28/01/2025
Le sérum anti-D est administré pour prévenir une complication appelée allo-immunisation Rhésus, qui peut survenir chez une femme enceinte ayant un groupe sanguin Rhésus négatif (Rh-) et portant un fœtus avec un groupe Rhésus positif (Rh+). Voici pourquoi et dans quels cas il est utilisé :
1. Prévenir l’allo-immunisation Rhésus
Lorsqu’une femme Rh- entre en contact avec le sang fœtal Rh+ (par exemple, lors de l’accouchement, d’une fausse couche, d’une amniocentèse ou d’un traumatisme abdominal), son système immunitaire peut reconnaître les globules rouges Rh+ comme étrangers et produire des anticorps anti-D. Ces anticorps peuvent traverser le placenta lors d’une grossesse future et détruire les globules rouges du fœtus, causant une anémie hémolytique fœtale ou une maladie hémolytique du nouveau-né (MHNN).
2. Mode d’action du sérum anti-D
Le sérum anti-D contient des immunoglobulines spécifiques qui neutralisent les globules rouges Rh+ fœtaux avant que le système immunitaire de la mère ne les identifie. Cela empêche ainsi la production d’anticorps anti-D par la mère.
3. Quand le sérum anti-D est-il administré ?
• Pendant la grossesse (habituellement entre la 28e et la 30e semaine d’aménorrhée) : Pour prévenir une éventuelle sensibilisation.
• Après l’accouchement : Dans les 72 heures si le bébé est Rh+.
• En cas d’événements à risque (fausse couche, grossesse extra-utérine, amniocentèse, etc.).
4. Importance
Sans le sérum anti-D, une femme sensibilisée (c’est-à-dire ayant développé des anticorps anti-D) risque des complications graves dans ses grossesses futures, notamment :
• Une anémie sévère chez le fœtus.
• Des hydropisies fœtales.
• Une mort fœtale in utero.
Le sérum anti-D est donc essentiel pour préserver la santé reproductive et éviter les risques graves pour les grossesses futures.