01/04/2026
[ÉPHÉMÉRIDE]
Les troupes prussiennes engagent le combat sous les murs de Compiègne
(1er avril 1814)
Arrivé à Compiègne en janvier avec le dépôt du 136e régiment pour un séjour temporaire, le major Otenin, nommé commandant d'armes en février, s'occupe de renforcer les mesures de défense prises par le maire de Lancry au mois de décembre.
Malgré plusieurs victoires Napoléon ne parvient pas à prendre Laon les 9 et 10 mars, et quitte l'Aisne pour passer dans l'Aube, libérant ainsi la route de Paris avec comme seuls points de résistance les places du sud de l'Aisne et de l'Oise.
Dès le 15, les troupes prussiennes cantonnées à Noyon lancent de petites attaques autour de Compiègne, accrochées par des embuscades tendues par des miliciens.
Tandis que les souverains étrangers entrent dans Paris le 31 mars, Compiègne s'apprête à subir sa propre épreuve du feu.
Le 1er avril, à l'aube, des troupes prussiennes se massent à Margny d'un côté, et dans le Grand-Parc et le long des remparts vers l'Oise de l'autre. Une partie de l'artillerie prend position dans l'allée des Beaux-Monts, face au palais, et commence à bombarder la ville. A 11h, l'infanterie se rapproche de la terrasse du palais et 8 000 hommes pénètrent dans le parc par le pont de la rue du Petit-Château.
Avec seulement 1000 à 1200 hommes et 6 canon, le major Otenin résiste aux assauts prussiens toute la journée, se transportant d'un point à un autre. Paris est déjà tombée, mais Compiègne résiste.
Source:
Edmond Caillette de L'Hervilliers, Le major Otenin et Compiègne en 1814 : étude d'histoire militaire d'après des documents entièrement inédits, 1866