06/08/2026
Il y a des publications que lâon Ă©crit avec plaisir.
Et puis il y a celles que lâon prĂ©fĂ©rerait ne jamais avoir Ă Ă©crire.
Aujourdâhui, je ne souhaite pas parler uniquement du Thise-Chalezeule Football Club - officiel
Je souhaite parler de tous ces clubs amateurs qui, comme le nĂŽtre, se battent chaque semaine pour permettre Ă des centaines dâenfants, dâadolescents et dâadultes de vivre leur passion.
Parce quâaujourdâhui, ce nâest plus seulement un problĂšme de football.
Câest un problĂšme dâinfrastructures face Ă un climat qui change.
Depuis plusieurs annĂ©es, nous faisons face Ă des conditions mĂ©tĂ©orologiques de plus en plus extrĂȘmes.
Lâhiver, nos terrains sont gorgĂ©s dâeau, gelĂ©s, impraticables. Les entraĂźnements sont annulĂ©s, les matchs reportĂ©s, les sĂ©ances dĂ©localisĂ©es, les horaires sans cesse modifiĂ©s. Les bĂ©nĂ©voles passent des heures Ă trouver des solutions, les Ă©ducateurs rĂ©organisent leur travail, les familles bouleversent leur quotidien⊠et les joueurs, des plus jeunes aux plus grands, sont les premiers Ă en subir les consĂ©quences.
Puis vient lâĂ©tĂ©.
Des semaines de canicule.
Des restrictions dâeau.
Des pelouses brûlées, jaunes, sÚches, dures comme du béton.
Des terrains sur lesquels il devient difficile, et parfois mĂȘme dangereux, de pratiquer notre sport.
Trop dâeau en hiver.
Pas assez en été.
Deux saisons complĂštement opposĂ©esâŠ
Mais une seule et mĂȘme consĂ©quence : le football amateur est contraint de sâadapter en permanence.
Au TCFC, cette réalité est devenue notre quotidien.
Lâhiver dernier, nous avons pris la dĂ©cision de prĂ©server notre terrain en limiter totalement les matchs et revenir sur le stabilisĂ© pour les entraĂźnements pendant plus de cinq mois afin de laisser une chance Ă notre terrain de se rĂ©gĂ©nĂ©rer. MalgrĂ© tous ces efforts, il a continuĂ© Ă se dĂ©grader.
Aujourdâhui, nos Ă©quipes reprennent progressivement le chemin des terrains. Les seniors ont retrouvĂ© les entraĂźnements depuis 3 semaines, tandis que nos Ă©quipes de jeunes vont reprendre tout au long du mois dâaoĂ»t.
Et une question revient sans cesse.
Dans quelles conditions allons-nous les accueillir ?
Comment expliquer à un enfant que son entraßnement est annulé parce que le terrain est impraticable et dangereux ?
Comment expliquer Ă un adolescent quâil devra encore changer de lieu dâentraĂźnement ?
Comment demander Ă des seniors de prĂ©parer une saison sur un terrain brĂ»lĂ© par le soleil ou, quelques mois plus t**d, noyĂ© sous lâeau ?
Comment continuer à fidéliser des licenciés lorsque, saison aprÚs saison, les conditions de pratique se dégradent ?
Car oui, derriĂšre toutes ces difficultĂ©s, il y a aussi une rĂ©alitĂ© que lâon oublie souvent.
Des enfants qui perdent peu Ă peu le plaisir de jouer.
Des adultes qui se découragent.
Des familles qui ne comprennent plus certaines décisions.
Des bĂ©nĂ©voles qui sâĂ©puisent.
Et parfois mĂȘme des licenciĂ©s qui quittent leur club.
Pendant ce temps, les clubs continuent pourtant de grandir.
Au Tcfc, nous avons presque doublĂ© notre nombre de licenciĂ©s en quelques annĂ©es. Câest une immense fiertĂ©. Cela prouve que notre club est vivant, quâil attire, quâil rĂ©pond Ă une attente et quâil participe pleinement au dynamisme de nos communes.
