Ecuries de la Ferme du Gros Chêne

Ecuries de la Ferme du Gros Chêne Cercle équestre - Initiation à partir de 6 ans - dressage - obstacle - équitation américaine - Moniteur diplômé Adeps

14/09/2026

Très beau texte que l’on doit à M. Luc Pirick, qui comme André avait une grande connaissance des Anciens Maîtres et qui savait magistralement faire passer son amour de l’enseignement aux aspirants moniteurs 😊.

‘Enseigner n’est pas une démarche linéaire et continue, c’est toujours tirer des bords de part et d’autre d’une ligne directrice déterminée.

Le « juste » est presque toujours une moyenne, comme l’équilibre entre la poussée et la portée, la souplesse entre la raideur et la laxité, le placer entre trop haut et trop bas, l’assiette entre antéversion et rétroversion du bassin, etc.
Le moniteur est donc constamment amené à corriger les dérives dans un sens ou dans l’autre, et il peut facilement donner à un élève l’impression que son discours varie d’un jour à l’autre, ou qu’il donne à l’un des conseils différents de ceux qu’il donne à l’autre.

Pour ne pas perturber son élève, ou le laisser s’égarer, le moniteur doit faire souvent référence à ses objectifs : Voilà vers quoi nous allons, ou ce que nous voulons atteindre !
Le choix des attitudes, des exercices et des aides ne sont que des moyens, et il est dès lors plus facile d’expliquer que le choix de ces moyens peut varier d’un cheval à l’autre, ou d’un jour à l’autre, alors que l’objectif lui reste commun et constant.

C’est pourquoi aussi, et là je vais dans le sens d’une réflexion de Bernard Mathié, que le moniteur ne doit pas se laisser enfermer dans une pensée unique ; souvenons-nous du Général L’Hotte qui était d’auriste la journée dans sa mission officielle d’écuyer en chef et bauchériste le soir dans sa pratique privée.
Si notre doctrine doit être cohérente dans sa globalité et peut être inspirée d’une école ou d’un maître, il n’en reste pas moins que chaque cheval et chaque cavalier seront des cas particuliers pour lesquels nous devrons rechercher la meilleure approche possible’.

Une gravure ❤️
09/09/2026

Une gravure ❤️

Trop vrai 😂😂😂
02/09/2026

Trop vrai 😂😂😂

LA RENTREE

Ça y est , c'est la rentrée.
Ce moment merveilleux de l’année où les enfants retournent à l’école en marchant comme des canards arthrosiques dans leurs chaussures neuves , avec une trousse contenant 47 feutres qui n’en comptera plus que 12 vendredi, et la ferme intention de savoir avec qui ils sont dans la classe avant même de connaître le prénom de leur maîtresse.

Bonne rentrée donc aux enfants, qui vont retrouver les copains, comparer les cartables, découvrir leur nouvelle classe et rentrer ce soir avec une quantité d’informations esseentielles. A savoir :
« La maîtresse elle est gentille. »
« Mathéo il est pas dans ma classe. »
« J’ai perdu mon taille-crayon. »
Et, dès demain matin sur le chemin de l'école :
« J’ai sport mais je sais plus s’il fallait prendre des baskets. »

Bonne rentrée aussi aux parents qui, après deux mois à jongler entre vacances, centres aérés, grands-parents, cousins, journées de télétravail avec un enfant qui demande à manger toutes les quarante-sept minutes et les activités destinées à les « occuper un peu », vont enfin retrouver une vie à peu près organisée....Après avoir gérer les devoirs, les réunions de rentrée, Pronote, les certificats, le judo du mardi, l’orthodontiste du jeudi ( celle la elle est pour moi ), les chaussures oubliées au gymnase et le fameux papier distribué lundi qu’il fallait ABSOLUMENT rendre mardi mais dont l’existence ne vous sera révélée que mercredi.

Mais surtout, aujourd’hui, j’ai une pensée émue pour tous les professionnels du cheval.
Parce que pour eux aussi, septembre marque le début d'une nouvelle année scolaire.
Les poneys n’ont pas de cartable, certes.
Mais ils vont reprendre le boulot quand même.
Et surtout, ils vont devoir gerer leur arrivée...car le jour est venu. Qui ça ? Ba les petits débutants. Les bébés moldus ❤️
Une armée de mini-cavaliers de 4,5 ou 6 ans débarquant au poney-club avec des bottes Decathlon , une bombe encore munie de l’étiquette et un pantalon d’équitation acheté « un peu grand pour qu’il fasse l’année ». Ou parfois juste un jogging et des bottes de pluie 🤷 pour les parents qui ne veulent pas investir dans du matos qui brillerai davantage que les perspectives d’avenir à cheval de leurs chères têtes blondes...et les parents ! Parlons en.
Le parent enthousiaste qui a déjà regardé les tarifs pour acheter un poney alors que l’enfant n’est pas encore monté dessus.
Le parent angoissé qui demande :
« Il est gentil celui-là ? »
Oui.
« Il ne mord pas ? »
Normalement non.
« Il ne donne pas de coups de pied ? »
Rarement
« Il peut tomber ? »
Le poney? non ...!
Et puis viendra les fameuses question du genre
« Mattéo prefere monter celui là , c'est possible ? »
Non.
Parce que votre fils mesure 1,12 m, pèse 22 kilos, ne connaît pas encore la différence entre les rênes et les étriers et vient de jeter son casque par terre pour aller caresser le chat, donc nous allons peut-être éviter de lui laisser la responsabilité du casting.
Il voulait Tornado ? Ba Il aura Nougat.
19 ans ,98 cm , deux vitesses : lente et superlente et une solide expérience de la survie face a l'enthousiasme des mômes du mois de septembre.

