30/12/2024
LES FONDAMENTAUX DU JUDO
Ichiro ABE a dit :
Jigoro Kano insistait sur les bases dans sa méthode d’apprentissage. Les bases ce sont les ukémi (les chutes), mais aussi bien apprendre à avancer et reculer, « shintai » en japonais, et les rotations, le tai-sabaki… Shintai et tai-sabaki, c’est l’art du déplacement.
Dans les bases, il y a aussi, la posture, droite et souple et encore l’attitude. Tout cela forme les bases essentielles. Ensuite, il faut savoir quelle est l’opportunité d’attaque pour chaque technique. Au début, ce n’est pas en se déplaçant librement mais en avançant d’un pas ou en reculant d’un pas qu’on l’apprend. Ensuite, il faut s’y exercer avec un déplacement libre. On arrive alors aux exercices, il en existe de toutes sortes. Le randori en est un.
C’est un exercice où chacun est libre, mais avant d’en arriver au randori que vous pratiquez le plus souvent, il existe par exemple le yaku-soku-geiko, ou le kakari-geiko… Il faut combiner ces exercices. Mais avant, avec son partenaire, il faut projeter sur chaque technique. C’est la bonne façon pour que la technique devienne utilisable en randori. C’est la méthode d’entraînement que j’ai apprise.
Une part essentielle de l’art du judo est dans le tsukuri, c’est-à-dire la maîtrise de la préparation par le déplacement. Quand on apprend une technique statique ce n’est pas suffisant, mais ce n’est pas suffisant non plus d’apprendre la technique sur un déplacement complètement libre. En shiai, l’adversaire ne se déplace pas beaucoup. Il faut savoir créer l’opportunité nous-même, sans attendre qu’il se déplace tout seul. Il faut l’obliger à un déplacement, à une réaction, ça c’est le tsukuri, et c’est le judo.
A suivre.
Ni le 12 novembre 1922 ( décédé le 27 février 2022 )
10ème Dan, Kodokan.
https://www.judonivelles.be/entrainements?fbclid=IwY2xjawHfAiVleHRuA2FlbQIxMQABHUcgW3ZgPZtNLjvsO29cAIVk8dEcE0oCdTEAkAeBoLxPGiS3HKyfBQU4Gg_aem_XkPvbkosCpqU0dXSSUCX3A