sortes de cavaliers, ceux qui doutent et ceux qui sont sûrs d'eux.

Les seconds sont plus rares et parfois (souvent) sont d'excellents "techniciens" mais oublient le cheval en dessous d'eux: en 2 coups de cuillers à pot, ils règlent le problème et hop, ça roule.

Les premiers sont toujours en recherche, en réflexion, en doute...

C'est, selon moi, bien plus constructif, de chercher toujours une solution qui passe par la réflexion, la remise en question et l'écoute.

Mais parfois le doute est un frein quand il est mal "utilisé", quand le doute devient un problème d'estime de soi, quand cela devient un défaut plutôt qu'une qualité.
Quand on n'ose pas, quand on passe plus de temps à se dire qu'on n'a pas le niveau, les moyens, les capacités...

Dans ces cas-là, qui sont aussi fréquents que "ceux qui pensent qu'ils savent" (ceux-là m'importent peu, je dois bien l'avouer, enfin, sauf quand ils rencontrent le cheval qui leur explique que ça e va pas se passe si bien)
Dans ces cas-là, disais-je, le choix de l'instructeur est primordial.
Il faut quelqu'un qui va parvenir à donner suffisamment d'assurance au cavalier pour que celui-ci puisse, de lui-même, arriver à ses attentes.

J'entends encore trop d'instructeurs, certes bien intentionnés dans le fond, démonter leur élève, probablement dans le but des les "secouer" pour qu'ils réagissent (enfin, je ne trouve pas d'autre argument pour excuser cette attitude)

-Mon rêve est de faire des changements de pied au galop...
-haha!!! pour ça, il faudrait déjà galoper!!! pfft!!!

-Ce cheval est trop bien pour toi!!!

-franchement, aujourd'hui, t'as super mal monté!

-mais tu fais vraiment n'importe quoi! t'as monté comme une débutante!!!

Voici quelques exemples de phrase entendues.
Personnellement, ça me choque, je trouve ça blessant.

Et blesser quelqu'un, ce n'est pas l'aider à acquérir suffisamment de confiance en lui pour oser faire les choses, oser essayer de réaliser ses rêves équestres, oser s'offrir aux regard d'un public, oser être fier de soi, fier de son cheval, fier du chemin parcouru.

Pour aider un cavalier et surtout aider un cheval à être dans les meilleures dispositions pour accepter le cavalier; il faut savoir féliciter, encourager, être réellement fier du cavalier que l'on a la chance de conseiller.
Certes, ce n'est probablement pas un cavalier de Grand Prix, mais à son niveau, avec ses peurs, ses angoisses, son âge, son corps et son cheval, il fait réellement tout ce qu'il peut.
Il n'est peut-être pas dans la bonne direction, c'est d'ailleurs pour cela que l'instructeur est là.
Et le rôle de l'instructeur, ça va être de se mettre au niveau du cavalier et lui montrer quand ce qu'il fait est bien.
Bien pour son niveau, pas parfait, mais bien pour le niveau du cavalier et du cheval.

Avoir une de mes cavalières qui parvient à enchainer des figures avec son cheval qui, pour la première fois, se pose dans le trot... Ce n'est pas seulement "bien", c'est émouvant, c'est bouleversant et il faut que la cavalière le sache: ce n'est "que" un trot même pas parfait, mais ça représente beaucoup de travail, de patience, de ténacité à monter un cheval très compliqué et ça doit absolument être félicité!!! encouragé!!! complimenté!!!!
Même si, vu de l'extérieur on aurait tendance à hausser les épaules et à dire "ben quoi? il trotte... et alors??? "

Avoir un cheval qui enchaine une reprise dans des conditions difficiles sans faire de défense, c'est une victoire, même si la reprise n'est pas waouw, l'important c'est que le cheval a fait confiance à sa cavalière.

Avoir une cavalière qui a peur au galop mais qui décide de me faire confiance et de galoper... un galop pas rond, pas ordonné, pas "joli"...Mais un galop qui vainc une peur, c'est le plus joli des galops.

