Belgian Association for Tennis Development

Belgian Association for Tennis Development Depuis 1998 le Young Team est le moteur de la croissance des jeunes pousses du BATD, cette page est dédiée aux joueurs et professeurs concerné

31/08/2026

Editorial

Deux accidents

Pour la première fois depuis vingt ans, Novak Djokovic a été battu au premier tour d’un grand chelem. Dimanche, en session de nuit à New York, il s’est littéralement effondré face à l’Argentin Mariano Navone (ATP 44) qui a remporté son premier match en 5 sets (7/65 5/7 4/6 6/2 6/1) après 4 h 36 de jeu. Il n’a cherché aucune excuse à sa défaite. Tout simplement son corps n’a pu répondre à ses attentes. Il a souffert du dos, il s’est plaint de crampes, il a vomi à plusieurs reprises et versé quelques larmes. Il a même songé à abandonner, après avoir pensé qu’il pourrait malgré tout se tirer d’affaires quand, menant deux manches à une, il força le break dans la quatrième à 1/1.
Cette défaite représente assurément un tournant dans la carrière du GOAT. En marquera-t-elle pour autant la fin ? On sait que le Serbe a l’ambition de défendre le titre olympique qu’il a remporté à Paris, lors des prochains Jeux et qu’il fera tout sans doute pour être présent à Los Angeles en 2028. Son projet n’est sans doute pas aussi utopique qu’il y paraît car, avant cet accident physiologique survenu hier, il s’est montré performant lors des seuls rendez-vous qui l’intéressent encore. A Melbourne, il a perdu la finale contre Carlos Alcaraz, après avoir éliminé (à la surprise générale) Jannik Sinner ; à Roland-Garros, il disparut au troisième tour, après un marathon exceptionnel, sous un soleil de plomb, contre le jeune Brésilien Fonseca ; enfin, à Wimbledon, il atteignit la demi-finale où il trouva son maître en la personne du revanchard Sinner, le futur vainqueur du tournoi. Qui ne rêverait, cette année, d’un parcours comparable à celui de Djokovic ? On se gardera donc de l’enterrer prématurément : il lui reste quelques atouts dans la manche et il les en sortira sans nul doute à l’avenir s’il se sent encore de taille à jouer un rôle sur le circuit international.
Un autre accident est survenu dimanche, sur le court n° 12 de Flushing Meadows. Hanne Vandewinkel menait 6/2 5/2 contre Karolina Pliskova, aujourd’hui classée 57ème dans la hiérarchie de la WTA. La Tchèque, qui occupa la première place de ce classement en 2017, parvint à remonter le courant qui devait apparemment l’emporter. Elle sauva une b***e de match à 5/4 grâce à une volée peu esthétique, égalisa aux sets et s’empressa de prendre le large à 4/0 dans la manche décisive. Voilà qui est bien malheureux pour notre compatriote ! Reste à espérer que son naufrage ne laisse pas de traces trop longtemps.
Enfin, on signalera qu’Elise Mertens a fait bonne moisson de points à Monterrey. Elle a disputé la finale du tournoi (WTA 500), mais n’a pu la gagner contre la Française Diane Parry (WTA 50), en pleine ascension. Battue 6/4 0/6 6/3, la Louvaniste n’en fera certainement pas une maladie…

