09/07/2026
La victoire est désormais une culture et une identité...
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Aujourd'hui, le Maroc a dépassé le stade de la « surprise éphémère » pour entrer dans l'ère de la « légitimité et de la souveraineté footballistique ».
Affronter la France en quarts de finale de la Coupe du Monde 2026 n'est pas un duel entre le faible et le fort, ni un match où le plus modeste cherche le « mérite d'avoir essayé ». C'est un sommet du football où le Maroc s'assoit à la « table des grands », fort de tout son poids tactique, de sa maturité professionnelle et de sa solidité mentale. Nous n'attendons plus de visa de quiconque pour nous classer parmi l'élite mondiale.
Si le langage du marketing (une campagne publicitaire d'une chaîne de magasins française au Maroc) et des intérêts tente d'adoucir le discours et de faire passer des lectures implicites, la réalité du rectangle vert, elle, parle la langue de la « rivalité absolue ». Nous n'accepterons pas que notre ambition soit réduite à une simple fierté identitaire émotionnelle qui se substituerait à la victoire ; au contraire, notre fierté identitaire est le moteur même pour arracher la victoire sur le terrain.
Il n'y a pas de « si nous gagnons »... Car nous entrons sur la pelouse les yeux rivés sur le podium, et parce que notre système footballistique impose désormais le respect au sein des plus grandes écoles européennes. Le terrain est le seul juge, et le Maroc d'aujourd'hui ne joue p
as pour prouver son existence, mais pour consolider sa place en tant que puissance leader qui ne cédera rien de son rang.
Rachid Ait Hadou
Doctorant en Sociologie
FLSH, Agadir (Maroc)