31/10/2025
Gazzetta dello Sport - Brignais les Barrolles - Dimanche 26 octobre
Fort de leurs retrouvailles fructueuses à l’été dernier, les teams Est et Ouest avaient coché sur leur agenda ce match de retrouvailles dans ce qui est pour ces deux équipes leur San Siro/Giuseppe Meazza : « l’Urban Mythique de Brignais les Barolles ». Complexe qui aura vu des générations de joueurs plus talentueux les uns que les autres se succéder. Plusieurs légendes faisaient leurs retours pour ce match au sommet qui aura vu la team Est triompher. Un match plaisant et rythmé. Les notes sont tombées :
Mathieu Potier (6) : D’abors impérial dans les cages. Il aura plusieurs fois été décisif face aux attaquants adverses, notamment en écœurant William Lody lors de leurs premiers duels. Mais lorsqu’il dû rentrer dans le champ pour suppléer la blessure de son coéquipier, son équipe a pris l’eau, notamment sur cette action où il est pris de vitesse par Charles Poizat sans réussir à le contenir. Tellement dommage que sa prestation soit ternie par son entrée dans le champ.
Marine Diakonoff Dimitri Diakonoff (8,5) : Encore très affûté malgré la pubalgie qu’il était auto-diagnostiqué, il a été le fer de lance de son équipe avec sa capacité à répéter les efforts et à concrétiser de nombreuses actions. Dans tous les bons coups de son équipe. Bravo à lui
Matt Dé (9) : Il prétendait ne pas avoir joué au foot depuis près d’un an. Cela ne s’est pas ressenti. Fort d’un QI foot exceptionnel, sa capacité à jouer simple et juste a fluidifié la qualité de jeu de son équipe. Tantôt à l’accelation ou la temporisation, il sait piquer et faire mouche. La trempe des grands.
Gianni Marangelli (8) : S’il s’est éloigné des terrains de foot ces dernières années, Gianni reste un sportif hors pair avec un physique hors norme. Il a joué dans son registre et aura livré une belle partition. Sa blessure en fin de match coûta probablement la victoire à son équipe.
Frédéric Jambon (7,5) : Pour lui, le football est avant tout une question d’esthétisme, quitte à parfois délaisser l’efficacité. La passe dans le bon tempo, le dribble qui laisse sur place l’adversaire et sa volonté permanente de rechercher ses coéquipiers . Lorsqu’on lui demande pourquoi il la joue tant collectif il répond humblement « si j’avais voulu briller en solo j’aurais fait du tennis ». Tout un état d’esprit !
VS
William Lody (8) : Un début de match compliqué, il s’est plusieurs fois essayé de loin sans trouver le cadre, et lorsque la mire fut enfin réglée, c’est Mathieu Potier qui était à la parade. Touché dans son ego, il aura relevé la tête pour la suite de son match et contribué au succès de son équipe. En zone mixte il se sera beaucoup plaint d’un manque de sommeil ces dernières semaines…
Charles Poizat (8,5) : « L’issue du match dépendra de lui » assénait William Lody concernant son coéquipier avant la rencontre. Si techniquement il n’a pas d’égal, ses fragilités psychologiques et vieux démons ne sont jamais bien loins de ressurgir. À la baguette, il aura été le maître à jouer de son équipe. Sa fin de match avec notamment sa frappe taupée qui sonna la révolte et cette course chaloupée où il se sera joué de Mathieu Potier restera dans les annales. Merci pour ce moment.
Stéph (8) : S’il porte le surnom du fameux restaurant du 6ème arrondissement, « Steph » n’en reste pas moins un défenseur pas avare en effort. Ne se ménageant pas, il aura couru tout le long de la rencontre et aura permis à sa défense de rester solide. Sa capacité à répéter les courses aura été saluée par ses coéquipiers. Encourageant pour la suite
Maxime Van DH (7,5) : Comme lors de se reprise en août dernier, il a d’abord cherché des repères sur le pré, et a parfois semblé dans le dur physiquement. Puis comme toujours, Max est de ces joueurs de qui viennent la lumière. Sa patte gauche retrouvée, il a soigné ses statistiques et fusillé l’équipe adverse.
Kévin Charbit (7,5) : Bien muselé par Mathieu Delahaigue sur le front de l’attaque, il aura peu à peu dezoné et aura réussi à se faire oublier de la défense adverse pour enfiler quelques pions. Dans « son jardin » (ndlr : les barroles) il a semblé retrouver des repères mais encore à court physiquement.
À l’issue du match, plusieurs joueurs faisaient un appel du pied à Quentin Martinez. Notamment son coéquipier Charles Poizat qui le qualifia de « Monsieur 80% », comme le ratio de but qu’il mettait pour son équipe. Quand décidera-t-il de rechausser les crampons ? Mathieu Potier, esquissant un sourire, demanda naïvement à nos confrères « dois-je lui faire parvenir un recommandé? ». Ses ex-coéquipiers attendent son retour, la b***e est dans son camp !