Pugey Racing Team

Pugey Racing Team De l'effort dans la bonne humeur le dimanche matin, de préférence sur 2 roues ou 2 jambes��

Un Groupe sans prise de tête qui sort les dimanches matin en VTT ou en Trail. Bon niveau pas exigé, mais sens de l'humour et bon esprit indispensable ! Sorties thématiques très variées chaque dimanche: Boue, traversée de rivière, franchissement de barbelés, crevaisons, bêtes à cornes, neige et glace, élagage/défrichage, orientation sans sens de l'orientation, mécanique sans outil, lendemain de Jura difficile, 12km à plus de 50 ou 50km à moins de 12 de moyenne...Bref de tout !

Dimanche 05/07 : Opération Summer Body ou comment avoir un corps de rêve à montrer cet été sur la plage ! Un teint halé ...
06/07/2026

Dimanche 05/07 : Opération Summer Body ou comment avoir un corps de rêve à montrer cet été sur la plage ! Un teint halé et des jambes au galbe parfait tel était l’objectif de cette sortie.

Nous nous sommes donc donné les moyens de nos ambitions : Une grosse sortie VTT de 20km avec un départ à 16h car nous misions sur la présence de Xavier-Pluto. Le chanteur de Havana Blue a en effet un mode de vie nocturne qui l’empêche d’affronter les rayons du soleil avant 15h30 (quand il se lève).

16h05, Sandra part avec son vtt « musculaire » alors qu’elle a demandé à son mécanicien de regonfler l’électrique… Dommage il est à plat ! Retour précipité au stand pour y remédier… 30 coups de pompe plus t**d, la jonction avec Marc et Marianne se fait au milieu de la route de Levier… Message de Rosange « Petit ret**d, Pluto HS »… Nous partons à sa rencontre par un coté et Rose forcément passe de l’autre : Bref, il est presque 16h30 quand nous traversons enfin la nationale en direction du Chalet d’Arguel !

La montée des Prés Bassand est avalée à un rythme d’enfer (12km/h) et nous basculons rapidement au frais dans les bois.
Le ton est rapidement donné... La végétation a manifestement bien profité des derniers coups de chaud. Il ne faut pas craindre de foncer sur les ronces qui traversent un sentier qui par endroit a totalement disparu et régulièrement mettre pied à terre pour dégager la trace! Les premiers tatouages de l’été arrivent sur les mollets et les chevilles des bikers et avec eux des hurlements caractéristiques !

Pourtant, lors de la reco de ce magnifique parcours, un soin particulier avait été mis sur l’élagage des abords, mais la nature se fout bien des couillons qui se baladent avec une scie ou un sécateur ! (ne parlons pas de la tronçonneuse !).

Dans la moiteur de l’enfer vert, le chant harmonieux des perroquets et des toucans est ainsi quelque peu couvert par les commentaires forcément piquant de nos dames piquées. Impossible de les perdre!

En direction d’Epeugney, « Ep’ney » comme dirait Marco Mosquisto’, le rythme s’assagit quelque peu, de sorte que Marianne devient une cible privilégiée des bestioles volantes et piquantes du quartier. C’est sûr, va y avoir du galbe sur les bras et les jambes…mais très localisé !

Nous approchons des 10 km, le cortège s’étire encore dans la dernière grosse montée du parcours. Sandra se fait chambrer sur la longueur de ses jambes qui indubitablement l’avantage dans les difficultés ! N’oublions pas que c’est aussi de la surface supplémentaire pour permettre aux ronces de s’accrocher et la freiner !

Nous basculons enfin vers le village par un chouette chemin légèrement descendant. Le terrain est super sec, ça roule sans effort ou presque ! On prend du plaisir à caler des belles trajectoires entre les quelques plaques de caillou qui affleurent et relancer les mécaniques en fin de virage… C’est le réconfort après l’effort !

A un croisement, pressentant que ses coéquipières risquent un petit coup de surchauffe, « Marco-squito » ravitaille les troupes avec des morceaux de banane. La première moitié de la sortie est derrière nous à présent, il est temps de rentrer !