Septembre, c’est aussi le retour des Kimberley.
Kimberley adore les chevaux.
Kimberley a TOUJOURS adoré les chevaux d'ailleurs. Elle a regardé Spirit au moins neuf fois et possède déjà un classeur avec des photos de chevaux découpées dans des magazines.
Il faudra pas plus de 8 semaines pour que Kimberley découvre alors que les trente-sept films équestres regardés cet été avaient soigneusement omis certaines infos :
un cheval ça pue ...c'est parfois sale et mouillé. Et dehors il fait parfois moche et froid.
Et le poney , contrairement à la maman de Kimberley, ne fait toujours ce que veut Kimberley. Il fait aussi ce qu'il veut lui.
Bref...On ne reverra jamais Kimberley.
Sa mère appellera pour expliquer que finalement elle préfère essayer la danse contemporaine.
Pendant ce temps-là, les poneys de club vont découvrir leurs nouvelles recrues.
Ils vont immédiatement identifier celui qui ne sait pas serrer ses jambes, celle qui possède des poches remplies de bonbons et le petit blondinet qu’on peut emmener brouter dans le coin de la carrière sans rencontrer la moindre résistance.

Et puis il y a les " grands " Ceux qui reviennent après deux mois de vacances et qui annoncent avec aplomb :
" Moi je suis galop 3. "
Avant de demander dans quel sens on met le tapis.
Ceux qui ont grandi de quinze centimètres pendant l’été et découvrent avec horreur que leur poney préféré leur arrive désormais à peine au dessus des genoux.

Et quelque part, dans une autre partie de l’écurie, une espèce différente fait également sa rentrée :
le cavalier de compétition.
Lui ne revient pas à l’école.Il entre en campagne militaire. Le calendrier des concours est ouvert sur la table, les engagements sont programmés, les objectifs sont fixés :
Cette année, on bosse , on se qualifie , on change de catégorie...
Et le cheval, qui vient de passer trois semaines au pré à manger a s'en faire péter le bide , n’a absolument pas été consulté sur le projet.
Septembre, c’est donc le retour des réveils à 5 h 12 le dimanche, des pantalons blancs qui seront tachés à 5 h 17, des chevaux nattés, des camions chargés la veille et du fameux :
« ON AVAIT DIT QU’ON PARTAIT À 6 HEURES ! »
prononcé à 6 h 38 alors que quelqu’un cherche encore le carnet du cheval.

Et septembre c’est aussi la rentrée des enseignants.
Ces êtres courageux qui vont répéter environ 14 600 fois d’ici juin :
" Les talons en bas. "
" Regarde où tu vas. "
" Ne tire pas. "
" Change de diagonal. "
"... ça va ? Tu t'es pas fait mal ? "
Et bien entendu :
" ON NE COURT PAS DERRIÈRE LES PONEYS ! "

Alors bonne rentrée aux enfants.
Bonne rentrée aux parents.
Bonne rentrée aux moniteurs, enseignants, palefreniers, gérants de centres équestres, éleveurs et à tous ceux qui vont accueillir cette nouvelle fournée de cavaliers pleins d’ambition, de bottes propres et de connaissances approximatives.
Bonne rentrée aux compétiteurs qui repartent pour une saison avec des objectifs parfaitement raisonnables qu’ils auront multipliés par trois avant Noël.
Bonne rentrée aux anciens qui retrouvent les écuries.
Bonne rentrée aux nouveaux qui ne savent pas encore qu’un jour prochain ils considéreront comme parfaitement normal de se lever un dimanche à 5 heures du matin pour aller patauger dans la boue à 130 kilomètres de chez eux.

Et surtout…
Bonne rentrée aux poneys.
Parce qu’eux n’ont rien demandé.
( Hormis des carottes ).

Courage les gars. Plus que dix mois.

Les crins de verdure.

Livres disponibles dans le lien en commentaire

Best Life ❤️❤️❤️
01/09/2026

Best Life ❤️❤️❤️

Encore une chouette après-midi de balade avec nos juments 🐎dans les superbes bois d’Anthisnes 😊
24/08/2026

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À qui appartiennent ces jolies oreilles ?
20/08/2026

À qui appartiennent ces jolies oreilles ?

