24/02/2026
Non à une nouvelle condamnation de feu « Omar Hamadi » !
« Fidaï » de la première heure, deux fois condamné à mort par la colonisation française et assassiné, en octobre 1995, par la horde terroriste durant la décennie noire après avoir repris les armes au sein des comités auto-défense de lutte contre le terrorisme, Feu Omar Hamadi est sur le point de se voir encore une fois condamné mais cette fois-ci à l’oubli avec la destruction annoncée du stade de Bologhine qui porte fièrement son nom.
Un stade où il a connu, tout comme son club de cœur de toujours au sein duquel il a été un dirigeant de grande valeur, les plus tristes moments et les plus grandes joies. Ce club de cœur qui n’est autre que l’USMA et qui a donné à la Guerre de Libération (et même avant avec le CARNA de Taleb) des chefs de guerre de renommés tels que les regrettés Zoubir Bouadjadj, Didouche Mourad, Sid Ali Abdelhamib, Yacef Saadi (dont Omar Hamadi était un proche collaborateur au sein de la Z.A.A), et des Chouhadas moins connus mais au mérite et au sacrifice tout aussi grandiose.
Les sacrifices des uns et d’autres, à l’instar de tous ceux qui ceux qui ont alimenté la guerre de Libération ont servis et servent à nourrir un sentiment patriotique sans équivoque au sein des générations et le « Kima Omar Hamadi, 3echna we n3ichou a7rar » en est un parfait exemple parmi tant d’autres vantant les sacrifices de ces hommes pour le pays. Alors quoi de mieux que de perpétuer le nom d’un grand homme qui a donné sa vie pour l’Algérie en sauvegardant ce lieu dont les occupants ne cessent de s’identifier à son (SES) sacrifice(s). Ne sommes-nous pas devant un devoir de mémoire ? Quel message donnes-t-on à la génération actuelle et future en effaçant un nom de telle envergure au moment même où on restaure un haut-lieu de torture, le « Casino », et ce juste à quelques encablures ? Ne serait-il pas plus juste envers sa mémoire et ses sacrifices de faire revivre les lieux avec la construction d’une nouvelle enceinte, moderne, concrétisant le rêve de Feu Omar Hamadi de voir son club, qui naquit, avec la bénédiction de Cheikh ElOkbi, sous le joug colonial avec l’appellation « Union Musulmane », doté d’un stade moderne dans une Algérie Indépendante. Une Algérie moderne et libre qu’Ittihad Chouhadas » a toujours représentée dignement sur la scène sportive internationale tout en défendant les fortes positions du pays pour l’indépendance des peuple en refusant de se plier au diktat de l’instance africaine pour un strapontin en finale de la Coupe de la CAF. Une position qui nous rappelle celle des joueurs usmistes en 1955, en compagnie des joueurs du NAHD et du CCA, portant l’emblème National, à l’occasion du 5ème festival de la Jeunesse en Pologne au caractère révolutionnaire.
Techniquement réalisable
La solution de chemisage des poteaux (conseillée par le CTC dans son rapport comme mesure de restauration) étant une approche ne permettant pas d’augmenter la capacité du stade, trop exigu pour la galerie usmiste, la solution radicale de la reconstruction d’un nouveau « Omar Hamadi » reste la plus appropriée d’autant qu’elle est techniquement réalisable avec les techniques modernes de construction.
Cela ne serait que justice et reconnaissance car non seulement nous sauvegardons son nom pour la postérité mais nous rendons également hommage à tous ceux qui ont luttés pour que nous puissions chanter haut et fort notre Hymne National !
Gloire à nos Martyrs, Gloire à leur mémoire, Gloire à leur héritage !