Nous enquillons donc en direction de Montrond par des singles choisis, avec beaucoup de gout (!!!), pour leur caractère ludique et technique. Une petite descente, magnifiquement tracée, au revêtement somptueusement travaillé nous accueille. Chaque pierre, chaque racine, chaque feuille est à sa place. Tout est réuni pour un run d’anthologie. Je me positionne au bout de la piste pour saisir la mine réjouie des pilotes. Marco surgit à toute vitesse, talonné de près par Sandra… Et là comme on dit « C’est le drame » ! Un plantage de roue avant à 90°, suivi d’un soleil d’une amplitude fort majestueuse… le vol parabolique se termine assez brutalement au milieu des ronces et des caillasses !!! Paf, le Marco !!! Bien sonné et l’épaule bien déchiquetée, il se remet en selle, tant bien que mal, après les premiers soins prodigués par Marianne.

Bon, on va rentrer tranquilou ! Un peu avant la combe de Chanvollon, j’entends des voix assez loin sur ma gauche. Sandra et Marco partis devant on réussit à ne pas prendre le bon sentier et se sont collés dans une traversée hasardeuse bo***ée de cailloux et d’épines. Une fois la jonction opérée, le constat est sans appel : une roue arrière crevée à réparer !

Il est 19h passé quand nous amorçons enfin la traversée du champ qui nous ramène en haut de ‘la Verte’. Rosange passablement cuite joue la passagère clandestine et se fait remorquer par Marco qui s’expose du coup au courroux(coucou) d’une Marianne abandonnée !!! Heureusement votre serviteur lui file un coup de pouce et prend cher à son tour par sa moitié qui, jamais au grand jamais, n’a été aidée de la sorte !!! Les mâles filent devant et attendent la fin de l’orage en bas de la descente lol !!!

Le temps de prendre une ultime photo dans le soleil couchant et nous faisons le point sur les bénéfices de la sortie après finalement plus de 24km: Des piqures, des griffures, des traces de cambouis, un maillot déchiré et une épaule lacérée, une bien belle préparation pour l’été qui arrive !!!

Par le plus grand des hasards, je suis tombé en début de semaine sur le flyer de la « 30ième Rando du Plateau ». Une ran...
17/05/2026

Par le plus grand des hasards, je suis tombé en début de semaine sur le flyer de la « 30ième Rando du Plateau ». Une rando jamais faite avec de la route du gravel et du Vtt… un programme alléchant après une semaine passablement pourrie.

Le dimanche annoncé beau a fini de convaincre Gérald et Marc de m’accompagner pour vadrouiller du côté du Jura. Rendez-vous à 7h15 pour décoller direction Plasne (au dessus de Poligny). C’est chouette, le temps est affectivement dégagé mais le thermomètre du camion n’affiche que 3°… ça pique !

Le temps de nous inscrire et un local nous brieffe « le 55km ? Comptez autour de 600m de D+ » et « Sous la croix du Dan, il faut faire gaffe, y’a un rocher au milieu ». Totalement rassurés, nous prenons le départ, balisage au sol rose fluo, invisible pour un daltonien comme moi ! Heureusement des petites pancartes avec le logo Vtt ont été disposées à profusion… sacré boulot des ouvreurs !

Les premiers kilomètres nous emmènent en forêt et là, sans surprise, le terrain est détrempé, il faut cramponner le guidon pour rester dans la trace, c’est une vraie patinoire ! Histoire de corser la chose, les organisateurs ont eu la bonne idée de nous faire passer dans de multiples cuvettes : On descend en serrant les fesses et on remonte de l’autre coté comme on peut ! Ponctuellement c’est très ludique, mais au bout de multiples tricotages sur des singles glissants et pas toujours très bien dégagés, ça fatigue un peu, surtout quand on a un module ‘équilibre’ en panne comme Marco !

Le 1er ravito nous permet de souffler. Les locaux nous indiquent que nous allons traverser une zone caillouteuse (sous-entendu : pénible)… Ils n’ont pas tort, le circuit est vraiment très très sauvage et la trace est envahie par la végétation qui masque les multiples obstacles du quartier. Gérald commence à cogner régulièrement ses manivelles sur les pierres, souches, branches qui parsèment l’itinéraire… pas cool pour son vélo neuf !

Nous finissons par déboucher à la Croix du Dan, magnifique belvédère au-dessus de Poligny et nous attaquons la descente vers la plaine en contrebas. C’est là que nous attend le ‘rocher’ au milieu de la descente qui est en fait une longue dalle hyper glissante et franchement très raide. Pied à terre pour passer, c’est ‘Holliday on caillou’ avec les chaussures de vélo… Angoisse !

