12/01/2026
BILAN : L’ère Gernot Rohr, le trompe-l’œil des statistiques.
Éliminés sans gloire en huitièmes de finale de la CAN Maroc 2025, les Guépards du Bénin stagnent. Si certains préfèrent l'émotion à l'analyse, la rédaction des Footb***eurs des Clubs Locaux a passé au crible les deux années de mandat de Gernot Rohr. Derrière l’intégration des jeunes, le bilan comptable et tactique s'avère alarmant.
Un bilan comptable dans le rouge
Les chiffres ne mentent pas et le constat est sans appel. En 29 sorties sous les ordres du technicien franco-allemand, le Bénin affiche un visage pâle :
• 12 défaites pour seulement 8 victoires.
• Une balance de buts négative (-8) avec 38 buts encaissés contre 30 marqués.
Si l’on ne peut nier à Rohr le mérite d'avoir injecté du sang neuf (Hassane, Dodo, Moumini, Romaric et le géant Ourou Tamimou), l’arbre de la "jeunesse" ne peut plus cacher la forêt des résultats insuffisants.
Une hiérarchie figée et une tactique à contre-emploi.
Le haut niveau exige une saine émulation. Or, le sélectionneur a instauré une hiérarchie figée, limitant la progression du groupe. Sa fidélité quasi aveugle à un onze de départ immuable a tué la concurrence.
Plus grave encore : l’utilisation des profils. Pendant deux ans, Rohr a persisté avec un entrejeu composé de trois milieux à vocation défensive, laissant sur le banc des profils explosifs et créatifs. L’obstruction tactique est allée jusqu'à l'absurde : repositionner des défenseurs au milieu de terrain lors d'indisponibilités, plutôt que de faire confiance aux doublures naturelles du poste.
Le mythe du "fond de jeu"
Certains observateurs louent une amélioration de la circulation de b***e. Mais de quelle possession parle-t-on ? Nous assistons à des séries de passes stériles entre le gardien, les centraux et les latéraux. Un jeu horizontal, sans progression verticale, qui s’apparente à une possession de survie plutôt qu’à une construction offensive.
"Est-ce la possession qui est rémunérée ?" se demande-t-on souvent, tant les retours en arrière sont systématiques dès que l'équipe approche de la surface adverse. Si le coach n'ordonne pas directement ces passes à contre-temps, son incapacité à corriger ce défaut structurel après 29 matchs souligne ses limites tactiques.
Coaching et sorties médiatiques : le point de rupture
Le bât blesse également sur la lecture de jeu. Les remplacements de Gernot Rohr n'ont quasiment jamais eu d'impact positif sur le scénario d'une rencontre ; pire, ils ont souvent déséquilibré le bloc béninois. Enfin, ses sorties médiatiques, souvent déconnectées de la réalité du terrain, ont fini de ternir son image auprès des supporters.
Conclusion
Le renouvellement ou non du contrat du sélectionneur n'est pas de notre ressort, mais l'exigence de résultats l'est. Si le Bénin veut véritablement s'installer à la table des grandes nations africaines, les autorités doivent imposer une rigueur accrue. Les Guépards ne peuvent plus se contenter de "faire de la figuration" avec un fond de jeu illusoire.
Cap sur les journées FIFA de mars prochain. Le temps des excuses est révolu.
Les Footb***eurs des Clubs Locaux