19/08/2026

La rentrée approche et avec elle, l’ouverture de leçons d’Equifeel 👍. Envie d’apprendre à renforcer votre complicité, sa confiance et votre communication avec votre/un cheval dans des exercices ludiques et techniques qui demandent précision, écoute et plaisir partagé ? Notre cavalerie d’école se fera un plaisir de vous initier.

Allez les Equifeeliens EFGC ! 🎉🎉🎉
19/08/2026

Allez les Equifeeliens EFGC ! 🎉🎉🎉

11/08/2026

NE PAS STRESSER SON CHEVAL…EST-CE VRAIMENT L’AIDER ?

Il y a beaucoup de discussions en ce moment autour de l’exposition des chevaux, notamment autour de la désensibilisation.

Soyons clairs : la désensibilisation est une technique, et il en existe plusieurs (désensibilisation systématique, approche-retrait, target training, contre-conditionnement, exposition passive, stimulus blending, etc.). L’habituation, elle, est le résultat.

Autrement dit :
Désensibilisation = processus d’entraînement
Habituation = résultat de l’apprentissage

Une grande partie du débat tourne autour du « flooding », l’immersion, l’exposition forcée ou excessive, et des nombreux risques qui peuvent en découler : sensibilisation plutôt qu’habituation, impuissance acquise, suppression du comportement plutôt que véritable relaxation, perte de confiance envers le manipulateur, comportements de fuite qui deviennent plus explosifs, généralisation de la peur, diminution de la volonté du cheval à proposer des comportements, risques physiques.

Il est donc évident qu’il vaut mieux éviter l’immersion.

MAIS, et c’est là que se trouve un point important, en voulant parfois tellement éviter l’immersion, on finit par exposer les chevaux à des niveaux de difficulté trop faibles.

L’une des phrases les plus importantes que Ray Hunt m’ait répétées à de nombreuses reprises était :
« Expose the horse, without overexposing. »
« Exposez le cheval, sans le surexposer. »

Ce que j’ai appris ensuite est essentiel : oui, on peut surexposer un cheval en utilisant à la fois l’immersion et l’inhibition, mais on peut également le sous-exposer en étant trop délicat et trop prudent. C’est quelque chose que je vois chez beaucoup de personnes très bien intentionnées.

Surprotéger n’est PAS protéger.

Sous-exposer un cheval est également néfaste, et potentiellement dangereux. Éviter systématiquement que le cheval soit stressé n’est pas toujours la meilleure solution. Il faut lui apprendre à gérer le stress et à trouver des solutions. Encore une fois : exposer, mais ne pas surexposer.

La désensibilisation et la protection ne sont pas la même chose. Je vois beaucoup trop de chevaux tellement protégés de la difficulté qu’ils ne développent jamais l’expérience nécessaire pour apprendre à y faire face.

Le but n’est PAS de préserver le cheval de chaque problème. Le but est de lui proposer des difficultés gérables, grâce auxquelles il peut apprendre qu’il est capable d’y faire face.

C’est un équilibre délicat, qui fonctionne ainsi :

Sous-exposition : trop peu de difficulté, donc peu d’occasions d’apprendre la résilience ou de développer sa force mentale.

Exposition adaptée : niveau de difficulté approprié, donc réussite face à la situation, donc confiance et fortitude.

Surexposition : trop de difficulté, donc débordement, donc peur, évitement ou résignation.

Exposer le cheval ne signifie pas que l’on doit éviter le modelage.
Par exemple, si l’on veut exposer le cheval au drapeau, on peut commencer simplement avec le stick, puis ajouter le stick et la cordelette, ensuite un petit drapeau, et enfin le drapeau complet.
Mais il ne faut pas éviter de repousser progressivement les limites et d’exposer le cheval à une difficulté, tout en lui donnant les outils nécessaires pour y faire face.

Malgré l’utilisation du mot « désensibilisation », il est important de se rappeler que notre objectif est de réduire la peur, et non la sensibilité.
Nous cherchons à avoir un cheval sensible, mais qui n’a pas peur.

Les scientifiques, notamment le Dr Andrew McLean, parlent des « F » : friends, food, freedom, flight, fight, freeze, et désormais d’un nouveau : FORTITUDE, la force mentale, la capacité à faire face à la difficulté.

La fortitude ne signifie pas l’absence de réaction. Il s’agit d’aider le cheval à apprendre que les situations difficiles sont gérables, tout en continuant à répondre de manière appropriée lorsqu’elles se présentent, car elles se présenteront.

Ne pas suffisamment confronter un cheval à des difficultés peut représenter l’autre extrême du problème, à l’opposé de l’immersion. Le juste milieu consiste à proposer une exposition progressive à la difficulté, sans submerger le cheval.

Encore une fois, tout est une question d’équilibre.

03/08/2026

Le vrai amour pour son cheval réside dans son éducation !

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