Des graines pour demain

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Des graines pour demain đŸšČđŸŒ±đŸŒŸ
PĂ©daler ‱ comprendre ‱ transmettre
đŸŒ± Les mains dans la terre avec Wwoof France
La suite arrive 👀

Jour 22 à 24AprÚs une semaine passée chez Aude, dans le Lot, il était temps de renfourcher nos vélos.Direction le Cantal...
23/05/2026

Jour 22 Ă  24

AprÚs une semaine passée chez Aude, dans le Lot, il était temps de renfourcher nos vélos.
Direction le Cantal

Au total : 3 jours de route.
3 jours à pédaler, grimper, transpirer
 mais surtout à partager.

Et j’ai eu la chance d’ĂȘtre incroyablement bien accompagnĂ©e par Anne-Claire, Amarante et Samuel 💛

Pendant ces quelques jours, on a traversé des paysages magnifiques, pris le temps de vivre, beaucoup mangé aussi (vraiment beaucoup), fait un détour par Saint-Cirq-Lapopie, découvert un super festival à Figeac et fait de trÚs belles rencontres.

Comme Nadine et Pascal, qui nous ont spontanĂ©ment proposĂ© un bout de terrain pour planter les tentes alors qu’on cherchait dĂ©sespĂ©rĂ©ment un coin plat oĂč dormir
 parce que oui, le Cantal, c’est trĂšs beau, mais c’est surtout trĂšs vallonnĂ©..

On a vu plein d’animaux, traversĂ© quelques grosses galĂšres, affrontĂ© des montĂ©es interminables
 mais on a surtout Ă©normĂ©ment ri.

Et j’ai mĂȘme eu droit Ă  une belle surprise !

Parce qu’à plusieurs, tout paraĂźt plus lĂ©ger.
Et je crois profondĂ©ment que c’est collectivement qu’on arrivera Ă  faire bouger les choses đŸŒ±

Et toi, c’est quoi ton meilleur souvenir Ă  vĂ©lo ?

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12/05/2026
10/05/2026

Rencontre avec Aude, maraĂźchĂšre en biodynamie dans le Lot đŸŒ±

Rien ne prédestinait Aude à devenir agricultrice.
À l’époque, elle Ă©tudiait la philosophie. Puis, lors d’un petit boulot dans le maraĂźchage Ă  Marseille, quelque chose s’est imposĂ© comme une Ă©vidence : celle de nourrir les gens, concrĂštement.

Il y a maintenant 11 ans, Aude s’est installĂ©e seule dans le Lot pour crĂ©er sa propre ferme maraĂźchĂšre. Une ferme profondĂ©ment vivante, pensĂ©e comme un Ă©cosystĂšme oĂč tout est liĂ©.

Chez elle, le jardin ne ressemble en rien aux jardins parfaitement alignĂ©s et “propres” qu’on a l’habitude de voir. Ici, la nature reprend sa place. Les lĂ©gumes, les fleurs sauvages et les plantes cohabitent ensemble, se protĂšgent, se rĂ©pondent. On peut apercevoir un immense plan de coquelicots au milieu des Ă©pinards, des fleurs poussant librement entre les cultures
 Un paysage vivant, foisonnant, presque poĂ©tique, oĂč la biodiversitĂ© fait partie intĂ©grante de la ferme.

Au fil des annĂ©es, elle a aussi plantĂ© des centaines d’arbres. Certains fruitiers, d’autres simplement pour offrir un refuge au vivant. Car pour Aude, cultiver ne consiste pas seulement Ă  produire. C’est aussi prendre soin de ce qui nous entoure.

Elle travaille en biodynamie, une approche agricole fondĂ©e sur l’observation des rythmes naturels et des Ă©quilibres du vivant. Ici, on ne cherche pas Ă  contrĂŽler la nature, mais Ă  coopĂ©rer avec elle.
Et ça se ressent dans sa maniĂšre d’ĂȘtre.
Aude observe Ă©normĂ©ment. Une fleur qui Ă©clot, une courgette qui apparaĂźt,
 il suffit parfois d’un dĂ©tail pour illuminer toute sa journĂ©e.