24/08/2026

Editorial

Insolite…

Le président Trump a le bras long. Il s’occupe de tout. Il obtient tout ce qu’il désire, à l’exception du prix Nobel de la Paix auquel il aspire. Consolation pour lui : à la veille de l’ouverture de la coupe du monde de football, il a tout de même reçu le magnifique hochet que représente le prix de la paix de la FIFA (Fédération internationale de football) et, mieux encore, alors que la compétition avait débuté, il a obtenu que Pulisic – la star de l’équipe américaine – puisse jouer contre les Diables rouges bien qu’il fût suspendu. Tout cela étant, on peut craindre à présent l’immixtion du chef de la Maison Blanche dans l’organisation de l’US Open dont les qualifications débutent cette semaine.
De fait, que de mesures insolites viennent d’être prises ! Pendant ces qualifications, se tiendra le tournoi de double-mixte qui se déroulera en… trois jours ! Il débutera au niveau des quarts de finale, se jouera en sets de quatre jeux, sans avantages. Il présentera des équipes insolites, telles que celles formées par Djokovic et Sabalenka ou Alcaraz et… Serena Williams, etc. (On notera aussi que les droitiers ne devront pas jouer de la main gauche…) D’autres décisions s’inscrivent dans la ligne politique MAGA qui vise à restituer sa grandeur à l’Amérique : Venus Williams (45 ans), qui n’a plus gagné un match depuis deux ans a reçu une wild-card ! Stan Wawrinka (un Suisse d’origine tchèque, bigre !) en a été privé alors qu’il a remporté le titre il y a dix ans et qu’il joue, à 41 ans, sa tournée d’adieu. Et celle-ci, notons-le, lui a permis d’atteindre le troisième tour à Melbourne et de résister à Berrettini pendant quatre sets (tous montés au tie-break) à Wimbledon.
Pour revenir aux choses sérieuses, on mentionnera que le jeune Français Arthur Fils a remporté dimanche son premier titre en Masters 1000 à Cincinnati. Voilà un titre de nature à donner de l’appétit aux jeunes de la nouvelle génération… Mais en attendant que celle-ci s’impose au sommet de la hiérarchie internationale, on ne saurait passer sous silence le fait que Jannick Sinner a déclaré forfait à New York. Il l’a fait savoir la semaine dernière après un entraînement sur les courts de Monte Carlo. Blessé au genou, il désire s’assurer une guérison complète avant la tournée asiatique. Par contre, il faut saluer le retour de Carlos Alcaraz, absent du circuit depuis avril dernier. L’Espagnol pourra-t-il relever le défi qui lui est posé : briller dans un grand chelem sans aucune compétition préparatoire ? Tout au plus peut-on rappeler que Federer et Djokovic y sont parvenus nag

17/08/2026

Editorial

Le vengeur

Les tournois qui appartiennent à la catégorie des Masters 1000 et qui se prolongent pendant dix jours, ont-ils vraiment leur place dans le calendrier international ? On peut se poser la question. Les Etats-Unis en ont fait leur spécialité ; mais l’épreuve qui se joue pour le moment à Cincinnati – bien qu’elle serve de préface à l’US Open – manque cruellement d’intérêt cette année. D’aucuns soutiendront que l’absence conjuguée de Sinner et d’Alcaraz et l’élimination prématurée de Djokovic (terrassé par la chaleur plus que son opposant) suffisent à l’expliquer ; mais d’autres, moins obnubilés par le vedettariat qui représente à la fois l’oxygène et la bouée de sauvetage des sports professionnels, ne comprendront jamais qu’un joueur puisse faire son entrée en lice quatre jours après l’ouverture de la compétition. Pareille anomalie s’explique par le fait que la décade de l’Ohio n’est accessible qu’à 96 joueurs et que 32 d’entre eux, disposant d’une place de tête de série, sont exemptés du premier tour afin de laisser aux quatre levées du grand chelem leur singularité, complétée par le fait que chaque tour se joue au meilleur des cinq manches. Bref, Zizou Bergs a dû attendre dimanche soir avant de pouvoir croiser enfin le fer avec quelqu’un…
Son adversaire fut le jeune Espagnol Daniel Merida (21 ans) qui appartient à cette génération spontanée dont Jodar s’est imposé, depuis le printemps, comme un chef de file potentiel. Il dispose déjà d’un classement pour le moins respectable (ATP 40) et il n’est assurément pas déshonorant de rendre les armes face à pareil adversaire ; mais c’est bien ennuyeux pour l’Anversois d’adoption de se faire punir aussi sévèrement qu’il le fut par Shelton (6/3 6/2) à Montreal. Il pouvait espérer une meilleure préparation avant de se rendre à New York.
De son côté, Raphël Collignon n’abordera pas l’US Open dans des conditions plus favorables. Il a subi la loi de l’Argentin Mariano Navone (ATP 44), sans faire beaucoup mieux que contre Popyrin au Canada. Depuis sa belle finale à Gstaad, il y a un mois déjà, le Liégeois n’a plus sauvé le moindre set lors de ses deux apparitions sur le continent américain qui lui avait si bien réussi l’année dernière puisqu’il avait terrassé le Norvégien Ruud en cinq manches à NYC. Seule consolation (à vrai dire infime) pour lui : il a trouvé un vengeur en la personne de son compatriote Alexander Blockx. L’Anversois a non seulement pris sa revanche contre Navone qui l’avait battu en mars au Challenger de Cap Cana, mais surtout il s’est qualifié, comme à Montréal, pour le troisième tour – cela lui vaut d’ores et déjà cent points ATP qui consolideront ses positions au classement, en compensant les bons résultats qu’il avait enregistrés il y a douze mois dans des Challengers organisés outre-Atlantique.
Ce lundi, Blockx doit se mesurer avec Cobolli, ce qui s’annonce comme une autre paire de manches… Mais il abordera cette rencontre sans stress véritable puisqu’il n’aura rien à perdre contre l’Italien auquel, par surcroît, il avait fait rendre gorge à Monte-Carlo en avril dernier

