07/01/2026
🗞️ Vu dans la presse - L'actu en jeu
Un beau journal du 6 janvier pour Le Populaire du Centre, un second article a attiré mon attention; "Les vestiaires de la colère".
Dans cet article, une éducatrice mets en avant des habitudes creusant l'égalité entre pratiquants et pratiquantes. Un très bon article à parcourir.
Mais nous avons déjà parlé de cette démarche, ce qui à attiré mon attention c'est le droit de réponse du Comité Départemental de Rugby de la Haute-Vienne...
Penchons nous sur cet article titré "Tenir compte de cette spécificité. Un titre qui attire mon attention et puis... Un petit tacle glissé à la gorge de l'éducatrice: "J'aurai aimé être informé en amont", pas très joli alors je continue la lecture.
Ce qui me fatigue, dans ces débats, ce n’est pas le désaccord.
C’est la précipitation.
À peine un problème est posé qu’on répond déjà :
« Attention, si on fait ça, on va en créer d’autres. »
Mais quand a-t-on vraiment pris le temps de diagnostiquer ?
Pas de réagir. ❌
Pas de gérer. ❌
De diagnostiquer. 🎯
Avant de parler de contraintes, il faudrait se poser calmement quelques questions simples :
➡️ Comment sont réellement utilisées les infrastructures les week-ends de plateau ?
➡️ Comment les vestiaires sont-ils pensés : par club ou par personnes ?
➡️ Les éducateurs sont-ils formés et accompagnés à l’accueil de pratiquantes ?
➡️ Quelle place donne-t-on à une pratique fidélisante, sécurisante, adaptée aux jeunes filles ?
Et surtout : quel message envoie-t-on, concrètement, à celles qui arrivent dans nos clubs ? 👧🏉
On ne peut pas continuer à traiter ces sujets comme des ajustements périphériques. Ils sont au cœur du projet sportif et éducatif.
D’autant plus que des outils existent déjà: La Fédération délivre des labels, avec des critères clairs sur l’accueil des filles. Il a un impact réel :
🔵 sur la qualité de l’accueil,
🔵 sur l’organisation des pratiques,
🔵 sur la sécurisation des jeunes pratiquantes.
Prendre le temps du diagnostic, ce n’est pas ralentir. C’est éviter de bricoler, c’est accepter que certaines réponses demandent du courage, de la méthode et de la cohérence.
L’égalité ne se gère pas à court terme. Elle se construit.