Pour la suite, le passage dans la plaine est très boueux et glissant avec quelques petits murs à franchir… totalement impraticables en l’état. Il faut régulièrement pousser nos engins en s’accrochant comme on peut. Les réserves d’énergie commencent à être bien entamées. Heureusement le ravito de Saint Lothain nous permet de refaire les niveaux. Encore une belle descente qui se termine par une traversée de rivière surprise et nous attaquons la remontée. Marco tire la langue, il a beau avoir une grosse prépa en route, l’effort en tout-terrain n’utilise pas la même filière… C’est rude !
A la bifurqu’ entre 42 et 55km, Marco choisit la sagesse : retour au plus court, il faut garder du jus pour la cyclo de la ‘Vache qui rit’ qui arrive à grand pas !

Nous enquillons de notre côté vers Château-Chalon… Bonne surprise le tracé est plutôt sec, très technique, rapide…assurément la plus belle partie de la rando, quel pied ! Le ravito au village, son point de vue, ses vieilles pierres, est somptueux !

La dernière partie pour rentrer renoue avec le caractère liquide du terrain… Rebelote, patinage et crépitage ! Il est temps d’arriver, la batterie de Gégé clignote en orange. Nous récupérons Marco qui nous attend depuis 1 heure, il a quasi 800m de D+ au compteur et nous plus de 1100 : on est loin des 600m annoncés !

Nous sautons dans le camion pour rentrer à Pugey, fin d’une belle matinée (il est 14h passée !) : Belle découverte que cette ‘Rando des plateaux’… à refaire par temps sec pour profiter encore davantage !

Sortie épique pour Balthazar et ses raquettes en carton.Au cours d’une soirée festive entre amis surgissent parfois des ...
08/02/2026

Sortie épique pour Balthazar et ses raquettes en carton.

Au cours d’une soirée festive entre amis surgissent parfois des idées improbables qui quelques fois conduisent à des catastrophes et à d’autres moments à des instants de pur plaisir… Ce soir-là, c’est Marianne qui nous propose de faire une sortie raquettes-fondue nocturne. Le concept peut surprendre, mais l’ayant déjà expérimenté, notre hôtesse du soir se fit très rassurante, parlant d’une abordable balade au clair de lune de quelques kilomètres pilotée par un guide professionnel.

Dans la chaleur de l’apéritif, tout le monde valide le truc et laisse donc à Marianne la charge de caler l’opération.
Sur le papier nous devrions être 8 à rejoindre quelques autres randonneurs encadrés par Johan Salomon organisateur de multiples trails dans la région et fin connaisseur de notre patrimoine local. Pour l’heure point de neige, tout est sec, la sortie va peut-être se transformer en paisible rando pédestre...

Fixée au 10 janvier, la date de l’aventure se rapproche rapidement certes, mais beaucoup moins vite que la tempête Goretti qui comme l’indiquent les médias va prendre une tournure quasi cataclysmique… Le doute s’insinue. Xavier flaire la bonne galère en approche, la moitié du staff est de surcroit au tapis avec des symptômes grippaux bien costauds, bref le moral des Pugelots rase le bitume. Un poil inquiet pour ses cordes vocales, le crooner de Pugey tente comme il peut de dissuader ses petits camarades de finir façon Vivagel… en vain ! Courage ou inconscience, on ne saura jamais.

Samedi 10 janvier, la météo tient toutes ses promesses. Chutes de neiges à gogo, Marie Laurence et Olivier ne peuvent pas nous rejoindre. 800 camions bloqués sur l’A36, l’autoroute est fermée tellement c’est le cirque !

Au départ de Pugey autour de 18h, les Chachas proposent de regrouper tout le monde dans un van de location : En route pour Arc sous Cicon, on verra bien si ça passe !
L’ambiance « jolies colonies de vacances » du départ se mue rapidement en angoisse façon copilote au rallye de Monte Carl’. Il neige plein pot, on ne voit rien, la route n’est pas dégagée, c’est vraiment sport, surtout quand on dépasse le chasse neige ou les voitures arrêtés en pleine montée ! Les Pugelots s’accrochent comme ils peuvent, font leurs prières, implorent la bonne mère de la RATP…

Après quelques errements nous parvenons finalement au Moulin Bobillard, point de départ que notre guide a en partie dégagé à grand renfort de pelle à neige… Chapeau vue la quantité à évacuer !
Le temps de s’équiper, raquettes, frontale, gants, bonnet, tenue chaude et nous voilà partis. D’emblée nous déployons nos câles de montée. L’attaque se fait droit dans l’pentu sur un tapis de poudreuse qui frise les 70cm par endroit ! Johan nous dit qu’il n’a pas vu ça depuis plus de 10ans.