24/09/2025

Se remettre en question... Et remettre les profesionnels qui nous entourent en question.

C'est un sujet vaste et très compliqué.

Très compliqué déjà simplement parce que se remettre en question tout court est déjà une gageure mais se remettre en question en dressage, c'est encore plus compliqué.

On s'engage sur une voie qui nous semble être la meilleure au moment où l'on s'y engage; car bien sûr, personne ne va se fourvoyer dans un chemin qui nous apparait comme néfaste au cheval, à soi ou au dressage.
Personne ne veut consciemment du mal à son cheval!!!

Mais il n'empêche que l'on voit encore énormément de gens sur ce que l'on pense être le mauvais chemin.
La question à se poser en premier est évidemment "est-ce que moi je suis sur le bon chemin? Est-ce que je suis légitime pour indiquer un autre chemin à quelqu'un?".

Mais aussi est-ce que la personne à qui je vais m'adresser peut entendre mes arguments (que ceux-ci soient justes ou pas, ce n'est pas le débat)?

Dans tous les cas, chaque nouveau chemin proposé doit arriver au bon moment pour le cavalier et être "bien indiqué", je veux dire doit être expliqué avec bienveillance et ouverte d'esprit.
Et ça, ce n'est pas toujours simple.

Parfois, le cavalier a qui on indique un nouveau chemin n'est pas prêt à le prendre, il le prendra peut-être plus t**d... J'appelle ça "planter une petite graine": si le terrain est propice, elle grandira quand il sera temps, si non, tant p*s, ce n'est qu'une petite graine perdue.

Pourquoi se remettre en question si on a le sentiment que tout marche? que tout roule? que tout va bien?
Peut-être parce que l'analyse du "tout va bien" n'est pas juste mais que les professionnels qui nous entourent n'apportent pas les bonnes réponses ou nous empêchent de nous poser les bonnes questions.

Dans l'idée où l'on aborde le cheval dans sa globalité, prenons l'exemple du pied ferré qui s'abîme.
Le maréchal ferrant a toute une panoplie d'excuses:
-le pied est trop sec, faut pas que le cheval aille trop au pré
-le pied est trop humide, faut mettre du goudron
-le cheval a les pieds plats/hauts/....
Tout cela, ce sont des mauvaises excuses qui renvoient la responsabilité sur le cheval.
Et le cheval n'est jamais en tort, il fait ce qu'il peut avec les contraintes qu'on lui impose.

J'ai un exemple vécu:
La galère pour trouver une selle qui convient au cheval... plusieurs essais, saddle-fitteur, vendeur de selle, jusqu'à trouver la perle: "vu comment votre cheval est de travers, si je ne vous trouve pas une selle, personne n'en trouvera, au revoir madame"
Et voilà. Le cheval est en tort: il est de travers selon le vendeur de selle.
On fait quoi avec ce "non-conseil"???? avec ce constat qui rend profondément triste et surtout n'apporte aucune solution?

Car un vrai professionnel doit toujours apporter une solution ou avoir l'honnêteté de reconnaitre qu'il est, lui, à court d'argument et passer la main à un collègue.

Je vois trop de chevaux engourdis, abrutis par des aides appliquées avec beaucoup d'énergie et de bonne volonté.
Des chevaux qui ne se portent plus.
Ou au contraire des chevaux qui se défendent avec véhémence contre des outils, des aides ou des mouvements qui leur sont douloureux.
La frontière est fragile entre le cheval résigné, le cheval disponible et le cheval qui se défend.

Un dernier exemple: ma jument (trèèèèès compliquée);ça a été la bagarre très longtemps pour lui mettre un mors, j'ai finalement fait venir la fantastique Equibitfit et la situation a été réglée dès l'instant où elle a trouvé le mors que la jument acceptait. Il y a peu, c'est de nouveau conflictuel... Au lieu de forcer, de me fâcher de me dire "pfft, elle le fait exprès"... J'ai fait venir la dentiste et ma jument prend de nouveau volontiers le mors.

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Seneffe

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