15/06/2026
Tu gères.
Tu anticipes.
Tu rassures tout le monde.
Et honnêtement…
la plupart des gens diraient probablement que tu es “forte”.
Mais ce qu’ils ne voient pas,
c’est le prix intérieur.
Parce qu’à force d’être celle qui tient,
tu ne sais même plus comment te déposer.
Ton corps reste tendu,
même quand tout va bien.
Ton esprit continue d’anticiper,
même quand il n’y a plus de danger immédiat.
Tu ne te reposes jamais vraiment.
Tu récupères juste assez…
pour recommencer.
Et le plus difficile,
c’est que cette fatigue-là
ne se voit presque pas.
Tu souris.
Tu travailles.
Tu réponds.
Tu avances.
Pendant qu’intérieurement,
quelque chose en toi
commence doucement à s’éteindre.
Alors non…
tu n’es pas “faible”.
Tu es simplement épuisée
d’avoir survécu trop longtemps
sans véritable sécurité intérieure.
Et parfois,
la vraie reconstruction commence juste là :
quand tu arrêtes enfin
de te demander comment tenir…
et que tu commences à te demander
comment vivre.