20/02/2026
Le verdict rendu à Rabat contre dix-huit supporters venus du Sénégal a laissé un goût amer dans le cœur de nombreux Sénégalais. Pendant que tout un peuple célébrait la fête du football avec ses enfants, ses parents et ses proches, dix-huit de nos frères vivaient l’angoisse de la détention au Maroc. Cette réalité choque, attriste et interpelle.
Dans la rue comme dans les familles, un sentiment fort s’exprime : certains vivent cette situation comme une injustice lourde, presque comme une sanction disproportionnée envers de simples supporters animés par la passion du jeu. Sans remettre en cause la souveraineté de la justice, il est humain de s’interroger sur l’équilibre entre fermeté et humanité.
Mais une autre question, tout aussi importante, se pose : qu’avons-nous fait — en tant que nation — pour accompagner ces jeunes ? Où en est le soutien institutionnel, diplomatique et juridique ? La Fédération Sénégalaise de Football, comme l’État, sont attendus sur le terrain de la protection, de l’assistance et du dialogue.
Comme éducateur, je déplore profondément que la passion du football — symbole d’unité — se transforme en épreuve humaine pour des familles entières. Notre devoir aujourd’hui n’est pas d’attiser les tensions, mais d’exiger des réponses, de la solidarité et des actions concrètes pour que ces jeunes ne se sentent pas abandonnés.
Parce qu’au-delà du verdict, ce sont des vies, des familles et une conscience collective qui sont touchées.
— Coach Léo