Forcément avec une entrée en matière aussi physique, notre guide qui connait le coin a prévu des pauses pendant lesquelles il nous abreuvent de thé chaud Yoggy Citron-Gingembre et nous distille une kyrielle d’anecdotes sur la toponymie/topographie, la faune ou l’architecture locale avec force illustrations, sketchs ou devinettes : Top !

L’ambiance est incroyable, on s’imagine sans peine être des trappeurs au fin fond de l’Alaska. Pour une première expérience en raquette, Rose Angélique et Xavier ont droit à la crème de la crème : on est à des années lumières des sentiers balisés et damés pour touristes qu’on trouve quelquefois en station !

Après une accalmie dans les sous-bois, la tempête reprend de plus belle et nous cueille juste avant le Crêt Monniot. Le vent et les flocons nous cinglent le visage, même notre organisateur hésite par moment sur le cap à prendre faute de points de repère identifiables.

Les choses s’arrangent au moment de basculer dans la redescente. Heureusement que nous avons les raquettes, le matelas blanc est totalement fou… encore faut-il déceler les fils barbelés cachés sous la couche sous peine de figure moyennement artistique, n’est pas Candelero qui veut!

3 heures après avoir démarré et apprécié du thé à la pomme, des bonbons à la sève de sapin et de nombreuses explications sur les vaches, les lynxs, les loups et les pucerons nous sommes enfin sur le point d’arriver.

Photos, acrobaties dans la neige, 200 derniers mètres et nous rejoignons à proximité du moulin la petite grotte qui nous accueille pour une fondue bien méritée… Problème, nous avons perdu Rose ! Pas de lumière, pas de bruit, mais où est-elle ? Entre contemplation et expérimentation elle a juste décidé de se glisser dans la peau d’un lynx pour nous rejoindre… On ne la changera pas !

Le temps de se changer et passer des vêtements secs (nous sommes trempés) et nous nous retrouvons tous pour l’apéritif. Enfin presque, Marco a perdu sa chaussette préférée et la cherche désespérément dans la neige du parking… Il faudra revenir au printemps !

Dans la grotte, tout est prévu, même des plaids pour les plus frileux. Xavier, transi, s’enroule dans sa couverture, on dirait Balthazar rendant visite au petit Jésus ! Tout le monde est mort de rire.

3 caquelons de fondue plus t**d, rassasiés mais frigorifiés, nous déclinons les œufs que nous propose Johan… la mirabelle en revanche trouve aisément preneur ! Il est déjà pas loin de 23h, faudrait tout de même penser à rentrer !

Le temps de remercier notre guide et de dégager le véhicule déjà bien recouvert et nous voilà relancés… Forcément la route n’est pas meilleure qu’à l’aller, nous évitons de justesse un véhicule arrêté en descente au carrefour des Prés de Vaire puis 2 chevreuils qui traversent devant nous vers Fontain ! Histoire de terminer en beauté le chauffeur tente un virage au frein à main (électrique) et quelques joyeusetés qui font hurler de rire les enfants et crier les mamans !
Pugey, quasi minuit, mon Dieu quelle Soirée !!!

Depuis un moment les gars de Mountain Expert voulaient faire un ‘vrai’ sommet de plus de 4000’… En prévision, nous avion...
04/10/2025

Depuis un moment les gars de Mountain Expert voulaient faire un ‘vrai’ sommet de plus de 4000’… En prévision, nous avions mis une option sur les 28/29 septembre.

Le Grand Paradis et ses 4061m réputés faciles étaient l’objectif idéal. Forts d’une abondante production de vidéos Youtube permettant de se projeter aisément vers l’oxygène rare et le froid des cimes depuis le confort douillet de leur canapé, les montagnards de Besançon étaient sereins et prêts à en découdre !

On allait voir ce qu’on allait voir, ce sommet serait le premier d’une grande liste qui les mènerait jusqu’aux pentes du K2 en passant par les Grandes Jorasses et le Cervin… Un petit hors-d’œuvre avant le Mont-Blanc de Seb l’été prochain.