C’est une personne profondĂ©ment solaire, passionnĂ©e, qui a Ă  cƓur de transmettre et de faire dĂ©couvrir son mĂ©tier. Car elle le rĂ©pĂšte souvent : nous avons besoin de plus de petits maraĂźchers de proximitĂ©. RecrĂ©er des fermes Ă  taille humaine. Remettre du vivant dans nos campagnes et dans nos assiettes.

đŸŒŸ Et si vous alliez dĂ©couvrir ce mĂ©tier de l’intĂ©rieur ?
Avec rencontrez des agriculteur.rice.s passionné.e.s, afin de comprendre comment pousse notre alimentation en remettant les mains d

Jour 14 à 21AprÚs plusieurs jours sur les routes, nous sommes arrivés chez Aude, maraßchÚre dans le Lot.Et dÚs les premi...
07/05/2026

Jour 14 Ă  21

AprÚs plusieurs jours sur les routes, nous sommes arrivés chez Aude, maraßchÚre dans le Lot.
Et dùs les premiùres secondes, on s’est sentis bien.

Aude a ce don rare de l’accueil. Celui qui met immĂ©diatement Ă  l’aise. Chez elle, tout semble simple, sincĂšre, chaleureux. On sent qu’ici, le partage fait partie intĂ©grante du lieu.

Pour commencer cette nouvelle aventure, Anne-Claire nous a rejoint pour la semaine. Une amie rencontrĂ©e il y a 2 ans dans un festival. Et mĂȘme plus qu’une semaine finalement
 car je lui ai proposĂ© de continuer l’aventure avec nous sur la prochaine ferme. Mais ça, on en reparlera plus t**d.

Aude vit dans un véritable berceau de biodiversité.
Seule Ă  la tĂȘte de son exploitation maraĂźchĂšre, j’ai rarement rencontrĂ© une femme avec autant de courage et de dĂ©termination. Elle entretient seule ses 10 hectares de terrain, cultive ses lĂ©gumes, s’occupe de ses 43 poules qui disposent d’un immense terrain enherbé  et continue chaque jour, malgrĂ© la fatigue, malgrĂ© la charge de travail immense que reprĂ©sente le maraĂźchage. Et pourtant, chez elle, il y a toujours du monde qui passe, qui aide, qui partage un repas ou un bout de chemin. Pendant cette semaine, il y avait aussi Antonin et sa chienne GisĂšle. AprĂšs avoir parcouru des milliers de kilomĂštres Ă  travers le monde, il a posĂ© ses sacs quelques temps chez Aude pour lui donner des coups de main, mais aussi apporter une prĂ©sence quotidienne. Car le mĂ©tier d’agriculteur est aussi un mĂ©tier de solitude. Surtout quand on travaille seul.e. Pas vraiment de week-end, pas vraiment de jours fĂ©riĂ©s. La terre, elle, n’attend pas.

Et chez Aude, cette relation Ă  la terre va encore plus loin.
Elle travaille en biodynamie : une maniĂšre de cultiver qui considĂšre la ferme comme un organisme vivant dans lequel tout est connectĂ©. Observer les rythmes naturels, prendre soin du sol, favoriser les Ă©quilibres entre les ĂȘtres vivants
 Ici, on ne cherche pas Ă  dominer la nature, mais Ă  collaborer avec elle.

Suite en commentaire

04/05/2026

Rencontre avec Pauline Plaçais, aventuriÚre Sport & PlanÚte
PrĂ©sentation & Ă©changes autour de son projet " Des graines pour demain”
đŸ—“ïž Mercredi 20 mai Ă  18h
📍À l’Alzire, Jarnages

L’association La Moustache vous invite, en partenariat avec la Maif Creuse, Ă  rencontrer Pauline Plaçais, aventuriĂšre « Sport & PlanĂšte », de passage Ă  Jarnages dans le cadre de son projet “Des graines pour demain”.

À vĂ©lo, elle traverse la France pour aller Ă  la rencontre de fermes biologiques, vivre le wwoofing de l’intĂ©rieur et raconter une autre façon de produire, de consommer et de vivre.

