10/05/2026
Éléphants de Côted’Ivoire : vaut mieux prévenir que guérir.
Comme d'habitude, tout le monde s'emballe.
À l’heure de l’établissement de la liste de nos Pachydermes pour la Coupe du monde, ça part dans tous les sens.
C’est la course aux binationaux, la course aux noms ronflants, avec l’onction de tous : journalistes, consultants et supporters.
Ce que beaucoup semblent oublier — et c’est surprenant — c’est qu’une équipe qui gagne se construit dans le temps, avec cohérence, complémentarité et complicité.
Cela est valable pour les clubs, mais aussi pour les sélections nationales.
Aligner des noms, aussi jeunes et talentueux soient-ils, ne garantit absolument rien. C’est même parfois la meilleure façon d’aller à l’abattoir.
Cette frénésie autour des nouvelles têtes n’est pas mauvaise en soi. Mais avons-nous réellement le temps de bâtir une équipe ? Un mois suffit-il pour créer un groupe solide, complémentaire et bien huilé ?
Notre problème n’a jamais été le talent. Notre véritable défi a toujours été la construction d’une équipe avec des automatismes.
À un mois de la plus grande compétition mondiale, face aux meilleures nations du monde, nous préparons une équipe certainement talentueuse. Mais sera-t-elle complémentaire ? Équilibrée ? Solidaire ? Fluide ? Aura-t-elle du vécu collectif ?
Pourtant, ce sont précisément ces ingrédients qui rendent les grandes équipes imbattables… ou très difficiles à manœuvrer.
L'exemple sénégalais est récent pour nous rappeler le respect que nous devons au football.
J’ai prévenu.
Allez les Éléphants ! 🇨🇮
Eric Babou Babou Eric Sport officielle.