01/09/2021
Protection des oiseaux, de l'environnement, des écosystèmes
Les associations d’activités de nature ont, depuis longtemps, démontré leur attachement à l’environnement.
Les grimpeurs font partie de ces passionnés qui ont fêté, il y a quelques années, le 100 eme anniversaire de la mobilisation victorieuse de leurs ainés, contre le projet d’extraction de granulats à En Vau par la société Solvay. Non contente d’avoir saccagé port Miou, cette entreprise aurait bien grignoté la structure vertébrale de ce joyau méditerranéen jusqu’à sa moelle.
Cette nature fragile est pourtant toujours fortement impactée par la proximité de la mégapole Provençale. Les égouts, les effluents chimiques ainsi que les déjections d’oiseaux marins se nourrissant dans les décharges marseillaises, perturbent fortement les interactions entre les êtres vivants et leur environnement.
Cette prise de conscience par les grimpeurs (éléments fortement perturbateurs puisque partageant leur lieu de pratique avec l’habitat des oiseaux) ne se résume pas à cet événement historique. Le souci de protection s’est caractérisé, sur les topos d’escalade, par l’absence volontaire de certains secteurs historiques des Calanques ; ce qui leur vaudra plus t**d, dans ces mêmes falaises, une interdiction de la pratique ; nous y reviendrons à l’occasion d’une prochaine parution.
Les grimpeurs ont également indiqué sur les Topos, depuis plusieurs décennies, qu’« en l’absence actuelle de réglementation, l’escalade est fortement déconseillée de janvier à mai (nidification) sur les sites du Cancéou, de la Bougie et de Castelvieil »
Avant que cette phrase n’entre définitivement dans les mœurs (élargie dans les esprits à tout le massif) il a été indispensable de la retirer à l’occasion de la dernière édition d’escalade dans les Calanques de 2020.
En effet, le parc National prend, depuis quelques années une réglementation spécifique ; des arrêtés d’interdiction spatiale et temporaire à cause justement de la nidification de ces oiseaux.
Il n’y a pas lieu donc de s’appliquer la double peine : communiquer une mesure globale et restrictive additionnée de mesures officielles d’interdictions spatiales et temporaires.
Amis grimpeurs, si vous rencontrez des nichées de début d’année ou un peu plus t**dives, vous avez la possibilité de le signaler au parc national mais un simple panneau au pied de la voie dissuadera les cordées et permettra ainsi aux oiseaux de couver en paix ; nul besoin d’interdire une partie importante de la falaise afin de les protéger.