Que vous soyez amateur de voyage Ă  vĂ©lo, curieux du wwoofing, engagĂ© dans l’agriculture bio ou simplement en quĂȘte d’inspiration, ce rendez-vous est pour vous !

Une rencontre, des Ă©changes, et peut-ĂȘtre l’envie de semer vos propres graines. Les enfants sont les bienvenus : rencontrer des personnes inspirantes est recommandĂ© pour ĂȘtre en bonne santĂ© !

Selon la mĂ©tĂ©o, le temps d’échange se dĂ©roulera dans les jardins de l’Alzire ou dans son 3Ăšme lieu au 1er Ă©tage.

+ d'informations : La Moustache au 06 31 05 76 49 ou sur [email protected]
ou sur Des graines pour demain

02/05/2026

À 29 ans, Pauline Plaçais, petite-fille d’agriculteurs, a dĂ©cidĂ© de se lancer dans un voyage de deux mois Ă  travers des fermes biologiques françaises. L’objectif ? DĂ©montrer que l’agriculture biologique est trĂšs prĂ©sente et variĂ©e sur le territoire français. Et qu’elle incarne un avenir durable et fiable.

[ Temps de lecture estimé : ~ 7min ]

EngagĂ©e dans le programme Sport PlanĂšte de la MAIF, Pauline Plaçais a créé Des graines pour demain : un pĂ©riple Ă  vĂ©lo et en parapente qui la mĂšne de ferme en ferme, dans une dĂ©marche de partage, d’apprentissage et de transmission.

Avec cinq autres Ă©co-aventuriers suivis par Sport PlanĂšte, Pauline incarne une gĂ©nĂ©ration en quĂȘte de sens et d’engagement. Durant son tour de France, la jeune femme part Ă  la rencontre de celles et ceux qui font vivre l’agriculture biologique et paysanne, et qui se font un plaisir de partager leurs connaissances. Nous l’avons interrogĂ©e alors qu’elle entamait son aventure.

➡ Mr Mondialisation : Pouvez-vous nous raconter votre parcours, avant de vous lancer dans ce projet ?

Pauline Plaçais : « Je possĂšde un Master de Management en solidaritĂ© internationale, que j’ai passĂ© dans le but de travailler au sein d’ONG. J’ai notamment effectuĂ© des stages au Cambodge, puis en CĂŽte d’Ivoire, oĂč j’ai travaillĂ© sur la coordination de structures dans des projets liĂ©s aux droits des femmes. De retour en France, je me suis investie dans l’éducation populaire et l’impact Ă©cologique qui y est liĂ©. J’ai travaillĂ© dans une association d’éducation populaire en Pays de la Loire et en Normandie pendant deux ans et demi. L’an dernier, j’ai dĂ©cidĂ© de partir car j’avais besoin de faire une pause et de ralentir
 »

➡ Mr Mondialisation : Pour mieux entamer cette nouvelle aventure ?

Pauline Plaçais : « Oui, je voulais trouver le moyen d’ĂȘtre plus impactante sur la question du changement climatique, que ce soit dans ma vie personnelle comme professionnelle. J’ai fait du bĂ©nĂ©volat, du Wwoofing
 Puis j’ai entendu parler du programme Sport PlanĂšte, qui m’a paru adaptĂ© Ă  mes envies. J’avais des choses Ă  dire et Ă  transmettre, le besoin de sensibiliser – chose que je faisais dĂ©jĂ  avec mon entourage proche, mais je voulais aller plus loin, notamment Ă  travers le sujet de l’agriculture.

Mes grands-parents, oncles et tantes sont agriculteurs. Mon pĂšre, paysagiste, m’a faite grandir au milieu de cinq hectares de champs, entourĂ©e d’oies, de moutons
 Je suis donc issue de ce milieu, mais en rĂ©alitĂ©, je n’y connais pas grand-chose ! Alors, j’ai rĂ©alisĂ© que si moi-mĂȘme je n’y connaissais rien, que dire de la majoritĂ© des Français ? Le sujet de l’agriculture prend de plus en plus de place, mais sans qu’on n’en comprenne forcĂ©ment les enjeux. Je pense donc qu’il est important d’en parler, d’expliquer ce qu’il se passe, notamment autour du bio. »

➡ Mr Mondialisation : Quelle rĂ©flexion portez-vous sur l’agriculture biologique en France ?

