17/08/2025
Et si...
J’ai travaillé 15 ans comme infirmière pédiatrique en réanimation néonatale.
J’aurais pu faire deux années supplémentaires pour devenir sage-femme.
Mais j’ai choisi une posture non médicale.
Une présence, un ancrage humain.
La pair-aidance, et la liberté d’être guidée uniquement par les besoins et le bien-être des familles.
J’aurais pu avoir le savoir médical et la responsabilité qui l’accompagne…
Mais j’ai l’intime conviction qu’il manque quelque chose quand il n’existe que cette posture auprès des parents, surtout à l’heure actuelle.
Mon rôle est autre : complémentaire, un rôle qui a toujours existé.
Celui de femmes qui veillent, soutiennent, accompagnent… depuis la nuit des temps.
Protéger l’espace, soutenir la physiologie, être cette présence continue, cet ancrage humain que le médical ne peut pas offrir.
Mes expériences de mise au monde : l’une, soutenue et accompagnée, l’autre marquée par l’absence de cette présence m’ont amenée à comprendre, et à vivre dans ma tête, mon cœur et ma chair, le potentiel de deux postures complémentaires auprès des femmes et des familles.
C’est viscéral.
Ces convictions profondes viennent de mon vécu et de la compréhension des deux mondes que j’ai traversés et intégrés, à la fois par mon expérience professionnelle et en tant que femme.
Je suis devenue doula.
Par choix.
Par conviction.
Pas par défaut …
Et je sais, au plus profond de moi, que cette posture change tout.
C’est cette posture-là que j’ai choisie, et que je choisis encore, dans ma pratique de doula au sein de l’ Association Francophone des Doulas de Belgique (AFDB) :
pas celle qui cherche à imiter ou remplacer les sages-femmes,
mais celle qui assume pleinement sa spécificité et sa complémentarité,
pour offrir aux familles une présence unique et irremplaçable.
💭 Et si… sages-femmes et doulas avançaient main dans la main, chacune dans sa posture, au service des femmes et des familles ?
À quoi ressemblerait ce monde ?