28/05/2026
Mon approche dans l’accompagnement
Avec le temps, je me rends compte qu’il m’est difficile de définir ma manière d’accompagner à partir d’une seule méthode ou d’une seule étiquette.
Mon travail s’est construit au fil des rencontres, des formations, des lectures, de l’expérience de terrain et de nombreuses réflexions autour de ce qui aide réellement les êtres humains à avancer de manière plus consciente et plus cohérente. Il s’agit d’une articulation assez personnelle entre plusieurs courants.
Je dirais que je m’identifie principalement à cinq grandes familles d’accompagnement :
- une orientation humaniste et existentielle,
- une dimension de pleine conscience,
- des éléments de coaching réflexif,
- une posture issue de la psychologie expérientielle,
- une sensibilité proche des démarches narratives et symboliques.
Je refuse :
- la réparation rapide,
- le développement personnel performatif,
- l’analyse froide et désincarnée.
Je privilégie :
- la conscience de soi,
- la responsabilité individuelle,
- la cohérence intérieure,
- le rapport au temps de vie,
- les émotions,
- le lien entre corps, pensée et vécu, la remise en mouvement.
Je ne crois pas beaucoup aux solutions rapides ni aux recettes universelles. Je crois davantage aux chemins progressifs, à la lucidité, à l’attention portée à soi-même et à la possibilité de remettre doucement du mouvement là où quelque chose s’était figé.
Peut-être que ma manière d’accompagner pourrait simplement se résumer ainsi : aider des personnes à habiter leur vie de façon plus consciente, plus apaisée et plus alignée.
Cette réflexion entre en résonance avec certains auteurs ou courants comme :
• Carl Rogers pour la posture empathique et non jugeante,
• Irvin D. Yalom pour la dimension existentielle,
• Christophe André pour l’intégration de la pleine conscience dans une perspective profondément humaine,
• Thomas d'Ansembourg pour le lien entre émotions, besoins et présence,
• ou encore certains aspects des pratiques narratives autour du récit de vie et des chemins identitaires.
J’accorde également beaucoup d’importance à ce qui se vit concrètement : les tensions du quotidien, les répétitions relationnelles, la charge mentale, les moments de bascule, les pertes de repères ou les besoins de réalignement.
Les outils utilisés peuvent être variés : parole, écriture, marche, méditation, créativité, réflexion symbolique ou travail autour des émotions. Mais l’essentiel reste toujours la manière dont ces propositions permettent à chacun et chacune de mieux se comprendre et de retrouver davantage de liberté intérieure.