11/08/2026

Editorial

Et de quatre…

Les Masters 1000 canadiens de Montréal (pour les messieurs) et de Toronto (pour les dames) ne s’achèveront qu’au milieu de cette semaine, pour céder la place à celui de Cincinatti qui servira de répétition générale avant l’US Open. Mais avant même son épilogue, inattendu de toute manière (puisque ses favoris naturels, Zverev et Sabalenka, ont été éliminés rapidement), on doit constater qu’ils n’ont pas été mis à profit par nos compatriotes.
En fait, seul Zizou Bergs a quelque peu tiré son épingle du jeu. L’an dernier, à la même époque, à Toronto (en raison de l’alternance organisationnelle de cette compétition avec la capitale), il avait subi un échec d’entrée de jeu contre Nava. Cette fois, profitant de sa position de tête de série, il a capitalisé sur un premier tour « bye » en prenant la mesure de Baez (3/6 6/3 6/2) avant de subir la loi de Shelton. Pareille défaite (6/3 6/2) n’a évidemment rien de déshonorant si l’on en juge par les classement respectifs des joueurs ; mais elle n’en présente pas moins un aspect quelque peu décourageant dans la mesure où Zizou et son entraîneur poursuivent le même objectif, inatteignable pour l’heure – celui de lutter à armes égales avec les locataires du top 10.
De son côté, Alexander Blockx a connu une aventure singulière. Il a atteint de 3ème tour de Montréal sans coup férir. Bye eu premier tour, bénéficiant du forfait de Munar, il aurait pu faire une opération d’autant plus juteuse, s’il avait battu le Tchèque Lehecka (ATP 12), que voici douze mois il était rentré bredouille de Toronto. Mais il n’a plus remporté la moindre victoire depuis Roland-Garros, où il se blessa. Certes, l’Anversois s’en remettra ; mais sa convalescence prend du temps et ne pourra passer que par une victoire dont on peut espérer qu’il obtienne au cours des prochains jours dans l’Etats de l’Ohio.
Quant au dernier de nos mousquetaires (qui ne sont que trois…), Raphaël Collignon, il n’a guère fait le poids en face de l’Australien Popyrin qu’il avait pourtant étrillé à Halle en juin dernier. Le Liégeois n’a donc pas été en mesuer de mettre les couleurs nationales à l’honneur, pas davantage que n’y parvint Elise Mertens à Toronto où, au troisième tour, elle a pris (comme à Bad Hombourg, à la veille de Wimbledon) une raclée de Naomie Osaka. C’est donc à la jeune Hanne Vandewinkel qu’est revenu l’honneur de sauver la mise pour la réputation du tennis belge. Elle l’a fait à Landisville, un coin perdu de Pennsylvanie, dans un tournoi (WTA 100) dont elle était la première tête de série. Elle s’est imposée (3/6 6/3 6/1) face à la Russe Anastasia Zakharova (WTA 99), après avoir réalisé des travaux forcés la veille : elle avait dû achever son deuxième tour, puis se « taper » dans la foulée son quart de finale et sa demi-finale ! Ainsi, Hanne Vandewinkel porte à quatre le nombre de trophées ITF qu’elle a conquis depuis le retour de sa tournée australienne manquée en début d’année.

