25/05/2026
À toi, la petite fille que j’étais…
À toi qu’on n’a pas toujours comprise.
Pas parce que tu étais mauvaise.
Pas parce que tu voulais mal faire.
Mais parce que tu ressentais tout… trop fort.
Tu voulais être vue.
Aimée.
Rassurée.
Alors tu parlais fort parfois,
tu bougeais beaucoup,
tu prenais de la place sans même t’en rendre compte.
Au fond, tu n’étais pas difficile.
Tu étais une enfant qui cherchait sa place dans le monde.
Une petite fille avec un besoin immense d’amour, d’attention et de reconnaissance.
Tu étais ce mélange étrange de timidité et d’exubérance.
Le petit clown qui faisait rire.
L’hyperactive qui ne savait pas calmer son cœur ni ses pensées.
Celle qui voulait tellement être aimée qu’elle essayait de devenir ce qu’on attendait d’elle.
Alors tu as appris à rentrer dans les cases.
À être sage quand il fallait.
À sourire quand ça faisait mal.
À cacher cette originalité brûlante qui vivait pourtant en toi depuis toujours.
Toi qui rêvais de danse classique…
de grâce, de liberté, de lumière.
Mais qui as choisi une vie plus “raisonnable”,
plus acceptable,
plus sécurisante pour les autres.
Toi qui avais peur du regard des gens.
Complexée par ce corps trop mince,
avec cette peur irrationnelle de grossir,
comme si ta valeur dépendait toujours de l’image que tu renvoyais.
Et pourtant…
malgré les peurs, malgré les maladresses, malgré le besoin d’exister tellement fort…
tu rêvais encore.
Tu rêvais d’une grande vie.
D’une vie intense.
D’une vie où tu pourrais enfin être toi sans avoir honte.
Alors aujourd’hui, j’aimerais te dire quelque chose :
Tu n’étais pas “trop”.
Tu étais juste une petite fille sensible qui avait besoin d’être entendue autrement.
Et même si la vie t’a parfois appris à te taire, à te contenir, à douter de toi…
tu as fini par devenir une femme qui ose enfin prendre sa place sans s’excuser d’exister.
Et ça…
c’est peut-être la plus belle victoire de toutes. ✨