Cela étant, à quelques jours du départ, la neige étant tombée en abondance toute la semaine sur les Alpes, le Travel-Planner doute quelque peu de l’intérêt de faire 5h de voiture pour finir bloqué par de mauvaises conditions. Faites la trace dans 50cm de poudreuse et la sympathique et ludique balade au sommet change radicalement de physionomie pour prendre une dimension nettement plus physique et engagée!

Les météos s’accordant finalement sur une fenêtre de beau temps pour le week-end, nous parions sur une fréquentation conséquente de cette course reputée pour déblayer le parcours… « On verra bien », Cap donc sur l’Italie et le Val d’Aoste !

Sur le parking de Pont de Valsavarenche, nous croisons des cordées qui redescendent. A priori conditions difficiles sur l’itinéraire, tous n’ont pas atteint le sommet, ça brasse beaucoup, la progression est très lente…

Après 2h et 800m de dénivelé sur des chemins empierrés aussi chouettes à l’œil que pénibles sous la semelle, les sherpas bien chargés et bien dégoulinant arrivent en vue du refuge Victor Emmanuel II. Il est 18h, les bouquetins et la marmotte du quartier nous accueillent en toute décontraction !

En dehors de 2 Belges, nous sommes seuls là-haut. Pas de chauffage, pas d’électricité, nous prenons nos quartiers pour une courte nuit dans le petit refuge d’hiver… et l’apéro sur la terrasse. Le ciel est dégagé, nous profitons d’un magnifique coucher de soleil dans un paysage immaculé… Quel pied !

Nous programmons le réveil à 3h30… 21h une cordée allemande fait une halte avec une discrétion typiquement teutonne… Ils redescendent seulement du sommet ! Dans quelle galère allons-nous nous coller demain ? Inutile de dire que notre sommeil est haché et peu réparateur surtout que sur le coup des 1h du matin (!!!), une nouvelle cordée arrive au refuge, totalement carbonisée, qui nous colle ses lampes dans la tronche et s’écroule bruyamment sur les matelas qui jouxtent les nôtres.

A 4h, après un rapide et léger petit dej’, nous partons à l’assaut du sommet à la lueur de nos frontales. Au loin nous distinguons les loupiottes des Belges qui ont décollé plus tôt que nous. La neige à tout recouvert, ce n’est pas simple de se repérer par moment au milieu de la moraine. Nous mettons les crampons à quelques encablures de nos prédécesseurs et finissons par les doubler en haut d’un couloir… Ils n’ont pas l’air d’être très au point les Flamands !

Il est 6h45, le soleil commence à poindre et nous attaquons les premières pentes raides. J’encorde Théo et Seb. Pas la peine de tenter le diable. L’altitude commence à bien se faire sentir, le pas est lourd, le rythme fléchit nettement, la corde se tend ! Nous enjambons une crevasse que la neige n’a pas réussi à masquer. Nous restons dans le sillon qui a été littéralement creusé la veille. Ils n’ont pas fait dans la poésie hier, le tracé abrupte est ‘Dré dans l’Pentu’ par moment, heureusement que nous avons les crampons et les piolets !

Devant nous l’épaule en neige qui se dévoile vers le sommet brille dans la lumière du matin, magnifique, féérique, osons le dire, sublime !
C’est beau, mais c’est loin ! Notre progression est pour le moins fastidieuse. Malgré un passage dantesque à la Dent D’Oche, Seb sent bien son manque d’entrainement de cette année. Le célèbre « Mais qu’est ce que je fous là » accompagné du non moins réputé « plus jamais » commence à se faire une place dans les méninges de nos himalayistes !

Au pied du rognon rocheux final, le mal aiguë des montagnes se précise même pour Théo… Il faut donc sortir le moral des grands jours pour atteindre la Madone du sommet… surtout que les derniers pas en rocher pour l’atteindre sont fort gazeux ! (chute totalement exclue ici !)

10h, Sommet. Séquence nostalgie : j’étais déjà là il y a 40ans, la Claque ! Le temps de faire quelques photos pour immortaliser l’exploit (mes zèbres ont pensé à prendre une banderole !) et il faut penser à redescendre. Le mal de tête de Théo empire….La cordée n’a pas la forme et il ne nous reste « que » 2100m de descente ! Ça va être très long !!! Régulièrement je retrouve mes compères posés sur le glacier dans un état second : sans acclimatation, l’altitude c’est violent ! (tout comme le soleil sur la neige, mais ça ils ne s'en rendront compte que demain!)

