23/06/2026
Pendant longtemps, j’ai appelé ça rester pro.
En vrai, je faisais semblant.
Je faisais semblant que la pression glissait.
Que certaines décisions ne me coûtaient rien.
Que ravaler, tenir, encaisser, rentrer le soir encore habitée par ma journée, c’était normal quand on dirige.
Le tout avec mon plus beau sourire.
Et puis j’ai compris un truc.
Le problème, ce n’est pas seulement la pression
(non, pas la blonde).
C’est ce qu’elle déclenche quand elle passe sous le radar :
- une réaction trop dure
- une décision repoussée
- un oui de trop
- des tensions dans le corps qui ne redescendent plus
- une équipe qui commence à s’adapter à votre tension
Vu de l’extérieur, tout tient encore.
Et c’est justement ce qui rend cette crise si silencieuse.
J’appelle ça la crise silencieuse des dirigeant·es.
Celle qui ne se voit pas tout de suite, mais qui coûte déjà : des nuits, des relations, des talents, des décisions.
C’est sur ce territoire que je travaille aujourd’hui.
Et je vais en parler ici.
́minin