14/08/2026
🇨🇮 AL AMINE FOFANA raconte comment il est devenu chroniqueur politique à NCI, dans le podcast PARCOURS ET RÉALITÉS :
« Un jour, NCI a organisé une émission spéciale de NCI 360 consacrée aux jeunes. Mais j’en avais parlé auparavant à notre patron, Ali Diarrassouba, qui, à l’époque, n’était pas encore notre patron, mais plutôt un grand frère que nous admirons et qui nous inspire tous. Je lui avais donc demandé pourquoi ne pas faire une émission consacrée aux jeunes. Mais il avait certainement beaucoup de choses à gérer et a probablement oublié.
Un jour, je me réveille et on m’annonce qu’il y a une émission spéciale de NCI 360 consacrée aux jeunes. Je me suis dit que c’était une bonne opportunité pour participer à cette émission puisque je lui en avais déjà parlé. J’ai donc écrit au numéro de l’émission pour demander à y participer. On m’a répondu que tous les jeunes devant participer à l’émission avaient déjà été sélectionnés. Grosse désillusion pour moi ! Toutefois, on m’a proposé d’être dans le public et de poser des questions. J’avoue que je ne voulais pas être dans le public, mais j’ai accepté, même si cela m’a fait mal.
C’est ce jour-là que Jean-François Kouassi, qui était également dans le public, a pris le micro pour la première fois afin de dire qu’il était le candidat des jeunes.
Ce jour-là, tout le monde voulait poser des questions, tout le monde voulait parler. Lorsque Ali Diarrassouba a demandé qui voulait intervenir dans le public, tout le monde a levé la main. J’ai moi aussi levé la main, en vain, jusqu’à la fin de l’émission, lorsqu’il a demandé aux jeunes ce qu’ils souhaitaient pour 2025.
Les jeunes qui prenaient la parole parlaient de paix, de développement, de stabilité, etc. En les écoutant, je me suis dit : “Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Après avoir fait des études en science politique, tu viens simplement dire ça ?”
Lorsque le micro est arrivé entre mes mains, j’ai dit que les jeunes voulaient l’évaluation des politiques publiques. Il m’a demandé de développer. Dans mon cœur, j’ai dit : “Al-hamdu li-l-lāh !” J’ai donc commencé à développer. Et, comme nous étions pris par le temps, chaque fois que je sentais qu’il voulait me retirer la parole, je lançais un autre mot ou une autre idée qui le poussait à me demander de développer davantage.
J’ai fait une intervention de trois minutes. J’ai ensuite publié la vidéo sur ma page Facebook et c’est comme cela que tout a commencé. J’ai reçu énormément d’appels et de messages. C’est à partir de là que j’ai commencé à faire des vidéos sur TikTok et que je me suis retrouvé sur les réseaux sociaux à analyser la situation politique en Côte d’Ivoire.
Lorsque votre analyse va dans le sens du pouvoir, les personnes proches du pouvoir vous félicitent sur les réseaux sociaux et l’opposition vous critique. Et lorsque votre analyse va dans le sens de l’opposition, c’est l’inverse. J’étais donc plongé dans cet univers. Beaucoup de personnes taguaient NCI dans les commentaires de mes publications.
Lorsque La Quotidienne Info était en préparation, mon grand frère Alassane Drabo m’en a touché deux mots. Lui aussi a donc pesé de tout son poids pour mon recrutement. De son côté, le grand frère Ali Diarrassouba m’observait de loin. C’est ainsi que j’ai été appelé un jour pour un entretien d’embauche, sous la forme d’une émission pilote avec le professeur Simplice Dion.
Ce jour-là, j’ai sorti tout mon vocabulaire ! Après cela, j’ai été appelé pour m’annoncer que j’avais été retenu. J’ai ensuite signé mon contrat avec NCI. »