03/08/2026

Editorial

Trois privilégiés

La tournée américaine a débuté avec le tournoi de Washington (ATP 500) qui a permis à Taylor Fritz de montrer qu’il est toujours fidèle au poste après un début d’année compliqué et de rappeler que Rafael Jodar, pour nouveau venu qu’il soit après sa belle saison sur terre battue, compte parmi les meilleurs représentants de la nouvelle génération. Mais la présence de ces deux joueurs, pour talentueux qu’ils soient, en finale d’une épreuve aussi importante que celle du District de Columbia (DC) correspond-elle à ce que les organisateurs de l’épreuve pouvaient espérer ? On en doute…
Le doute ne s’arrête pas là. Au moment où débutent les qualifications du Masters 1000 de Montreal, on sait que Sinner et Alcaraz n’en seront pas. Il n’y a pas si longtemps, les amateurs de tennis se félicitaient sans réserve du fait qu’ils pourraient se délecter pour longtemps des exploits de ces deux champions d’exception. Or, depuis que ceux-ci ont réussi à dominer le circuit, ils donnent l’un et l’autre le sentiment de n’être déjà plus invulnérables : pour des raisons d’ordre strictement physiologique, ils sont contraints de dételer plus souvent qu’à leur tour afin de se refaire une santé. On n’en est donc plus à cette époque véritablement extraordinaire où Federer, Nadal et Djokovic assuraient le spectacle de manière quasi permanente…
Faut-il rappeler que Carlos Alcaraz est absent depuis sa blessure au tournoi de Barcelone ; il a manqué les deux dernières levées du grand chelem et rien ne dit qu’il pourra se présenter à la suivante, à l’US Open. Quant à son rival italien, il est rentré bredouille de Melbourne tout comme de Roland-Garros et de Wimbledon, ces derniers mois et l’on peut se demander légitiment s’il sauvera sa saison dans les Majeurs à New York – bien qu’il ait fait preuve entre-temps d’une régularité remarquable lors des Masters 1000 jusqu’à présent. En tout cas, depuis sa sortie dramatique à Shanghaï, en automne dernier, il n’a plus jamais paru au mieux de sa forme sur le plan physique.
Ces défections ont cependant fait des heureux dans le camp des joueurs belges puisque Zizou Bergs et Raphaël Collignon ont hérité de postes privilégiés. A Montreal, classés 31ème et 32ème têtes de série, ils seront tous les deux dispensés du premier tour. Pour sa part, Alexander Blockx sera mieux loti encore : il sera la vingt-septième tête. Ils peuvent se féliciter tous les trois de ce statut nouveau pour eux dans un Masters 1000 : ce n’est pas tous les jours que trois joueurs belges peuvent bénéficier de pareille bnonne fortune.
Enfin, on notera que dames et demoiselles seront réunies à Toronto pour le Masters 1000 de la WTA et qu’Elise Mertens y représentera nos couleurs.

