19/01/2026
Parcours inspirant de femme _
N°3 Frédérique WATREMET
Nom et prénom : WATREMET Frédérique
Club : ECOLE KARATE SHOTOKAN TINQUEUX du département de la Marne
Âge : 60 ans
« J’ai commencé la pratique du karaté en septembre 2021, à l’âge de 56 ans. J’ai toujours été attirée par les arts martiaux à travers les films et les séries, mais cette discipline me semblait, dans la réalité, inaccessible. Puis, lors du forum des associations de mon village, j’ai découvert qu’un cours de karaté ouvert à tous, quel que soit l’âge, était proposé. Cette envie, enfouie depuis longtemps, a ressurgi avec évidence : j’ai osé franchir le pas et me suis inscrite.
Il n’y avait alors qu’un cours par semaine, avec un petit groupe de débutants. J’ai immédiatement accroché. Très vite, j’ai compris que j’avais trouvé ma voie à travers une pratique exigeante, structurante et profondément épanouissante. À l’issue de cette première saison (ceinture orange), j’ai participé à mon premier stage, notamment avec les sœurs Buil. Cette expérience a été déterminante : j’ai réalisé que si je souhaitais réellement progresser, il me fallait m’investir davantage.
À la rentrée 2022, j’ai rejoint l’EKS Tinqueux, un club proposant un volume d’entraînement plus important. J’ai alors suivi trois cours par semaine, tout en multipliant les stages (Hervé Delage, Jacques Tapol). La saison suivante, je suis passée à cinq cours hebdomadaires, et aujourd’hui je m’entraîne six fois par semaine, auxquels s’ajoute un cours de taï chi. J’ai obtenu mon 1er dan en juin 2025.
Aujourd’hui, je peux dire que le karaté m’habite pleinement. Cette discipline m’apporte un équilibre profond, tant sur le plan physique que mental. Ses valeurs — respect, exigence, persévérance, endurance — me correspondent et m’aident à me dépasser. Sur le plan de la santé, j’ai le sentiment d’avoir gagné en vitalité, voire « rajeuni », et malgré quelques fractures sur le parcours, mon corps s’est renforcé.
J’ai aujourd’hui 60 ans, je suis chef d’entreprise, avec un emploi du temps très chargé, mais j’ai fait le choix de m’organiser pour dégager du temps et m’investir pleinement dans cette pratique qui me nourrit profondément.
Enfin, et ce point est essentiel pour moi, le karaté m’a offert bien plus qu’un sport : j’y ai trouvé un groupe de copains, une véritable seconde famille, dont le soutien et la bienveillance me sont très précieux. Cette année, l’arrivée de nouvelles pratiquantes m’a également fait prendre conscience que mon engagement pouvait, modestement, les encourager à persévérer et à croire en leurs propres capacités, quel que soit leur âge.
Mon témoignage vise à montrer que la pratique féminine du karaté est multiple, accessible, et qu’elle peut s’épanouir à tout moment de la vie.