18/06/2026
On parle souvent des orgasmes comme s'ils étaient toujours positifs, toujours libérateurs.
Mais la réalité est plus nuancée.
On peut avoir un orgasme et pourtant ne pas le vouloir.
Être poussé-e à j***r plus vite, plus fort que ce que l'on souhaite vraiment.
Et se retrouver après coup avec un goût amer, du dégoût, un sentiment d'intrusion. On perd ses repères, on doute de soi. On ne comprend pas pourquoi on se sent mal alors que le corps, lui, a "fonctionné".
C'est normal de ressentir cela.
Ça ne parle pas d'un problème dans ton corps, mais d'un problème dans la dynamique relationnelle.
Recevoir de la pression à orgasmer, c'est désagréable et déstabilisant.
C'est une forme d'objectification : je t'utilise pour mes désirs ou mes projections.
C'est une forme de manipulation : je te pousse à l'orgasme pour me rassurer, ou pour créer de l'attachement.
C'est intrusif, et ça peut être abusif.
La bonne nouvelle, c'est que ça se réapprend. Une sexualité sans pression, sans objectif, où rien n'est dû. Où l'orgasme peut venir, ou pas, sans que ça change la valeur du moment.
Apprenons à rester juste là, présent-e, sans objectif.
Offrons-nous ce cadeau. Même dans l'intensité de la sexualité.
🌿C'est cette qualité de présence sans objectif que nous explorerons à La Vie en Eros, du 8 au 12 juillet. Un festival sobre et non sexuel, dédié à l'Eros comme qualité du vivant, où rien n'est attendu de toi, où les corps peuvent ralentir et réapprendre la sécurité du lien. Lien en bio pour te joindre à l'aventure.