Après un nombre incalculable de pauses matinées de quelques gamelles et d’une belle galette (Théo), nous finissons par enfin rejoindre le labyrinthe de la moraine. Moyennant quelques boniments sur la proximité du refuge, (on ne se refait pas !) la troupe finit par en arriver à bout. Incroyable que nous soyons passés là ce matin, tellement cela nous semble interminable cet après-midi !

15h30, après un petit break sur la terrasse du refuge, nous nous lançons dans la dernière partie jusqu’au parking. Plus de neige, mais les pavés du sentier finissent de rôtir nos pieds et nos jambes. Il est quasi 17h quand nous nous posons enfin dans la voiture. Belle Bambée !!

Il ne nous reste plus que 4/5h de route pour rentrer.
Plutôt que reprendre le tunnel de Grand St Bernard, nous passons par le col éponyme : Youpi, personne dans les lacets !
Un bruit sourd nous rattrape pourtant sous les derniers paravalanches : une escouade complète de supercars en plein rallye ! Ferrari, Mercedes, BM… il y en a pour des millions qui doublent comme des cochons en plein virage… et finissent coincés et pétaradant à 40km/h derrière un pauvre Suisse en Dacia (Si Si, ça existe !), le Gag !!! Décidément, nous n’avons pas tous les mêmes valeurs !

Il est presque 22h quand nous atteignons Besançon. Fin d’une journée épique qui restera à coup sûr dans les mémoires de nos alpinistes !

8ième édition de la Thormontbou ce dimanche… Encore un grand cru !On ne connait toujours pas la recette du cierge que br...
08/09/2025

8ième édition de la Thormontbou ce dimanche… Encore un grand cru !

On ne connait toujours pas la recette du cierge que brulent les organisateurs, mais tous les ans ça fonctionne à merveille : Météo magnifique !!!

Les Pugelots sont une nouvelle fois bien représentés même si quelques fidèles manquent à l’appel…

Marco, Gégé, Gilles, Oliv’ décollent à 8h du Stand Mountain Expert pour une version customisée du 45 km. Sur place, la Scierie Corne est transfigurée par les aménagements du jour : il y a une ambiance incroyable ce matin dans le quartier : beaucoup de bonne humeur coulée dans une organisation ultra maitrisée. On le verra par la suite, les bénévoles sont au taquet pour que chacun passe une super journée !

Avant de commencer à activer nos jarrets, Marco nous prévient qu’il va maitriser la fougue dont il est coutumier pour ne pas s’amocher avant son Tour du Mont Blanc de la semaine prochaine… Il est à peine remis d’une névrite vestibulaire qui l’a privé du sens de l’équilibre : Évitons toute prise de risque inconsidérée !

Nous partons donc piano pour une fois, sauf que les premiers raidards de la variante Gégé nous torpillent d’emblée. Ça chauffe fort sur des singles étroits alors que nos sympathiques amis en vélo électriques se montrent parfois très pressés d’en découdre : La cohabitation dans les dépassements n’est pas toujours simple avec certains « pilotes » en particulier avec les " Donalds’ en mode turbo " qui "pédalent" avec les pieds en canard sur les pédales… Nous perdons Gilles que nous retrouverons seulement au 3ième ravito.

Cette zone passée, nous enchainons avec les crêtes fort-caillouteuses de Vorges. Nous avons tous des pneus au crantage parfait pour l’Esterel au mois d’aout, sauf qu’il a pas mal plu dans notre quartier ces derniers jours : la partie de rodéo commence ! L’adhérence est par moment assez précaire sur les cailloux humides ou les récentes flaques de boue. La tension monte, ça gigote dans tous les sens dans les descentes, il faut faire gaffe à ne pas tout casser (bonhomme ou matériel) !

A 9h, nous descendons vers Osselle quand la 2ième partie du staff décolle à son tour. Enfin le terme est peut-être un peu exagéré : Rose Angélique et Marianne en mode diesel ont tout misé sur la contemplation quand Sandra et Xavier en mode performance carburent déjà au super. Une échappée se forme, bientôt suivi par les paparazzi de L’Est Républicain (nous y reviendrons).

