01/04/2020
12H30… c’est l’heure du yoga et de la méditation !
Chacun chez soi, comme il se doit, mais dans une communauté d’esprit, un partage de valeurs.
Isolement physique, certes, mais rapprochement humain et spirituel.
Je vous invite à prendre le temps de vous offrir une posture : Balasana, la posture de l’enfant.
Mais avant cela, le yoga étant une discipline à vocation spirituelle, je vous raconte une histoire, celle d'Eisik, fils de Yékel, de Cracovie que j’ai découverte il y a longtemps déjà dans le beau livre de Martin Buber : « le chemin de l’homme ».
Eisik fait 3 fois le même rêve : il rêve de Prague et d’un pont sous lequel est caché un trésor. Après la troisième fois, il se met en route et marche vers Prague. Le pont qu’il avait vu en rêve, était gardé par des sentinelles. Il revint là chaque matin, tournant autour du pont sans pouvoir accéder au trésor. Un des gardes l’interpella : que faisait-il à roder autour du pont ?
Eisik lui raconta son rêve et le garde éclata de rire ! « Et c'est pour un rêve, pauvre vieux fou, que tu as fait à pied, tout ce chemin ! Si l'on devait se fier aux rêves, malheureux, moi aussi j'aurais dû me mettre en campagne car j’ai rêvé 3 fois d’un certain Eisik, fils de Yékel, de Cracovie, et j’ai vu dans mon rêve, le trésor caché sous le fourneau de sa cuisine. »
Eisik s'inclina, remercia et rentra chez lui, dans sa maison et trouva le trésor caché sous le fourneau de sa cuisine.
Ainsi s’achève l’histoire d’Eisik que chacun est libre d’entendre à sa manière, comme tout récit symbolique.
Je vous partage ce qui me touche dans ce récit, découvert il y a longtemps, et jamais oublié.
Eisik écoute son rêve et se met en chemin. Il cherche un trésor loin de chez lui et comprend que ce trésor est dans sa maison, sous le fourneau de la cuisine. Comme lui, je marche, je cherche, je suis en quête … je vais loin de chez de moi pour comprendre que le trésor est là, en moi, au creux de moi, sous le fourneau de la cuisine, c'est-à-dire, le foyer, le centre de chaleur et de lumière de ma maison, le cœur de mon être.
Que cette période de confinement qui nous garde dans nos foyers, soit un moment précieux et nous permette de découvrir en nous le lieu du trésor, le grand trésor de l’accomplissement de l’être.
Marianne Mathieu