31/08/2026
🏔️ Pourquoi avoir lâché prise à La Fouly ?
Depuis 8 ans, l’ultra est pour moi une passion, un processus… mais surtout une pratique que j’ai toujours voulu vivre en santé.
Ces 9 derniers mois ont été chaotiques : tendinite d’Achille, pan-sinusite aiguë, infections du mollet… Il a fallu accepter, soigner, reconstruire et recommencer.
J’ai finalement pu réaliser 3 mois de préparation intéressants, mais peut-être insuffisants pour un 100 miles.
Et puis il y avait surtout « À chacun son Mont-Blanc » : 6 jeunes en souffrance psychique qui, accompagnés par une équipe de soins du Centre Hospitalier La Chartreuse DIJON se sont lancés dans une aventure extraordinaire encadrée par l’association En Passant Par la Montagne
Montagne, randonnée, renforcement, escalade, cohésion, préparation… Ils ont affronté leurs peurs, dépassé leurs limites et vécu des émotions incroyables autour de l’UTMB.
Alors ma ligne d’arrivée n’était plus vraiment Chamonix.
Ma ligne d’arrivée, c’était eux.
Le Jour J, je prends le départ avec énormément d’envie. Mais au lever du jour les sensations sont inhabituelles. Une douleur à l’ischio devient de plus en plus aiguë dans les descentes.
À Arnouvaz, je dois réfléchir à la suite: continuer à tout prix, ou écouter mon corps et ma tête.
Pour la première fois depuis 2018, je doute.
Je décide de lâcher prise à la Fouly
Pas par manque d’envie.
Mais parce que je ne voulais pas mettre ma santé en jeu et surtout transmettre aux jeunes un message contraire à celui que nous avions construit ensemble. Et le risque d’annoncer l arrêt de ma course par un simple sms ou un appel était impensable pour moi: l’histoire entre nous tous ne peut pas se finir comme ça.
Je les retrouve à La Fouly. Ils sont déçus… mais heureux de me voir avec leur banderole « ALLEZ JULIEN ! » 🥹
Je leur explique que ce stop n’est pas un échec.
L’aventure est déjà une réussite à 2000 %.
Ma course s’est arrêtée à La Fouly, au milieu du massif du Mont-Blanc, avec les sourires de ces jeunes et de toute l’équipe.
Mais notre aventure, elle, continue.
Et finalement…
Mon Mont-Blanc, c’était eux.
🎥 Olivier Habib Peak Focus