Sur le 45, pendant que Gérald disserte sur la topographie, la géopolitique, l’écologie et les réglages fins qu’il a programmés sur son VTT à assistance légère, il gratifie également la gente féminine que nous doublons de chaleureux encouragements appréciant avec un œil expert (et quelque fois frisant) la performance de ces dames ! Marco commence pour sa part à être en légère surchauffe, mais notre fierté nous fait tout de même shunter le premier ravito… La série des gamelles va bientôt pouvoir commencer !

De son côté, le tandem Sandra/Xavier parvient même à survoler avec une impressionnante vitesse, les bords de champs de patates balisés par l’organisation (Ah ?!, on me glisse dans l’écouteur qu’en fait la vitesse de lecture avait été accélérée). Pour Rose Angélique et Marianne c’est plus soft, on savoure le paysage et de surcroit du coté d’Abbans Dessus on s’arrête pour faire du shopping dans une échoppe d’artistes & créateurs plasticiens ! Chacun sa manière de vivre la Thormontbou !

La fatigue et la chaleur commencent à se faire sentir, le passage aux ravitaillements n’est désormais plus une option. Les athlètes ultra-affutés se régénèrent à coup de rosette et de rillettes servies avec moult courtoisie dans des assiettes en porcelaines de Limoges par des chefs de rang en smoking rose (j’exagère à peine). Chapeau les bénévoles, c’était la grande classe !

Nous découvrons des nouveaux coins forts sympathiques vers Velesmes, des chouettes singles matinés de passerelles pour enjamber les ruisseaux. Ils ont vraiment bossé ! Le terrain se fait plus joueur… Pas Marco ! Les premières des 6 gamelles débutent. C’est un peu : ‘Marco fait de la couture dans le palais des ronces’, ‘Marco sculpte ses côtes au milieu des rochers’, ‘Marco découpe les arbres avec son guidon’ ou ‘Marco fait du Base-jump sans parachute depuis les crêtes de Montferrand’… Mama mia !!!

A l’heure où la team 25k est de retour à la scierie, les rescapés du 45k temporisent avant d’attaquer le dernier (gros) morceau de leurs 1000m de D+ : la remontée à la Chapelle de ND du Mont. Non seulement ça grimpe pas mal, mais en plus il faut parvenir à se faufiler entre les cyclistes en perdition qui titubent sur le sentier. On lit dans le regard de certains le célèbre ‘plus jamais ça’ qu’ils auront pourtant oublié dès l’arche d’arrivée franchie.

Il est 12h30 quand nous opérons la jonction avec le reste de la troupe, presque synchros ! Une bonne bière, des frites maison et un sandwich merguez plus t**d, tout le monde est hilare sous le chapiteau quand nous revêtons le bob cadeau Thormontbou… Disons qu’il va mieux à certaines personnes qu’à d’autres (nous ne citerons personne, mais elle a des grosses joues qui la font ressembler à une bavaroise à l’OctoberFest !)

Généreux comme à l’accoutumée, nos hôtes font le tour des tables pour saluer les uns et les autres, débriefer les randos, évoquer les projets… C’est l’occasion de leur réitérer toutes nos félicitations pour cette nouvelle édition une fois de + franchement réussie et de leur poser quelques questions métaphysiques dont Rose a le secret ! L’humour, La bienveillance et la volonté sont manifestement le ciment de la durabilité de l’événement.

Mais tout ne s’arrête pas là, c’est Emilie la directrice financière des intersport qui la première met le doigt sur le seul couac de la sortie : non seulement Elle, ses enfants et son mari sont en photo dans l’Est Républicain, mais un autre cliché fait aussi le buzz… « Unis en amour comme dans le sport » légende le journaliste sous la photo qui montre Sandra et Xavier main dans la main en haut d’une côte !!!
Il va sans dire qu’à partir de ce moment tout dégénère très vite, les amitiés volent en éclat, le bob Thormontbou roulé en cône sert de mèche dans le nez cassé de Xavier, Roses fait des tags à la lime à ongles sur la mini de Sandra…

Mais non ! Heureusement la confiance règne et le fâcheux malentendu se transforme en une franche rigolade lors de « l’after » Thormontbou. Puissent tous les conflits se régler un jour de la même façon entre bons amis avec un Spritz, du Kassav’ et sous l’éclipse de lune ! (Bon pas simple de tout avoir en même temps convenons-en hélas…)

A l’année prochaine pour la 9ième !

La Coolette dans L'Est Républicain.... Devinez quoi ?
03/06/2025

La Coolette dans L'Est Républicain.... Devinez quoi ?

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