14/04/2026
Une seconde équipe de cinq Ucétistes a reconnu ce Lundi le parcours du Brevet des randonneurs mondiaux qui partira de Tours samedi à 5 h.
Dans des conditions idéales, avec un vent contraire sur la première partie, la plus relevée du parcours, puis avec un souffle devenu favorable sur le reste nous avons pu nous délecter sur les 300 km de la randonnée de l'incroyable patrimoine rural et historique de la Touraine et de l'Anjou.
Par des routes tranquilles, notre chevauchée débutée en nocturne nous porte d'abord au pied du château de Villandry. Puis après Azay-le-Rideau et la traversée du pittoresque village des vanniers de Villaines-les-Rochers où abondent les maisons troglodytes, notre premier pointage nous arrête à l'heure des croissants à la boulangerie dont la devanture fait face à l'élégante chapelle de Champigny-sur-Veude.
Après quelques bosses sévères, nous entrons ensuite dans la riante campagne du Richelais et du sud chinonais chère à Rabelais.
Les quatre guerriers et la guerrière de cette troupe casquée avancent gentiment sans rencontrer un seul ennemi sur ce territoire des guerres pichrocholines, dominé par l'imposant château du Coudray-Montpensier .
Plus loin dans les bois de Fontevrault nous croisons des militaires en manœuvre, puis au détour d'un virage apparaît le clocher de la splendide abbaye où fut détenu un moment Jean Genêt du temps où elle était une prison.
Après quelques heures de route, il est temps de prendre une brève pause pour recharger les batteries des GPS et celle des cyclistes déjà à l'oeuvre avant l'aurore. Un charmant hameau des environs de Doué-la-Fontaine nous semble propice pour ce bref répit dans cette "escapade pédalante".
À la reprise nous rentrons au coeur du vignoble angevin en passant cette fois par un autre Champigny, village qui a donné son nom au cru éponyme.
Plus loin, à l'heure du café, c'est Brissac au milieu des vignes du Layon, plus haut château d'Europe resté dans la famille du même nom depuis plus de cinq siècles. Sur un profil descendant, portés par le vent nous glissons maintenant vers le charmant village de Blaison-Gohier puis nous franchissons la Loire à Saint Mathurin. Sur son cours inférieur le fleuve royal est encore plus impressionnant qu'à Tours car avec les pluies de printemps la Loire est aujourd'hui en eau entre les deux rives éloignées l'une de l'autre de près de 400 mètres.
Moults châteaux inconnus mais non moins plaisants à regarder que les plus réputés, de longues forêts de pins bordées par endroits d'immenses étangs, une non moins agréable vallée du Loir que celle de la Loire, des vergers en fleurs à profusion parviennent à faire oublier la fatigue qui peu à peu nous gagne. Tandis que le soleil décline, nous rejoignons enfin des routes connues. Un dernier pointage à Saint-Paterne-Racan dans l'épicerie du village où la très souriante épicière nous appose le dernier tampon, puis nous accèlérons le rythme. Les chevaux sentent la proximité de l'écurie...
Christian Philippe venu nous attendre dans les bois de Saint Roch, tel un directeur sportif nous ouvre un moment la route avec sa voiture.
Vers Charcenay, Michel Rivière vient nous ceuillir pour immortaliser cette randonnée qui se termine comme elle avait commencée : en nocturne et dans la bonne humeur.
Alors n'hésitez pas, si l'envie vous démange il est encore temps de vous inscrire pour participer à notre BRM 300km qui vous donnera une priorité d'inscription pour le prochain Paris/Brest/Paris (site uct37)