Pauline Plaçais : « Le bio est en expansion : les chiffres de l’Agence Bio montrent que sa consommation augmente. Mais c’est une agriculture qui reste marginalisĂ©e. Elle concerne surtout de petites fermes, et c’est un engagement parfois difficile Ă  tenir car il existe beaucoup de contraintes. Rien que l’installation peut durer jusqu’à trois ans
 L’agriculture biologique comprend Ă©galement beaucoup d’enjeux, notamment sociĂ©taux : elle n’est en effet pas toujours bien perçue, reste encore en marge de la sociĂ©tĂ©, et est souvent mal relayĂ©e au niveau mĂ©diatique.

« Le conventionnel et l’agriculture intensive sont entrĂ©s dans un engrenage vicieux dĂ» aux pesticides. »

Elle produit Ă©galement des denrĂ©es plus chĂšres pour les consommateurs, donc n’est malheureusement pas encore accessible Ă  tous. Enfin, les petites fermes dĂ©pendent Ă©normĂ©ment des alĂ©as climatiques, avec des conditions et des cultures plus fragiles qu’en conventionnel. Mais elle est nĂ©cessaire pour la santĂ© humaine, et celle de la Terre ! Sans augmentation de l’agriculture biologique, nous savons que la biodiversitĂ© va finir par s’effondrer.

Le conventionnel et l’agriculture intensive sont entrĂ©s dans un engrenage vicieux dĂ» aux pesticides : les sols sont dĂ©sormais trop pauvres pour donner de bonnes rĂ©coltes, alors on ajoute des produits dessus
 Jusqu’au jour oĂč ça ne suffira plus, et au dĂ©triment de la santĂ© de tous. »

➡ Mr Mondialisation : Vous avez choisi de visiter des fermes par le biais du Wwoofing, qui consiste Ă  apporter son aide aux agriculteurs, autour d’une relation basĂ©e sur l’entraide, la dĂ©couverte et l’échange. Pourquoi ce choix ?

Pauline Plaçais : « J’en avais entendu parler depuis longtemps, mais avec un imaginaire diffĂ©rent. Quand on parle Wwoofing, on pense tout de suite Ă  l’Australie ou Ă  la Nouvelle-ZĂ©lande
 L’image d’un voyage lointain me semblait lui coller Ă  la peau.

Mais, quand je travaillais au Mans, j’ai profitĂ© d’un weekend prolongĂ© pour essayer de me rendre utile : je me suis alors renseignĂ©e sur ce qui se faisait en France en matiĂšre de Wwoofing. J’ai alors rĂ©alisĂ© qu’il y avait Ă©normĂ©ment de fermes participantes, mĂȘme Ă  cĂŽtĂ© de chez moi ! J’ai trouvĂ© une ferme qui travaillait en permaculture, accessible en train et en vĂ©lo car je n’avais pas de voiture. Et j’ai adorĂ© ! J’y suis retournĂ©e rĂ©guliĂšrement, on est mĂȘme devenus amis. Symboliquement, c’est la ferme sur laquelle je termine mon voyage : La Grande RaisandiĂšre.

Le Wwoofing est souvent perçu comme un moyen de partir en vacances pour pas cher
 Mais c’est avant tout un engagement ! Je tenais Ă  en parler car ce sont des expĂ©riences de vie trĂšs chouettes : je veux donner aux gens l’envie de s’investir et s’engager, d’ĂȘtre dans une dĂ©marche de don et de partage plutĂŽt que de consommation
 »

➡ Mr Mondialisation : Sur quels critĂšres avez-vous sĂ©lectionnĂ© les fermes visitĂ©es ?

