08/06/2026
C'est un manque de respect, c'est pas de l'humour!
🔴 I
La séquence fait énormément réagir sur les réseaux sociaux. On y voit Rash N’Guessan, ancien journaliste de la RTI reconnu pour ses analyses souvent percutantes, qualifier le sélectionneur national de « Dj Brico » sur un plateau TV. Une sortie que certains ont prise à la légère ou sur le ton de l’humour, mais qui passe difficilement auprès d’une partie de l’opinion.
Le véritable problème ici dépasse la simple plaisanterie. Dans un contexte où la sélection ivoirienne est observée de près à quelques jours d’une compétition aussi importante que le Mondial, beaucoup estiment que la critique sportive ne doit pas basculer dans le manque de respect. Critiquer les choix tactiques d’un sélectionneur est normal dans le débat footballistique. Mais réduire son travail à un surnom moqueur en direct peut envoyer un mauvais signal, surtout lorsque la séquence devient virale au-delà des frontières ivoiriennes.
Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, chaque mot est amplifié. Une phrase lancée sur un plateau peut rapidement devenir un outil de moquerie repris par des internautes étrangers, au détriment de l’image du sélectionneur et, indirectement, de celle du football ivoirien. C’est aussi ce qui choque certains observateurs : cette facilité à fragiliser publiquement nos propres représentants au moment où ils devraient bénéficier d’un minimum de soutien institutionnel et populaire.
Pour plusieurs personnes, cette sortie frôle également un manque de professionnalisme. Les débats sportifs ont besoin de contradiction, d’analyse et même de critiques fortes, mais sans tomber dans l’attaque personnelle ou la dérision gratuite. Il existe une frontière entre débat passionné et décrédibilisation publique.
Enfin, il ne faudrait pas s’étonner qu’une réponse arrive tôt ou t**d du côté du sélectionneur. Dans un environnement sous pression, certains propos peuvent être perçus comme des attaques répétées. Et si Emerse Faé venait à répondre fermement en conférence de presse, beaucoup parleraient alors de tension ou de malaise, alors que le climat actuel y contribue largement.
Les Ivoiriens doivent apprendre à faire la part des choses : soutenir ne signifie pas ne jamais critiquer, mais critiquer ne devrait pas non plus signifier rabaisser systématiquement.
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