Mais nos infrastructures, elles, nâont pas Ă©voluĂ© au mĂȘme rythme.
Et nous savons que cette situation est celle de nombreux clubs amateurs.
Pendant longtemps, posséder un terrain synthétique était considéré comme un luxe.
Aujourdâhui, ce nâest plus un luxe.
CâEST VITAL !
Câest devenu un outil indispensable dâadaptation au changement climatique.
Parce que le climat a changé.
Parce que les saisons ne ressemblent plus Ă celles dâhier.
Parce que les Ă©pisodes extrĂȘmes deviennent la norme.
Et parce quâun club ne peut plus construire une saison entiĂšre sur un terrain qui est impraticable plusieurs mois en hiver⊠puis de nouveau en Ă©tĂ©.
Un terrain synthĂ©tique, ce nâest pas seulement une infrastructure.
Câest la possibilitĂ© dâassurer des entraĂźnements toute lâannĂ©e.
Câest offrir des conditions de pratique dignes et sĂ©curisĂ©es aux enfants comme aux adultes.
Câest limiter les blessures.
Câest prĂ©server les terrains en herbe.
Câest permettre aux Ă©ducateurs de travailler sereinement.
Câest garantir la continuitĂ© de la vie dâun club.
Nous savons parfaitement quâun tel projet reprĂ©sente un investissement considĂ©rable pour une commune ou deux communes.
Nous savons aussi que les collectivités doivent faire face à des contraintes financiÚres de plus en plus importantes.
Ce message nâest donc pas une critique.
Il se veut simplement un appel Ă une prise de conscience, une alerte.
Les communes ne pourront pas relever seules ce défi.
Les petites collectivitĂ©s ont besoin dâĂȘtre davantage accompagnĂ©es, aidĂ©es et informĂ©es.
Les instances du football, les partenaires institutionnels et les pouvoirs publics doivent, eux aussi, prendre conscience que les infrastructures sportives doivent Ă©voluer au mĂȘme rythme que notre climat.
Le football amateur est un formidable acteur de la vie locale.
Il crée du lien.
Il éduque.
Il rassemble.
Il fait vivre nos villages.
PrĂ©server les clubs, ce nâest pas seulement prĂ©server un sport.
Câest prĂ©server un patrimoine humain, associatif et social.
Au Thise-Chalezeule FC, nous continuerons à avancer avec passion, avec nos bénévoles, nos éducateurs et nos licenciés.
Mais nous ne pouvons plus considérer cette situation comme une fatalité.
Le climat change.
Nos clubs sâadaptent.
Il est maintenant temps que nos infrastructures sâadaptent elles aussi.
Parce quâau fondâŠ
Le plus beau terrain nâest pas celui qui impressionne.
Câest celui qui permet, chaque semaine de lâannĂ©e, Ă un enfant de taper dans un ballon, Ă un adolescent de progresser, Ă un adulte de partager sa passion et Ă tout un village de continuer Ă vivre au rythme de son club.
Et aujourdâhui, plus que jamais, le football amateur a besoin dâinfrastructures capables de rĂ©sister aux dĂ©fis climatiques de demain.
Il y a quelques annĂ©es quand on me parlait de synthĂ©tique, je rĂ©pondais toujours « le vrai Football, câest sur lâherbe ». Comme on dit, il nây a que les cons qui ne changent pas dâavis ! Alors : đšđĄ đŠđŹđĄđ§đđÌđ§đđ€đšđ, đđ§ đ©đđ§đ⊠đŁđąđšđ„ đđąđĄđ§đđĄđšđđ„ đđ đđ„đđĄđđđ„ đđ§ đĄđ đŁđđŠ đ đąđšđ„đđ„.
Ps: merci au club de Football Club de Nogent-le-Phaye pour ce joli texte qui s'adapte en effet a de nombreux clubs amateurs