14/06/2026
Je regarde mon fils tous les jours et je me rappelle souvent cette phrase :
« Tu peux dire ce que tu veux à un enfant, il ne fera pas ce que tu dis. Il fera ce que tu fais. »
En grandissant, un enfant a souvent deux possibilités.
Soit il voit chez ses parents des comportements qu'il ne veut surtout pas reproduire. Il construit alors son identité dans le rejet : « Voilà ce que je ne veux pas être. » Mais lorsqu'on se construit contre quelque chose, on oublie parfois de se demander : « Qui ai-je envie d'être ? »
On peut alors devenir excessif dans nos réactions, nos choix, notre façon d'être.
Soit, au contraire, on reproduit exactement ce que l'on a connu.
Le véritable travail sur soi commence souvent à l'âge adulte, quand les blessures sont déjà là. Quand on essaie de comprendre nos schémas, de s'en détacher et d'arrêter de les transmettre.
Prenons l'exemple d'un enfant à qui l'on n'a jamais laissé la parole. Pas le droit de donner son avis. Pas le droit d'exprimer ce qu'il ressent. Il devait simplement faire ce qu'on lui disait.
Plus t**d, il pourra devenir une personne qui n'aura pas sa langue dans sa poche, qui dira tout ce qu'elle pense sans filtre, parfois au détriment des autres, parce qu'elle n'a jamais appris à réguler ses émotions.
Ou alors il deviendra l'inverse : quelqu'un de très vulnérable aux émotions des autres, un « people pleaser », toujours en train de sauver, d'aider, de donner aux autres ce dont lui-même a manqué.
Dans les deux cas, l'équilibre est difficile à trouver.
On devient soit hyper indépendant, soit hyper dépendant.
Mais où se trouve le juste milieu ?
Alors avant de juger les comportements des uns et des autres, peut-être devrions-nous nous rappeler que chacun agit souvent à travers ses blessures.
Prends ce qui résonne.
Et peut-être que notre plus grande responsabilité en tant que parents est de travailler sur nos propres blessures avant de vouloir corriger celles de nos enfants.