10/06/2026
🗣️José Mourinho
Si j’étais président d’un club, il me serait difficile de justifier un investissement de 150 M€ pour un attaquant de 25 ans lorsque l’effectif compte déjà un joueur de 18 ans qui, depuis son arrivée en janvier, a enregistré 8 buts et 8 passes décisives en 24 matchs.
Cela ne signifie pas que le second est moins talentueux. Les statistiques doivent toujours être analysées dans leur contexte : niveau du championnat, rôle tactique, temps de jeu, qualité collective de l’équipe ou encore responsabilités attribuées au joueur.
D’un point de vue stratégique, Endrick (18 ans) présente toutefois plusieurs atouts : un potentiel de développement considérable, une marge de progression importante et une valeur marchande susceptible d’augmenter au fil des saisons.
À l’inverse, consacrer 150 M€ à Julián Álvarez (25 ans) représente un investissement majeur pour un joueur qui se rapproche déjà de sa pleine maturité sportive. Bien que son expérience au plus haut niveau, sa polyvalence tactique et ses garanties de performance constituent des arguments solides, la question de l’allocation des ressources reste légitime.
Si Endrick confirme durablement ce niveau de production, le club peut raisonnablement s’interroger : est-il pertinent d’investir une telle somme à un poste où un jeune talent semble déjà répondre aux besoins de l’équipe ?
Dans cette perspective, ces 150 M€ pourraient également être utilisés pour renforcer plusieurs secteurs de l’effectif et améliorer l’équilibre global de l’équipe.