11/09/2026
Je n'aurais jamais cru que je me marierais un jour.
Et me marier avec une femme, encore moins.
Alors, sans même m'en rendre compte, je choisissais des histoires vouées à l'échec.
Le jour où tu m'as demandée en mariage, c’était juste une évidence.
Comme si la question avait attendu tout ce temps que ce soit toi qui la poses.
Ce jour-là, j'ai quitté ma zone de confort pour ne plus jamais y revenir.
L'annoncer à ma famille. Le dire à tout le monde.
Prononcer « ma femme » à voix haute, sans détour, sans flou.
Ce mariage m'a fait son premier cadeau avant même la première danse : il m'a retiré le poids du mensonge.
Je ne savais même plus que je le portais. Je l'ai compris à la légèreté, après.
Depuis 11 ans, les cadeaux avec toi, c'est tous les jours.
Tu es celle qui me rattrape quand je dévie.
Celle qui me comprends parfois mieux que je ne le fais.
Qui me décode, qui me déchiffre.
Qui me donne l’autorisation (parfois même l’injonction ;-) de vivre ici, maintenant. Et de savourer.
Qui m’autorise à être triste, en colère, angoissée. Et qui m’aide à accueillir sans m’y complaire.
Tu me challenges avec bienveillance, sans complaisance.
Avec toi, je guéris chaque jour. Je grandis chaque jour.
Avec toi, je me rappelle l’enfant que j’étais : ses rêves, ses talents, ses peurs aussi.
Cet enfant qui a longtemps disparu sous la toge pour devenir parfois un peu trop sérieux. Et que tu me permets de laisser revenir.
Ces dernières années, nous avons traversé des épreuves dignes d’un mélodrame.
Je me demande encore comment j'aurais fait sans ta main dans la mienne.
À tes côtés, je suis toujours plus forte que je ne le croyais.
Depuis toi, j'ai l'impression que tout est possible. Qu'il n'y a plus de limite, à part celle de notre imagination.
Alors chaque matin, quand je me réveille à côté de toi, j'ai envie de sourire. Et de dire merci.
Que tu sois en vie.
Que tu sois encore là. Après tout ça.
Je veux continuer à découvrir le monde ensemble, une ville, une saveur, une plage qu'on ne connaît pas encore, et se regarder au moment où on comprend qu'on y est vraiment.
Continuer à rire jusqu'à en pleurer pour des bêtises que personne d'autre ne trouverait drôles.
Continuer à rêver à voix haute le soir, et à se réveiller le matin avec l'envie de le réaliser.
Et quand il faudra se battre, parce qu'il faudra encore se battre, je sais une chose : ensemble, on est toujours plus fortes. On l'a prouvé assez de fois pour ne plus en douter.
Merci de faire de moi une meilleure personne. Ou au moins de m'en donner envie, chaque matin, en ouvrant les yeux à côté de toi.
Je t'aime, Madame Paap’Halabi.
Joyeux 11 ans de nous