27/07/2026

Editorial

Echouer au port

Depuis le début de la saison sur terre battue, au Masters 1000 de Monte-Carlo, les joueurs belges de coupe Davis (qu’il s’agisse de Bergs, Blockx ou Collignon) ont frappé un grand coup. Chacun à sa manière – mais de très belle manière. Le premier nommé n’a trouvé à s’exprimer à son meilleur niveau en 2026 qu’à partir du moment où il se retrouva sur herbe, quand il s’imposa au tournoi d’Eastbourne avant de succomber de façon à peine imaginable face à Arthur Fery au troisième tour de Wimbledon. Faut-il rappeler qu’il se trouva aux portes de la victoire avec une avance de deux sets à rien, 4/1 et double break ? On rappellera que Budge Patty, qui avait tout de même déjà gagné ce tournoi ainsi que celui de Roland-Garros, avait été battu par le champion de France Robert Haillet à Paris alors qu’il menait 5/0 et 40/0 sur son service au cinquième set…
Raphaël Collignon, pour sa part, n’a pas attendu cette année pour s’installer dans le top 100. La semaine dernière, il suivit l’exemple de Bergs pour accéder à sa première finale d’un tournoi sur le circuit principal, à Gstaad. Et même si, dans la foulée, il n’a pu la mener comme il l’espérait face au revenant Tsitsipas, il aura probablement inspiré Alexander Blockx qui, après un printemps exceptionnel (marqué par une demi-finale au Masters 1000 de Madrid), a retrouvé pleine confiance en ses moyens après sa malheureuse blessure à l’entraînement au début de la quinzaine parisienne. Deux défaites au premier tour, la première dans le temple du tennis (où il sut se montrer brillant face au futur vainqueur, Zverev) et à Umag (où il ne fut que l’ombre de lui-même) n’ont certes pas contribué à un retour au premier plan. Alexander fut d’ailleurs sur le point de passer une troisième fois à la trappe d’entrée de jeu, à Estoril, puisque, après avoir bénéficié, grâce à son classement, d’une exemption du premier tour, il eut à sauver deux b***es de match contre Kyrian Jacquet !
La suite de son parcours fut tout aussi compliquée. En quart de finale, il fut entraîné dans un marathon par Burruchaga. Puis, en demi, il se fit malmener par Luciano Darderi (ATP 21) qui mena 7/5 5/2, et encore 4/2 dans le set décisif avant de céder sur deux tie-breaks ! Mais la bonne fortune a ses limites : en finale, l’Anversois ne put répéter ses tours de prestidigitation. Certes, il put y croire puisque, la première manche perdue (à la suite de cinq breaks consécutifs), il refit surface dans la deuxième ; mais l’égalisation à peine obtenue, il concéda son service. Distancé à 3/0, il revint une dernière fois à 5/5, mais sans pouvoir faire davantage… Dommage qu’il ait échoué au port, à la veille de la tournée américaine ; mais ils sont rares ceux qui ont pu remporter la victoire lors de leur première accession à une finale du circuit principal !

