31/08/2026
Editorial
Deux accidents
Pour la première fois depuis vingt ans, Novak Djokovic a été battu au premier tour d’un grand chelem. Dimanche, en session de nuit à New York, il s’est littéralement effondré face à l’Argentin Mariano Navone (ATP 44) qui a remporté son premier match en 5 sets (7/65 5/7 4/6 6/2 6/1) après 4 h 36 de jeu. Il n’a cherché aucune excuse à sa défaite. Tout simplement son corps n’a pu répondre à ses attentes. Il a souffert du dos, il s’est plaint de crampes, il a vomi à plusieurs reprises et versé quelques larmes. Il a même songé à abandonner, après avoir pensé qu’il pourrait malgré tout se tirer d’affaires quand, menant deux manches à une, il força le break dans la quatrième à 1/1.
Cette défaite représente assurément un tournant dans la carrière du GOAT. En marquera-t-elle pour autant la fin ? On sait que le Serbe a l’ambition de défendre le titre olympique qu’il a remporté à Paris, lors des prochains Jeux et qu’il fera tout sans doute pour être présent à Los Angeles en 2028. Son projet n’est sans doute pas aussi utopique qu’il y paraît car, avant cet accident physiologique survenu hier, il s’est montré performant lors des seuls rendez-vous qui l’intéressent encore. A Melbourne, il a perdu la finale contre Carlos Alcaraz, après avoir éliminé (à la surprise générale) Jannik Sinner ; à Roland-Garros, il disparut au troisième tour, après un marathon exceptionnel, sous un soleil de plomb, contre le jeune Brésilien Fonseca ; enfin, à Wimbledon, il atteignit la demi-finale où il trouva son maître en la personne du revanchard Sinner, le futur vainqueur du tournoi. Qui ne rêverait, cette année, d’un parcours comparable à celui de Djokovic ? On se gardera donc de l’enterrer prématurément : il lui reste quelques atouts dans la manche et il les en sortira sans nul doute à l’avenir s’il se sent encore de taille à jouer un rôle sur le circuit international.
Un autre accident est survenu dimanche, sur le court n° 12 de Flushing Meadows. Hanne Vandewinkel menait 6/2 5/2 contre Karolina Pliskova, aujourd’hui classée 57ème dans la hiérarchie de la WTA. La Tchèque, qui occupa la première place de ce classement en 2017, parvint à remonter le courant qui devait apparemment l’emporter. Elle sauva une b***e de match à 5/4 grâce à une volée peu esthétique, égalisa aux sets et s’empressa de prendre le large à 4/0 dans la manche décisive. Voilà qui est bien malheureux pour notre compatriote ! Reste à espérer que son naufrage ne laisse pas de traces trop longtemps.
Enfin, on signalera qu’Elise Mertens a fait bonne moisson de points à Monterrey. Elle a disputé la finale du tournoi (WTA 500), mais n’a pu la gagner contre la Française Diane Parry (WTA 50), en pleine ascension. Battue 6/4 0/6 6/3, la Louvaniste n’en fera certainement pas une maladie…