09/12/2025
Après des années passées à courir après la performance, j’ai retrouvé ce qui compte vraiment : le plaisir de bouger.
Depuis mes 6 ans, le sport est le fil rouge de ma vie.
J’ai grandi dans un kimono de karaté, une discipline qui m’a accompagné jusqu’aux titres nationaux et aux rencontres marquantes. Plus t**d, le triathlon est venu élargir mes horizons, avant que le cross-training ne m’ouvre la voie vers la préparation physique moderne. En 2012, j’ai même concrétisé ce rêve : ouvrir ma propre salle, la Spartans Cross-Training, un lieu où transmettre ma passion.
À partir de 2018, j’ai fait un choix : me consacrer exclusivement à l’haltérophilie. Pendant six ans, j’ai vécu au rythme des barres olympiques, des compétitions et d’un entraînement intensif. La passion était toujours là, mais en 2025, j’ai ressenti le besoin de faire une pause et de prendre du recul.
J’ai alors redécouvert les bases du mouvement. Rameur, SkiErg, BikeErg, course à pied… Je me suis remis à ces activités d’endurance que j’avais mises de côté. Courir à nouveau, sans objectif de compétition, simplement pour le plaisir, m’a redonné le sourire. Ces séances libres m’ont rappelé pourquoi j’aime tant le sport.
La belle surprise de ce nouveau chapitre, c’est que je m’entraîne désormais régulièrement avec mon fils. Partager ces moments avec lui est un vrai bonheur. À ses côtés, je redécouvre l’essence même de l’entraînement : le plaisir, la simplicité et le partage.
Et paradoxalement, en retrouvant le plaisir, la performance est revenue elle aussi : 22’25 en décembre 2024, 21’23 en décembre 2025… et l’envie d’aller encore plus loin.
Le 3 mai 2026, je serai au départ du Semi-Marathon de l’Ours de Saint Ghislain, avec un objectif clair : le terminer sereinement, autour d’une allure régulière proche de 4’30/km, sans pression juste avec le plaisir de progresser et de me dépasser.
Ce retour à l’essentiel m’a rappelé une chose fondamentale : un vrai sportif s’épanouit avant tout dans le plaisir qu’il prend à s’entraîner. La force mentale d’un sportif hybride réside justement là : savoir se réinventer, allier force et endurance, et garder cette envie intacte.
Aujourd’hui, je me sens plus complet, plus serein et plus motivé que jamais.
Et si mon parcours peut inspirer ne serait-ce qu’une personne à retrouver, elle aussi, le goût du mouvement… alors tout cela en aura valu la peine.
Nico.