20/07/2026

Editorial

Désirs et réalité

Prend-on ses désirs pour la réalité ? On a le sentiment, depuis le début de l’année, que le tennis belge revit des heures étoilées. Certes, on ne saurait comparer les résultats des meilleures joueuses actuelles avec ceux des irremplaçables Kim Clijsters et Justine Henin ; mais en se qualifiant, en avril dernier, pour le tour final de la Fed Cup aux dépens de l’équipe des Etats-Unis, qui se crut plus belle qu’elle ne l’était en envoyant à Ostende des réservistes au lieu des titulaires, celle de Belgique a démontré clairement qu’elle n’usurpe guère sa place sur la scène internationale. Les résultats d’Elise Mertens (quatrième tour à Melbourne et quart de finaliste à Wimbledon), joints à ceux obtenus par Hanne Vandewinkel (entrée dans le top 100) et Jeline Vandromme (parvenue au 129ème rang du classement mondial – soit un gain de plus de deux cents places depuis le début de l’année) confirment cette montée en puissance. Nos deux espoirs peuvent même se permettre aujourd’hui de renoncer aux tournois ITF pour aborder les WTA 125, qui servent de dernière marche avant l’accès au circuit principal. L’une et l’autre sortent d’ailleurs d’une finale perdue à Istanbul et à Contrexéville.
Côté masculin, le bilan du semestre est tout aussi satisfaisant. On ne sait plus trop bien où tourner la tête car nos joueurs de coupe Davis se piquent de briller à tour à tour à telle enseigne qu’ils siègent à présent sous la barre du top 40 ! On se croirait revenu à la belle époque de Malisse, des frères Rochus et de Vliegen…On le doit en premier lieu à Alexander Blockx qui réussit, à Madrid, la spectaculaire percée que l’on sait avant qu’une blessure à l’entraînement ne coupe son élan. Il n’a pu le reprendre depuis, malgré un match remarquable au premier tour contre Zverev à Wimbledon ; et cela explique peut-être pourquoi, le semaine dernière, il s’inclina de manière inattendue (3/6 6/2 6/0 !) contre Droguet, un qualifié noblement inconnu.
Faut-il rappeler, d’autre part, que Zizou Bergs (à la veille des Internationaux de Grande Bretagne) a remporté son premier tournoi du circuit principal à Eastbourne (ATP 250) et qu’il put ainsi éviter de se trouver douloureusement rétrogradé dans la hiérarchie nationale ? Enfin, dimanche après-midi, le troisième larron de notre équipe de coupe Davis a joué, à son tour, une finale, celle de Gstaad (ATP 250). Pour l’atteindre, il dut cravacher ; ses victimes furent le qualifié Skatov (ATP 163) qui lui imposa trois sets difficiles, Sonego battu seulement sur un double 7/6, le Monégasque Vacherot (ATP 21), vaincu au terme d’un marathon, et Juan Manuel Cerundolo, le frère de l’autre, qui se ménagea une b***e de match au deuxième set et mena 5/2 dans le troisième ! En finale, le Liégeois finit par rendre les armes devant le revenant Tsitsipas qui profita, dans la manche décisive, d’un passage à vide de son adversaire qui céda quatorze points de rang à 2/2, pour remporter son premier titre depuis près d’un an et demi ! Espérons que le protégé de Darcis ait le temps ait de récupérer de ses efforts, pour être à la hauteur de son rang au cours des jours prochains à Kitzbuhel. Quant à Blockx, il oeuvrera à Estoril, où Rublev (qui vient de remporter le tournoi de Bastad) sera la principale tête d’affiche.

