18/04/2026
Le vrai frein d’un élève ambitieux, c’est souvent sa manière de réagir à l’erreur.
L’état d’esprit de progression (“growth mindset”), c’est le fait de penser qu’on peut développer ses capacités avec du travail, de la méthode et des ajustements. Dans PISA 2022, les élèves qui déclarent avoir cet état d’esprit obtiennent en moyenne de meilleurs scores en maths et présentent moins d’anxiété en mathématiques. 
Or l’anxiété en maths ne reste pas théorique : elle pousse aussi à éviter les tâches perçues comme trop coûteuses mentalement. Donc certains élèves ne manquent pas de potentiel ; ils évitent surtout les situations où ils risquent de se tromper. 
C’est un vrai sujet pour les élèves qui visent médecine, ingénierie ou des études sélectives : une grande étude publiée dans Nature a montré qu’une intervention sur le growth mindset peut améliorer les résultats dans certains contextes exigeants et augmenter l’inscription dans des cours de maths plus avancés. 
C’est aussi pour ça que je ne travaille pas seulement les connaissances, mais aussi la manière d’apprendre et de tenir dans la difficulté. En médecine, la littérature montre que l’auto-régulation de l’apprentissage est un levier important pour progresser dans des environnements exigeants. 
Le sujet n’est pas seulement : “est-ce qu’il sait ?”
C’est aussi : “est-ce qu’il continue à penser quand ça devient difficile ?”
Sources
OCDE, PISA 2022 Results et Mindsets, attitudes and learning. 
Choe et al., Math anxiety predicts math avoidance in effort-based decision-making (2019). 
Yeager et al., A national experiment reveals where a growth mindset improves achievement (Nature, 2019).