Pauline Plaçais : « J’ai commencĂ© en AriĂšge, car on y trouve beaucoup de fermes bio et proches de la nature, et je finirai dans la Sarthe. Je voulais trouver des mĂ©thodes d’agricultures variĂ©es pour mettre en avant tout le panel de fermes prĂ©sent en France, et avec des profils trĂšs diffĂ©rents. Il y a des enfants d’agriculteurs, d’anciens Wwoofers qui ont montĂ© leur ferme, des ingĂ©nieurs qui ont tout plaquĂ© pour se lancer dans l’agriculture
 La diversitĂ© de profils montre que les choses bougent, et qu’on peut faire partie de ce milieu mĂȘme sans ĂȘtre issu. »

« Je crois Ă  la force du collectif : c’est ensemble que nous ferons Ă©voluer la sociĂ©tĂ©. »

➡ Mr Mondialisation : Qu’espĂ©rez-vous de ce parcours de deux mois ? À court comme plus long terme ?

Pauline Plaçais : « J’espĂšre avant tout emmener le plus de gens possibles avec moi. Sur chaque ferme, une ou deux personnes m’accompagnent. Elles sont issues du cercle proche, de mes amis, du rĂ©seau Wwoof France, ou encore des personnes qui me suivent sur les rĂ©seaux sociaux. Je crois Ă  la force du collectif : c’est ensemble que nous ferons Ă©voluer la sociĂ©tĂ©. J’essaie donc d’encourager Ă  faire du vĂ©lo, Ă  aller travailler dans une ferme
 En somme, j’ai envie de prendre les gens qui le souhaitent par la main, pour qu’ils prennent ensuite la relĂšve, Ă  leur tour. Mon objectif, c’est avant tout une forte envie de dĂ©couvrir et d’apprendre. »
Mr Mondialisation : Vous sillonnez la France à vélo, mais également
 en parapente !

Pauline Plaçais : « Oui, mon dĂ©part s’est fait en parapente en AriĂšge, depuis le Prat d’Albi : j’y voyais la symbolique du saut, du fait de prendre son envol, de se lancer dans un nouveau projet, et de se dĂ©lester de ses prĂ©jugĂ©s et de ses peurs. Le parapente est aussi un moyen de prendre de la hauteur sur les choses, de voir nature depuis le ciel. Il participe Ă  l’émerveillement, qui est une source de protection de la biodiversitĂ©, car on protĂšge ce que l’on aime
 »

➡ Mr Mondialisation : Quels sont vos projets pour la suite ?

Pauline Plaçais : « Il n’y a rien de figĂ© pour l’instant, car je ne sais pas ce que peut me rĂ©server cette aventure. Je ne pars pas en tant qu’experte : je suis lĂ  pour apprendre. Je n’ai donc pas de plan pour la suite, j’attends de voir ce que la vie me rĂ©serve ! »

➡ Quelques mots de CĂ©cile Paturel, chargĂ©e de dĂ©veloppement chez Wwoof France

➡ Mr Mondialisation : Depuis quand l’association Wwoof France existe-t-elle ?

CĂ©cile Paturel : « Nous allons fĂȘter nos vingt ans en 2027 ! Le livret de nos dĂ©buts est devenu un site web
 Le but est de notre structure est de crĂ©er une logique d’entraide, sans tomber dans la dĂ©rive et en Ă©vitant le laĂŻus « gĂźte et couvert contre du travail ». « Apprendre en aidant les fermes bio et paysannes », voilĂ  notre credo : aider et se sentir utile pendant son temps libre, autour d’une agriculture dont on dĂ©fend les valeurs.

Wwoof France aujourd’hui, ce sont environ 18 000 adhĂ©rents, pour 1 800 fermes. 70% des adhĂ©rent.es sont Français.es et font du Wwoofing en France : un fait qui va Ă  l’encontre des croyances ! Nous avons Ă©galement un certain nombre d’adhĂ©rents belges et allemands. Au total, nous avons 60% de femmes, pour une tranche d’ñge qui tourne majoritairement autour de 25-35 ans. »

« Le Wwoofing correspond trop souvent, dans l’imaginaire collectif, Ă  la dĂ©finition de gĂźte et couvert contre hĂ©bergement. »

➡ Mr Mondialisation : Wwoof France assure donc un cadre à l’aventure du Wwoofing


CĂ©cile Paturel : « Oui, car le Wwoofing correspond trop souvent, dans l’imaginaire collectif, Ă  la dĂ©finition de gĂźte et couvert contre hĂ©bergement. En somme, des vacances pas chĂšres, avec une vision utilitariste et touristique difficile Ă  gĂ©rer.

