18/04/2026
🔲 Des mots justes de sens 👌🏼
▫️une force dans l’écriture
▫️une intelligence émotionnelle et corporelle
▫️une détermination sans faille.
🔲 J’admire ce texte et la dame qui t’a écrit 🌸
À chaque fois que je dis que je suis grosse ou lente, il y a toujours quelqu’un pour me reprendre : « Ne dis pas ça », « ne te dévalorise pas », « sois gentille avec toi-même ».
Mais… pourquoi ?
Grosse et lente, ce sont des adjectifs.
Des mots qui décrivent. Pas des insultes. Pas des jugements. Des faits.
👉 J’ai couru mon dernier 10 km en plus d’1h20 : je suis lente.
👉 Mon IMC (avant ma sleeve) était au-dessus de 35 : j’étais grosse (bon je le suis encore... mais de moins en moins... mais c'est pas le sujet 🙈)
Au même titre que je suis petite, brune, intelligente, solaire… et tout simplement exceptionnelle 😏
Le problème, ce ne sont pas les mots.
Le problème, c’est le poids qu’on leur donne.
À force de vouloir éviter certains termes, on finit par leur accorder un pouvoir qu’ils ne devraient pas avoir.
Comme si dire « grosse » ou « lente » revenait forcément à dire « moins bien », « insuffisante », « pas assez ».
Spoiler : non.
Oui, 1h20 sur 10 km, c’est lent — si on compare.
Oui, c’est même « nul » face à certains chronos.
Mais ça ne dit rien de ma valeur (ou de la tienne)
Rien de ma détermination (ou de la tienne)
Rien de mon parcours (ou du tien)
Rien de qui je suis (ou de qui tu es)
C’est juste un fait. Brut. Sans contexte.
Et peut-être qu’on gagnerait tous à faire la différence entre :
👉 ce que l’on est, factuellement
👉 et ce que l’on vaut, profondément
Parce que non, les mots ne blessent pas par eux-mêmes.
Ce sont les jugements qu’on y accroche qui piquent.
Et moi, aujourd’hui, j’ai décidé de reprendre ce pouvoir-là.
Je suis grosse et lente, et je le vis bien 😌