13/07/2026

Editorial

Rappel à l’ordre

Jannik Sinner, qui a remporté tous les Masters 1000 depuis le début de l’année, restait sur sa faim en grand chelem. A Melbourne, il avait subi la loi de Djokovic et, à Paris, celle de la chaleur quand, menant 2 sets à rien et 5/1, il avait fait naufrage. Cette fois, à Wimbledon, il n’a pas manqué de rappeler qui gouverne le monde du tennis. Il a renouvelé son titre, mais il sera sans doute le premier à reconnaître qu’il ne fut pas mis à trop rude épreuve, si ce n’est peut-être au premier tour quand Kecmanovic l’entraîna dans un cinquième set. Par la suite, l’Italien n’eut plus à faire que des promenades de santé avant d’atteindre la finale. Pour y accéder, il eut même la bonne fortune de pouvoir prendre sa revanche sur un Djokovic, épuisé par son explication de 5 h 20 avec le Canadien Auger-Aliassime en quart. Soit dit en passant, ce fut incontestablement le meilleur match de la quinzaine londonienne avec celui que Dimitrov eut à livrer contre le Britannique Arthur Fery, l’incontestable révélation de ce début d’été.
En finale, Sinner imposa patiemment une dixième défaite consécutive à Zverev. On doit cependant souligner que, cette fois, l’Allemand vendit chèrement sa peau : après s’être emparé de la première manche, il défendit son territoire pied à pied, en s’appuyant sur un service toujours aussi performant depuis le début du tournoi et un coup droit nettement amélioré depuis quelques mois. Toutefois, au fil du temps, il dut céder du terrain. Le pourcentage de ses premières b***es se réduisit et son coup droit devint à nouveau une source d’erreurs, après qu’il eut mis genou en terre (dans tous les sens du terme) en chutant, à la suite d’un contrepied sur la seule b***e de break dont il disposa au milieu du troisième set. Au jeu suivant, il céda d’ailleurs sa mise en jeu et abdiqua de ce fait toute prétention. L’ordre règne donc dans le tennis masculin. Sinner possède à présent quelque cinq mille points d’avance sur Zverev et Alcaraz, dont on se demande quand il pourra reprendre du service. Quant au quatrième de la hiérarchie mondiale, Auger-Aliassime, il compte pour ainsi dire 9000 points de re**rd sur le numéro un mondial !
En revanche chez les dames et demoiselles, c’est le chaos complet. Aucune des quatre premières têtes de série n’a pu rallier les dernier carré. C’est finalement Linda Noskova (WTA 12) qui a été couronnée aux dépens de sa compatriote Muchova ; mais elle dut remettre cent fois l’ouvrage sur le métier car elle fut entraînée dans un set décisif après avoir mené 6/3 5/1 et bénéficié de cinq b***es de match ! Jeline Vandromme n’eut pas la même réussite. A l’occasion de sa première finale dans un tournoi WTA 125, disputé à Contrexeville, elle mena 6/3 5/1 et 40/30 contre l’Egyptienne Mayar Shérif, une trentenaire classée WTA 109. Las, elle se fit remonter inexorablement, perdit la deuxième manche au tie-break en concédant onze points de rang. Et, si dans le set décisif, elle mena encore 2/0, elle concéda les cinq jeux suivants ! Un dernier coup de collier lui permit d’égaliser au dixième jeu, mais ce fut son chant du cygne.

06/07/2026

Editorial


Deux exploits pour un gâchis


Elise Mertens a réussi le tour de force d’atteindre la deuxième semaine de Wimbledon en battant en chemin Elena Rybakina, ancienne tenante du titre (en 2022). Il s’agit d’une belle revanche pour notre compatriote qui s’était inclinée au quatrième tour à Melbourne, en janvier dernier contre la joueuse kazakhe, numéro 2 actuelle de la WTA. L’exploit n’est donc pas mince et l’on se plaira à souligner que la Louvaniste parut rapidement de taille à le réaliser puisque, à deux reprises, dans la manche initiale, elle força un break dont elle ne put malheureusement préserver le bénéfice, le dénouement du set n’intervenant qu’à la faveur d’un tie-break. Par la suite, les choses parurent se précipiter ; Elise prit ses distances jusqu’à 5/1, mais remporter son jeu de service pour mettre le point final à la partie n’alla pas sans peine. Elle dut revenir de 15/40 et sauver encore deux b***es de break avant d’en terminer – ce qui dut plaire à son ancienne partenaire de double Aryna Sabalenka dont la première place dans la hiérarchie mondiale eût été menacée sinon du fait que, le lendemain, la joueuse biélorusse fut éliminée à son tour par Naomi Osaka !

Du côté masculin, on retiendra surtout le rôle joué par les doubles-fautes lors des défaites de Blockx et de Bergs. Le premier, que la chance n’a guère servi puisque le tirage au sort l’a contraint pour son retour à la compétition après sa blessure à Roland-Garros, d’affronter d’emblée le tenant du titre à Paris. A Madrid et à Rome, l’Anversois n’avait pu résister à Zverev ; mais, cette fois, il lui a livré une bataille somptueuse. Il put même entrevoir de le vaincre quand cette perspective lui a peut-être tourné la tête : de fait, à une manche partout, il mena 4/3 dans le tie-break avec deux services à suivre. Dans cet exercice où il faisait quasiment jeu égal avec son adversaire, il commit alors deux doubles-fautes consécutives qui firent basculer le match. Les doutes qui avaient gagné l’Allemand disparurent et s’il fut contraint de disputer trois quarts d’heure plus t**d un ultime tie-break, il le remporta sans perdre un point ! Cela dit, Blockx aura moins gagné la certitude que son niveau de jeu lui permet aujourd’hui d’affronter n’importe qui sur le circuit et d’inspirer le plus grand respect aux meilleurs joueurs du monde.