Sauf que les hĂŽtes ne sont pas juste des hĂ©bergeurs ! Lorsque l’on s’engage dans le Wwoofing, on vient aider, dĂ©couvrir un travail, partager des valeurs. Il y a une vraie dĂ©marche de rĂ©ciprocitĂ©. Notre charte a Ă©voluĂ© au fil du temps : les Wwoofers ne peuvent ĂȘtre plus de deux en mĂȘme temps, ne travaillent jamais seuls, les besoins des fermes doivent ĂȘtre ponctuels etc. Il y a toujours eu des gens qui travaillent dans des fermes
 Alors, autant encadrer et rĂ©guler ce type de travail – et alerter quand il y a des abus. »

➡ Mr Mondialisation : Comment la sĂ©lection des fermes se fait-elle ?

Cécile Paturel : « Les fermes concernées sont souvent de petites entreprises agricoles, dans lesquelles vivent les agriculteurs. Le point commun entre toutes est que ce soient des lieux à vocation alimentaire. Ces « fermes » peuvent donc aussi concerner des particuliers, des associations, des habitats partagés, etc. La base est de respecter une agriculture biologique et paysanne, en vivant sur place et consommant ce qui y est produit.

Ce sont elles qui nous contactent. AprĂšs avoir rempli un petit dossier, nous faisons un premier tri. Un certain nombre est refusĂ©. Celles qui sont sĂ©lectionnĂ©es sont contactĂ©es, souvent visitĂ©es avant ou aprĂšs par notre rĂ©seau de bĂ©nĂ©voles
 Si le contact se passe bien et que les rĂšgles de l’association leur conviennent, leur candidature est approuvĂ©e.

Nous sommes six salariĂ©s qui travaillons Ă  temps plein, joignables facilement, tenant une permanence tĂ©lĂ©phonique en cas de problĂšme
 trĂšs peu de choses peuvent passer sous les radars ! »

✍ Entretien rĂ©alisĂ© par Marie Waclaw
đŸ“· © Pauline Plaçais

→ Pour nous soutenir et retrouver notre article en ligne, les liens sont en commentaire

Infos et Débats | Mr Mondialisation

01/05/2026

À 29 ans, Pauline Plaçais, petite-fille d'agriculteurs, a dĂ©cidĂ© de se lancer dans un voyage de deux mois Ă  travers des fermes biologiques françaises. L'objectif ? DĂ©montrer que l'agriculture biologique est trĂšs prĂ©sente et variĂ©e sur le territoire français. Et qu'elle incarne un avenir durable et fiable.

→ Notre article : https://mrmondialisation.org/velo-parapente-pauline-placais-rencontre-fermes-bio/

Infos et Débats | Mr Mondialisation

29/04/2026

Rencontre avec Roman, maraücher en Ariùge 🌿

Pendant ses Ă©tudes en pharmacologie, Roman ressent un besoin profond : celui de se reconnecter au vivant. AprĂšs une thĂšse sur les plantes mĂ©dicinales, cet Alsacien d’origine change de cap et s’installe en AriĂšge, sur une ferme de 10 hectares, pour cultiver
 autrement.

Au fil des annĂ©es, son projet Ă©volue. Aux plantes mĂ©dicinales s’ajoute le maraĂźchage, toujours guidĂ© par une mĂȘme conviction : travailler avec la nature, jamais contre elle.

Chez lui, pas de superflu. Toilettes sĂšches, do**he en extĂ©rieur, pas de wifi. Ici, la seule vraie connexion, c’est celle Ă  la nature.

Son agriculture est plus que biologique : aucun engrais chimique, aucun pesticide. Tout est pensĂ© en symbiose. Les dĂ©chets des uns deviennent les ressources des autres. Les poules, les moutons, les plantes
 tout cohabite, tout s’équilibre.

Roman rappelle à quel point les micro-fermes sont essentielles pour régénérer les sols et le vivant. Et combien la diversité des cultures est une clé face aux aléas climatiques et aux maladies.

đŸŒ± Et si vous alliez voir par vous-mĂȘme comment pousse votre alimentation ?

Le wwoofing est une porte d’entrĂ©e incroyable pour comprendre, apprendre, et mettre les mains dans la terre.

Vous pouvez retrouver la ferme de Roman via le lien en bio. Et il existe plus de 1800 fermes du rĂ©seau en France prĂȘtes Ă  vous accueillir.

Et si vous voulez rejoindre l’aventure, envoie 🐝 ou envoie moi un DM !

À vous de jouer đŸŒŸ

Ça fait du bien de s’ĂȘtre accordĂ© une petite pause Ă  Toulouse.Prendre le temps de ralentir, de se reposer un peu avant d...
26/04/2026

Ça fait du bien de s’ĂȘtre accordĂ© une petite pause Ă  Toulouse.
Prendre le temps de ralentir, de se reposer un peu avant de repartir. Mais trĂšs vite, l’envie de reprendre la route est revenue. Cette sensation qui appelle, qui pousse Ă  remonter sur le vĂ©lo.

Et puis cette fois, je ne suis pas seule.
Samuel — que j’avais rencontrĂ© lors de mon premier wwoofing avec il y a quelques mois — a dĂ©cidĂ© de rejoindre l’aventure pour quelques jours.

On a longé les bords du canal pendant des heures.
C’était calme, presque suspendu. L’eau qui glisse lentement, les arbres qui nous offrent de l’ombre, et nos vĂ©los qui avancent au mĂȘme rythme. Il y a quelque chose de profondĂ©ment apaisant dans ces moments-lĂ . Pas de performance, pas d’objectif prĂ©cis. Juste avancer.

Puis, on a croisé des ùnes, des vaches, des moutons

Comme des petites prĂ©sences silencieuses qui ponctuent la route. On s’arrĂȘte parfois, juste pour regarder. Pour ĂȘtre lĂ .

Il y a eu cette baignade aussi, bien méritée aprÚs une journée à pédaler sous le soleil.
L’eau Ă©tait fraĂźche, presque froide, mais c’était exactement ce qu’il fallait. Un moment simple, qui fait un bien fou, et qui prend une saveur particuliĂšre aprĂšs l’effort.

Et puis
 l’orage. Celui qu’on n’avait pas vraiment vu venir. Le ciel qui change d’un coup, le vent qui se lĂšve, et la pluie qui tombe sans prĂ©venir. On a juste eu le temps de monter nos tentes quand l’orage est arrivĂ©. Une belle façon de tester l’impermĂ©abilitĂ© de nos tentes. Verdict : elles rĂ©sistent !

On a bien pédalé, oui.
Mais surtout, on a pris le temps.

Le temps de discuter, de se taire, de regarder autour.
Le temps de vivre, simplement.

Et je crois que c’est ça qui rend ces derniers jours si prĂ©cieux.
Pas les kilomĂštres parcourus.
Mais la maniÚre dont on les a vécus.

đŸŒ±âš ïž Les nouveaux OGM arrivent en Europe.Moins de transparence, plus de dĂ©pendance pour les agriculteurs‱rices, et une ag...
25/04/2026

đŸŒ±âš ïž Les nouveaux OGM arrivent en Europe.

Moins de transparence, plus de dĂ©pendance pour les agriculteurs‱rices, et une agriculture de plus en plus uniforme


👉 Une loi est en discussion.
👉 Ce choix nous concerne tous‱tes.

📱 Informe-toi, partage, fais entendre ta voix.

On a jusqu’en mai pour renverser les choses!

🔗 Le lien pour interpeller nos dirigeant‱e‱s est dans la bio

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