Quant à Bergs, il s’est déçu lui-même ! Après avoir méritoirement passé le premier tour en cinq manches aux dépens du Français Humbert, dont il venait de triompher en finale à Eastbourne, et éliminé le Portugais Faria, il s’est compliqué la vie de manière incompréhensible contre le Britannique Fery. Il menait 2 sets à 1 et 4/1 (double break) quand il s’est mis à bredouiller son tennis à telle enseigne qu’il fut obligé de jouer une cinquième manche ! Il y mena une fois encore 4/1 (un seul break, cette fois) avant de multiplier les approximations. Une quinzaine de doubles-fautes – pas moins ! – eurent pour effet de le déboussoler. Il fut ainsi empêché d’accéder, pour la première fois dans sa carrière, à un quatrième tour en grand chelem. Quel gâchis…

29/06/2026

Editorial

Une belle première

On sait que les nouveaux b***ets brossent bien ; mais ce n’est pas pour autant que les anciens ne fonctionnent plus convenablement. Bien au contraire, si l’on peut en juger par les dernières sorties de Zizou Bergs qui s’est publiquement félicité, dimanche, de s’en être remis à Jan De Witt pour se tirer d’affaire au lendemain de six éliminations au premier tour des tournois auxquels il avait participé. Certes, d’entrée de jeu au récent tournoi de Halle (sur un terrain qui n’avait d’herbe que le nom), le Lomellois avait refait bonne figure et accroché Taylor Fritz ; mais cette semaine, en traversant la Manche jusqu’à la station balnéaire d’Eastbourne, il fit bien mieux en remportant son premier titre sur le circuit principal de l’ATP.
Zizou devient ainsi, dans l’histoire du tennis professionnel dont les débuts remontent à Roland-Garros en 1968, le septième joueur belge à se parer d’une telle couronne. Il succède à Bernard Mignot, Filip Dewulf, Steve Darcis, Olivier Rochus, Xavier Malisse et David Goffin. Et on se souviendra qu’il a réalisé cet exploit en jouant un tennis de grande qualité, malgré des conditions climatiques rendues difficiles, sinon désagréables, par un vent violent. Non seulement, il servit avec une efficacité remarquable en alternant les effets, mais il retourna sans paraître trop gêné par les mises en jeu du gaucher Humbert, qu’il retrouvera dans quelques heures à Wimbledon. En outre, après qu’il eut perdu la première manche dans un moment d’euphorie que connut son adversaire, il sut se montrer beaucoup plus entreprenant que lui. Il n’en fallait pas davantage pour égaliser aisément aux sets, puis pour dominer la dernière manche en prenant possession du filet à plusieurs reprises, grâce à des offensives bien construites et en recourant même à des amorties, bienvenues sur le plan tactique, même si elles ne furent pas toujours payantes. A 2/2, Zizou manqua de faire le break à 15/40 ; mais ce ne fut que partie remise à 3/3.
Dès lors, le match prit une tout autre dimension. Le Français refusa de capituler. Il tenta de refaire son re**rd : il poussa notre compatriote dans ses derniers retranchements. Dans le huitième jeu, à égalité, il perdit un point d’anthologie sur un énorme échange en lançant une par une charge aussi désespérée que fautive. Trois avantages furent nécessaires à Bergs avant de se porter à 5/3 et d’en finir, cette fois aisément, sur son service dans le dixième jeu. Cerise sur le gâteau : grâce à cette victoire, il grimpe à la 37ème place dans la hiérarchie mondiale (son meilleur classement), un échelon derrière… Alexander Blockx

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